‹ Cours de physique, purement expérimentale, à l'usage des gens du mondeChapitre 146 sur 196 · Structure de rœîl et méoanitine de la vkion. — Quoique · texte numérisé non relu

Structure de rœîl et méoanitine de la vkion. — Quoique

la description de l'œil appartienne plutôt à la physiologie qu'à la phyv^i(|uo, il n'est pas siuis intérêt de faire connaître ici la structure de cet organe, (pii n'est pas seulement un véritable instrument d'optique, mais un instrument d'une perfection inimitable; car il ne présente» ni al>erration de sphéricité, ni aberration de réfrangibilité, et posstMle en outre la propriété remarquable de s'adapter immédiatimient pour voir distinctement à toutes les distances, ce que ne font pas les autres instruments d'optique.

L'œil a la forme d'un globe à peu près sphérique, enveloppé par plusieurs membranes (pie la figure 233 représente ouvertes d'avant en arrière. La partie antérieure de l'œil est fermée par une membrane c, parfaitement diaphaiu», (jui est la cornée transparente, et qu'on nomme communément le blanc de l'œil. A une petite distana» derrière la cornée est une cloison membraneuse ht qu'on appelle iris, et qui n'est autre que le disque diversement coloré qui apparaît au milieu du blanc de l'œil. Au centre de l'iris est une ouverture nommée pupille ou prunelle; c'est par cette ouverture, qui est ronde chez l'homme, étroite et allongée chez le chat, que les rayons lumineux pénètrent dans l'œil. Après l'iris, vient le cristallin o, masse transparente, ayant tout à fait la forme d'une lentille biconvexe et en remplissant les fonctions. Toute la partie postérieure, depuis le cristallin jusqu'au fond de l'œil, est remplie d'une masse gélatineuse», diaphane, ressemblant à du blanc d'œuf, et qu'on nomme V humeur vitrée ; en avant de l'œil , entre le cristallin et la cornée, est un autre liquide, limpide comme de l'eau, qu'on désigne sous le nom iï humeur aqueuse, Ënfm, toute la partie postérieure et interne do l'œil est tapissée d'une membrane R,

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molle, blanchâtre et transparente, c'est la rétine; elle li'est qu'un épanouissement d'un nerfH, qui se rend au cerveau et lui transmet la sensation de la vision; d'où lui vient le nom de nerf optique. Extérieurement h la rétine est une seconde membrane C nommée choroïde, laquelle est imprégnée d'une matière, noire destinée a

absorber tous les rayons qui ne doivent pas concflurir à la vision. Une dernière membrane S, la sclérolique, enveloppe tout le globe de l'œil dans sa partie postérieure et va se réunir en avant à la cornée transparente.

Ces détails connus, il est feciie de se rendre compte du mécanisme de la vision. On voit, en effet, que l'œil n'est autre chose qu'une véritable chambre noire en miniature : la pupille est l'ouverture du volet; le cristallin, la lentille qui sert à former l'image; et la rétine, l'écran sur lequel elle va se peindre renversée et trèspetite. De li, c'est le nerf optique qui, portant au cerveau l'impression produite par les vibrations de l'éther sur le système nerveux de la rétine, nous donne la perception des objets extérieurs; et c'est du plus ou du moins grand nombre de ces vibrations que résulte la sensation spéciale à chaque couleur.

On a beaucoup écrit pour expliquer comment les images qui se forment sur la rétine étant renversées, nous voyons cependant les objets dans leur position naturelle. Ce qu'on a dit de plus probable, c'est que nous voyons lesdifférenls points d'un objet dans la direction même du rayon qui nous en transmet l'image, d'où il résulte que chaque point est rapporté, hors de nous, à la position qu'il occupe réellement; par exemple, dans la figure ci-dessus, le point A

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c^t vu dans la direction a A, ot le point B dans la direction bB, ce qui conserve aux points A et B leur position relative véritable.

325. Dittanoe de la vue dUtîttote, vues myopes et vues presbytes.— On sait que dans les lentilles biconvexes la distance des images à la lentille augmente ou diminue à mesure que les objets s'approchent ou s'éloignent (285); par suite, selon la distance des objets qu'on regarde, il semble que l'image formée par le cristallin devrait aller se former tantôt exactement sur la rétine, tantôt un peu en avant ou en arrière de cette membrane. On ne verrait donc distinctement que les objets placés à une certaine distance, tous ceux situés plus près ou plus loin paraîtraient confus. Or, c'est ce qui n'arrive pas pour un œil bien conformé, car il voit nettement à des distances très -variables, d'où l'on conclut que l'image se forme toujours exactement sur la rétine.

Toutefois, quoique l'œil distingue fort bien les objets à des distances différentes, cependant , pour chaque personne, il en est une à laquelle la vision s'opère plus nettement qu'à tout autre. Cette distance, qu'on appelle distance de la vue distincte^ varie avec les individus, et souvent d'un œil à l'autre chez la même personne; pour les petits objets, comme le texte d'un livre, elle est, en général, de 30 centimètres. Ceux chez lesquels la distance de la vue distincte est moindre ont l'œil mal conformé, et on dit qu'ils sont myopes , de deux mots grecs qui signifient/erwier les yeux, parce qu'en effet, pour voir plus distinctement, ces personnes sont obligées de cligner des yeux. Si la distance de la vue distincte est plus grande que 30 centimètres, cela encore indique un vice de conformation de l'œil, et ceux qui en sont affectés sont dits presbytes, d'un mot grec qui signifie vieillard, parce que ce défaut de la vue s'observe généralement chez les personnes âgées.

La myopie résulte d'une trop grande convexité de la cornée ou du cristallin. L'œil étant alors trop convergent, les rayons lumineux subissent une réfraction telle qu'au lieu d'aller former leur foyer exactement sur la rétine, ils le forment un peu en avant , et que, par suite, l'image que perçoit cette membrane est confuse. Mais si l'on rapproche les objets de l'œil, l'image s'éloigne (3185) et va se former exactement sur la rétine quand les objets sont suffisamment proches; ce qui explique pourquoi les myopes ne voient que

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