ËLÀSTIGITË. — MACHINES A COMPRIMER L*AIR
Rappelons enfin le chemin de fer atmosphérique^ qui, pendant bien des années, gravit le coteau de Saint-Germain sous Teffort de la pression atmosphérique s' exerçant sur un piston mobile dans un gros tube placé entre les rails. Des machines pneumatiques puissantes faisaient le vide en avant du piston, auquel le train était attaché par une tige verticale traversant une fente pratiquée tout le long de Tarête supérieure du tube ; une bande de cuir, appliquée sur cette fente, se soulevait juste pour le passage de la tige.
Ce système coûteux, usité aussi en différents points de l'Angleterre et de rirlande, a été complètement abandonné depuis Tinvenlion des locomotives de montagne.
806. Ma43hlnes & comprimer Tair. — Machine de compression. — En renversant les soupapes d'une machine pneumatique, on en fait une machine de compression. On trouve encore dans les cabinets de physique des machines de compression dont la forme extérieure rappelle entièrement celle de la machine pneumatique à deux corps de pompe, avec cette seule difiTérence apparente que le récipient est un cylindre solidement serré entre deux platines par un système dé colonnes et d^écrous. Mais cette similitude de forme ne présente aucun avantage.
Pompe à main. — La pompe à main est bien préférable. C'est une petite pompe MN, à piston plein P, munie à sa base de deux soupapes. Tune a s'ouvrant de l'extérieur à l'intérieur, l'autre c s'ouvrant au contraire de dedans en dehors. La pompe aspire donc l'air, ou tout autre gaz, en A et le refoule enC (^).
Soient V le volume du récipient, v le volume du corps de pompe ;
(*) Chaque tubulure A, G, portant un tube latéral D, est munie d'un robinet à trois voies^ dont la direction est marquée, comme d'habitude, par des traits tracés
Fig. 5a3
sur la clef du robinet. On peut ainsi rétablir la pression atmosphérique sous la pompe seule, ou dans le récipient pris isolément, ou des deux c6tés à la fois.
l'appareil étant supposé parfait, à chaque coup de piston la pression
dans le récipient augmente de H, rj, puisqu'à chaque coup de pîslon
une niasse d'air, occupant le volume v sous la pression atmospliérique H„ est repoussée dans le récipient V, et y prend la pression H,n, laquelle s'ajoute à la pression déjft existante, selon la loi du mélange des gaz. Après n coups de piston, la pression est donc
ta pression croit indéfiniment, suivant une progression arithmétique. En réalité il y a un espace nuisible, le plus souvent même