ÉLASTICITÉ. — EXPÉRIENCES AUX TEMPÉRATURES ÉLEVÉES. S
fi' I
ACIDE CASBONIQUe
Fig. 480
:ïOO 320
891. Conclusions. — En résumé, si on laisse de côté les pressions très inférieures à la pression atmosphérique, pour les* quelles la marche du phénomène est encore inconnue, les nombreuses recherches que nous avons scrupuleusement rapportées conduisent aux conclusions suivantes :
i"* La compressibilité de Thydrogène, d'abord presque égale, quoique légèrement inférieure à celle qu'exigerait la loi de Mariette, diminue sans cesse à mesure que la pression augmente : le gaz résiste de plus en plus, et, à 3ooo atmosphères, son volume est 3 fois plus grand que ne le veut la loi.
2* Tout gaz, observé à une température notablement supérieure à son point critique, se comporte comme Thydrogène.
3^ Aux températures comprises entre ces degrés élevés et le point critique, chaque gaz est d'abord plus compressible que ne le veut la loi ; Técart augmente avec la pression, passe par un maximum, puis décroît, devient nul, change de signe, et dès lors le gaz se comporte comme Thydrogène, de sorte qu'à partir d'une certaine pression sa compressibilité ne se distingue plus de celle du liquide qui en résulterait.
4'' Aux températures inférieures au point critique, ou à cette dernière température même, la compressibilité du gaz, supérieure dès le début à celle qui serait d'accord avec la loi^ augmente sans cesse jusqu'au changement d'état qui représente lui-même un accroissement brusque de la compressibilité. Ce changement opéré, l'état limite se trouve instantanément atteint, la compressibilité limite d'un gaz étant précisément celle de son liquide.
5"" Tous ces résultats sont compris dans la formule de Clausius