FORCE ÉLASTIQUE DES GAZ
en raison inverse du volume qu'a pris le gaz; c'est-à-dire que si son volume est devenu deux, trois fois moindre, sa tension, au contraire, est devenue deux, trois fois plus grande. Par exemple, dans les soufflets dont on se sert pour activer la combustion, c'est parce que la capacité du soufflet est réduite par le rapprochement des deux plateaux de bois, que l'air acquiert une tension qui lui permet de vaincre la pression atmosphérique pour s'échapper en courant rapide par la buse.
124. Manomètrei. — On nomme manomètres des instruments qui servent à mesurer la force élastique des gaz et des vapeurs. Leur nom est formé de deux mots grecs qui signifient mesure des gaz. On en distingue deux sortes : le manomètre à air libre et le manomètre à air comprimé.
Manomètre à air libre. — La figure 85 représente un manomètre à air libre , fixé sur une planchette de bois contre un mur, et en communication avec une chaudière à vapeur. Il se compose d'un tube de verre B , de 6 mètres de longueur environ , ouvert à son extrémité supérieure, et soudé, à l'autre bout, à une cuvette C contenant du mercure. De cette cuvette part un long tube qui se rend à une chaudière A.
Cela posé, lorsque la tension de la vapeur, dans la chaudière, est égale à la pression atmosphérique , cette tension fait équilibre au poids de l'atmosphère qui se transmet par le haut du tube B, et le niveau du mercure est alors le même dans le tube et dans la cuvette. On inscrit donc le nombre 1 sur la planchette, en regard de ce niveau. Puis, comme une colonne de mercure de 76 centimètres représente une pression égale à celle d'une atmosphère (109), à 76 centimètres plus haut , à partir de 1 , on marque 2 ; montant encore de 76 centimètres, on marque 3; et ainsi de suite, de 76 en 76 centimètres, chaque intervalle valant une atmosphère. D'après ce mode de graduation, si la vapeur, en comprimant le mercure de la cuvette, le refoule dans le tube , par exemple, à 3 -7 , comme le représente le dessin, cela indiquera que la tension de la vapeur, dans la chaudière, est de trois atmosphères et demie ; c'est-à-dire que sur chaque centimètre carré de la paroi intérieure de la chaudière, la pression est de trois fois et demie 1^^,0338'.
Manomètre à air comprimé. — Cet instrument , fondé sur la
FOncG ELASTIQUE DES OAZ. Ut
loi de Mariotle , se compose d'un tube de verre de 50 ^ 80 centimètres de longueur environ (fig. 86). Son estrémité supérieure pst fermée, et son extrémité inférieure est en communication avec
une cuvetle c contenant du mercure Cette curette tout à fait semblable à celle du manomètre à air libre communique elle aussi par un long tube, avec le vase dans lequel se trouve le gaz ou la vapeur dont on veut mesurer la force élastique Cela posé, le tube ah contieni de ! air en quantité telle que le
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niveau du mercure est exactement le même, dans ce tube et dans la cuvette, quand daos celle-ci le mercure supporte une pression d'une atmosphère; mais, pour une pression plus grande , le mercure est refoulé de la cuvette jusqu'en b, par exemple, et le volume d'air, qui était d'abord égal à tout le volume intérieur du tube, n'occupe plus que sa partie supérieure ab. Pour avoir la pression qui s'exerce alors en c, il faut, â la colonne de mercure qui s'élève dans le tube, audessus du niveau de la cuvette, ajouter la tension do l'air r»ifermé en ab, tension qui se calcule d'après la loi de Mariette, eu tenant compte de la réduction de volume que l'air du manomètre a subie. Dne échelle placée le long du tube indique, en atmosphères, la somme des pressions dues au poids do la colonne de mercure soulevée et k la tension de l'air en afi, et, par suite, fait connaître la pression qui s'exercomprimé. ce sur le mercure de la cuvette.