Pràmei. — On nomme prisme, en physique, toute sub
LUMIÈRE
stance transparente à faces planes, inclinées entre elles. Par exemple, les facettes d’un bouchon de carafe, prises deux à deux, forment autant de prismes. La figure 181 représente la forme et la disposition qu’on donne ordinairement au prisme pour les expériences d’optique. C’est une masse de verre ou de cristal taillée latéralement en trois facettes planes, et terminée aux extrémités par deux
faces triangulaires égales et parallèles. Les trois lignes droites suivant lesquelles se rencontrent, dans le sens de leur longueur, deux faces adjacentes du prisme sont ses arêtes. Enfin, la masse de verre ainsi taillée peut tourner autour d’un axe parallèle à ses arêtes; de plus, elle est montée sur un pied à double charnière, de manière à recevoir telle position horizontale, verticale , ou oblique que l’on veut.
Les prismes produisent sur la lumière qui les traverse deux effets remarquables : 1° une déviation considérable; 2° une décomposition en diverses espèces de lumières. Quoique ces deux effets soient toujours simultanés, nous considérerons d’abord le premier seul ; le second sera étudié plus tard sous le nom de dispersion.
281. Marche des rayons lumineux dans les prismes. — Pour tracer la marche que suit un rayon lumineux en passant au travers d’un prisme, concevons celui-ci coupé par un plan perpendiculaire à ses arêtes, et soit mno (fig. 182 ) la section ainsi obtenue. Si l’on considère un rayon lumineux se propageant suivant cette section, et rencontrant le prisme en a , ce rayon se rapproche de la perpendiculaire à la surface mn pour prendre la direction ab. Or,