FROTTEMENT INTÉRIEUR. — TUBES CAPILLAIRES
blement, en d'autres termes, si l'on pouyait supposer 0=00 , on aurait simplement
Or, tel était précisément le cas dans les expériences de Graham, puisque la nature du tube s'est montrée sans influence aucune sur le phénomène. On peut donc leur appliquer la formule
et l'on trouve ainsi :
Air I
Oxygène i,ii
Azote 0,98
Acide carbonique. 0,807
Hydrogène .... 0,486
M. Meyer (^) a lui-même fait des expériences d'après cette méthode, en mesurant exactement les constantes qui entrent dans l'expression de Qo. Il a ainsi trouvé pour le coefficient du frottement de l'air, en unités C.G.S., y;=o,ooo 168, nombre trop faible ; c'est en effet le danger des expériences faîtes suivant cette méthode, tandis que les expériences ayant pour but de mesurer l'influence retardatrice de l'air sur un mouvement pendulaire, sont exposées à des erreurs en sens inverse. Dans l'écoulement d'un gaz à travers un tube capillaire, il y a en effet une complication analogue à celle que l'on rencontre dans la propagation du son au n;iilieu d'un gaz. Des phénomènes thermiques se présentent ici comme sous l'influence des vibrations sonores. Mais si l'on peut supposer le phénomène calorifique, qui accompagne la propagation du son, localisé dans la masse gazeuse même où il se produit, cette hypothèse ne saurait convenir au cas actuel, où le gaz traverse un tube extrêmement étroit, dont les parois
(*) O.-E. Meyer, Pogg. Ann., CXLVIÎI, 1 et 203 ; 1873.
ne peuvent pas être regardées comme dénuées de toute conductibilité calorifique. Tout ce que Ton est donc en droit d'affirmer, c'est que les phénomènes thermiques concomitants ne peuvent qu'élever la vitesse d'écoulement, et par suite abaisser le coefficient de frottement iatérieur du gaz. Le critérium auquel on reconnaîtra que ces phénomènes thermiques sont négligeables sera l'exactitude avec laquelle la loi de Poiseuille se vérifiera. En se guidant sur ce fait, MM. Meyer et Springmûhl (^) ont obtenu les nombres suivants, résultant de mesures très exactes sur l'acide carbonique et des coefficients de transpiration de Graham corrigés par Maxwell :
Oxygëue 0,000 aia
Air 190
Azote 184
Acide carbonique 160
Acide chlorhydrique i56
Chlore 0,000 147
Gaz des marais 120
Gaz oléfiaat 109
Ammoniaque 108
Hydrogène 093
Ces nombres se rapportent à une température moyenne d'environ i5 degrés. Us s'accordent très bien avec ceux que l'on peut déduire des expériences antérieures de M. von Lang (*), lequel s'était servi non seulement de tubes ordinaires à section circulaire, mais aussi d'un tube à section elliptique (').
323. Décroissance de l'amplitude des osclllatioiis d'un pendule. — Le second procédé employé pour l'étude du frottement intérieur des gaz se rapproche davantage de la définition de ce frottement. Un disque horizontal, suspendu par son centre à un fil métallique vertical, peut osciller dans son plan. Les oscillations s'effectuent sous l'action de la force de torsion du fil, et l'on a (268)
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(«) O.-E. Mbter et Springhûhl, Pogg, Ann., CXLVIII, 526 ; 1873.
(3) Von Lang, Sitzungsber, d. Wien, Akad., XIII; 1871. Voir aussi Pclcj, SUxungsber. d. Wien, Akad., LXIX et LXX; 1874.
(^) M. Mathieu avait précisément déjà considéré ce cas dans son étude dek loi de Poiseuille (Mathieu, loc. cit.).