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Expériences avec la machine pneumatique. — La

machine pneumatique a contribué largement aux progrès de la science. « Rien ne faisant mieux connaître les propriétés de Tair que ce qui passe là 011 il n'est pas », elle a fourni à Otto de Guericke et à Boyle des démonstrations convaincantes de la pesanteur de l'air (270), de son élasticité (123), de la nécessité de sa présence pour la combustion et la respiration. Mais ce sont surtout les preuves de la pression atmosphérique que le savant bourgmestre de Magdebourg se plut à multiplier.

On répète encore dans tous les cours l'expérience du crève-vessie et celle des hémisphères de Magdebourg. La force nécessaire pour

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séparer les hémisphères, quand on a fait le vide à l'intérieur, étant égale à la pression de l'atmosphère sur le grand cercle qui leur sert

(*) Voir en outre au Journal de physique, X, p. 308 M 88 1 , la description d'intéressants appareils pneumatiques imaginés par M. db Romilly, et appelés par lui la pnéole et la spirelle.

de base commune (*), atteint raptdetnenl une valeur énorme. A la diète de Ratisbonne ea t654, Otto de Guericke présenta deux hémisphères, de -j d'aune (44"*) de diamètre, que i6 chevaux, 8 de chaque côté, ne purent séparer qu'à grand'peiae; et quand ils y réussirent une forte détonation se produisit. Au contraire, eo laissant rentrer l'air, on les séparait aisément.

On peut aussi procéder d'une manière inverse : après avoir fait le vide dans les hémisphères, on les suspend sous une cloche dont on enlève l'air; la force qui les réunissaitse trouvant ainsi supprimée, le poids de l'hémisphère inférieur avec son pied suffît pour le détacher.

Nous citerons encore dans le même ordre d'idées l'expérience du

jet d'eau dans le vide, où la raréfaction de l'air extérieur fait jaillir l'eau, d'un flacon sous l'action de la force élastique de l'air enfermé dans ce flacon.

(■) Soit en effet sur l'un des hémisphères un élément de surface u, et soit a l'angJe que la normale h cet élément Tait avec la normale & la base de l'hémiaphère;/»» étant la pression sur l'éiémentui, la composante normale à la base, et seule agissante pour réunir les deux hémisphères, est /itucosii:^/]»),, si nous appelons u, la projection de u sur le plan de la base ; et la résultante de toutes ces Torces est z/>u, — /^rR^, R étant le rayon commun des deux hémisphères.

On arrive au même résultat en considérant la masse d'air occupée par l'un des hémisphères supposé plein : cette masse d'air étant en équilibre, la somme des pressions exercées par l'atmosphère sur sa surface courbe est égale et de signe contraire à la pression exercée sur sa base (nous négligeons le poids même de la masse d'air), c'est-à-dire égale à p^R?. Telle est donc la Torce qu'il faut appliquera chacun des hémisphères lour les séparer.

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