DIFFUSION. — EXPÉRIENCES DE JOLLY, ECKBARD, GRAHAM, LUDWIG
d'endosmose et d'exosmose. C'est par ce procédé que s'effectuent tous les échanges de liquides dans les êtres vivants.
Si, en place d'alcool, on mettait dans la fiole une dissolution saline quelconque, une dissolution de sulfate de cuivre par exemple, on observerait un phénomène tout semblable : double courant, et avec tous les sels métalliques proprement dits ascension du liquide dans Tendosmomètre. Celte ascension, contraire aux lois de l'hydrostatique, suffirait à elle seule pour attester une action spéciale de la membrane, venant compliquer le phénomène. L'influence considérable de la membrane dans l'osmose ressortira plus nettement encore de ce fait que si, à la vessie, nous substituons une lame de caoutchouc pour fermer l'endosmomètre, en mettant, comme dans la première expérience, de Talcool dans la fiole et en plongeant l'appareil dans Teau, au lieu d'une élévation nous constaterons un abaissement du liquide dans le tube gradué : la différence des vitesses des deux courants a changé de signe.
11 est clair d'ailleurs que l'appareil de Dutrochet, ne mesurant que cette différence, est très imparfait : deux liquides qui traverseraient la membrane avec des vitesses égales pourraient se diffuser énergiquement sans que l'endosmomètre accusât rien. Aussi n'insisterons-nous pas sur les expériences de Dutrochet, ni sur celles de Jerichau (*), Brucke (*), Vierordt (^) et autres, qui ont opéré soit avec l'appareil même de Dutrochet, soit avec des appareils très semblables. 11 est cependant à noter que déjà Dutrochet et Vierordt avaient annoncé que, toutes choses égales d^ailleurs, l'énergie de l'endosmose était proportionnelle à la densité de la dissolution saline enfermée dans l'appareil, conclusion qui parut ensuite justifiée par les mesures de Jolly et de Schmidt, mais qui n'est pourtant pas exacte.