‹ Cours de physique, purement expérimentale, à l'usage des gens du mondeChapitre 47 sur 196 · FORGE ELASTIQUE DES GAZ · texte numérisé non relu

FORGE ELASTIQUE DES GAZ

et la grande qui est ouverte. Le long de la grande branche est une échelle graduée en centimètres, et destinée à mesurer la hauteur du mercure qu'on verse dans cette branche. Le long de la petite branche, à gauche, est aussi une échelle, laquelle sert à indiquer des capacités égales dans cette branche, au nombre de dix. Enfin, on a soin que les zéros des deux échelles se correspondent. Cela posé, on commence par verser un peu de mercure dans le tube, par le haut de la grande branche, de manière que le niveau soit le même des deux côtés et corresponde de part et d'autre au zéro de chaque échelle (fig. 83). En cet état, la petite masse d'air renfermée dans la courte branche reçoit , par l'intermédiaire du mercure, la pression de l'atmosphère qui s'exerce dans le grand tube; et puisque le niveau est le même des deux côtés, cette petite masse d'air est exactement à la pression d'une atmosphère. Mais si l'on verse peu à peu du mercure dans la grande branche, l'air est de plus en plus comprimé et son volume va toujours en décroissant. Or, si on continue ainsi jusqu'à ce que le volume d'air soit réduit de moitié, comme le montre la figure 84, et qu'on mesure alors la colonne de mercure de la grande branche, depuis le niveau C jusqu'au sommet A, on trouve qu'elle a précisément la même hauteur qu'a le baromètre au moment de l'expérience. La pression que cette colonne de mercure AC exerce sur l'air renfermé dans la petite branche équivaut donc à une atmosphère ; et comme cette colonne supporte elle-même, en A, le poids de l'atmosphère, il s'ensuit qu'au moment où le volume BG est réduit de moitié, la pression qu'il supporte est de deux atmosphères, c'est-à-dire double de la pression qu'il supportait d'abord ; on trouve de même que pour une pression de trois atmosphères, le volume devient trois fois moindre, et ainsi de suite, ce qui démontre la loi de Mariette.

Il est à remarquer que lorsqu'un gaz se comprime ainsi, suivant la loi de Mariette, sa densité augmente comme la pression , c'està-dire que lorsque celle-ci est doublée ou triplée, il en est de même de la densité du gaz^ ce qui découle de la réduction de volume qu'il a subie.

Remarquons encore que lorsque l'on comprime un gaz, sa force élastique étant nécessairement égale à la pression qu'il supporte, il en résulte que cette force élastique, cette tension, est elle-même

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