PLAN INCLINÉ
le long duquel est tracée une échelle graduée en centimètres; puis, prenant à la main une boule de cuivre bien polie, on cherche, par tâtonnement, à quel point de l'échelle il faut la placer pour qu’elle mette d’abord une seconde à atteindre la base du plan incliné, c’est-à-dire l’extrémité A; soit à la onzième division, par exemple.
Fig. 34. — Application du plan incliné pour gravir les cites.
Recommençant ensuite l’expérience, on pose la boule de manière à lui faire parcourir une distance quatre fois plus grande, c’est-à-dire qu’on la pose à la quarante-quatrième division, et on trouve qu’elle met alors deux secondes à descendre. Si on lui fait parcourir un espace neuf fois plus grand que la première fois, c’est-à-dire quatre-vingt-dix-neuf divisions, on voit qu’il lui faut pour cela trois secondes. On clonclut de là que les espaces parcourus croissent bien comme les carrés des temps.
51. Autre* applications du plan incliné. — Lorsqu’une masse quelconque repose sur un plan incliné, l'action de la pesanteur pour la faire descendre le long de ce plan, étant d'autant plus faible qu’il approche davantage d'être horizontal (49), il en résulle que l’effort nécessaire pour élever un fardeau sur un plan incliné, est d’autant moindre que celui-ci fait avec l’horizon un plus
PESANTEUR
petit angle. Cette propriété est souvent utilisée pour élever de lourds fardeaux qu’on ne pourrait faire monter dans le sens de la verticale, mais qu’on parvient facilement à élever le long d’un plan incliné. Par exemple, pour charger une barrique de vin sur une charette, on voit les rouliers incliner vers le sol la partie postérieure du brancard, et celui-ci faisant alors l’office de plan incliné, ils roulent dessus, sans beaucoup d’effort, la barrique qu'il s'agit de charger.
La propriété du plan incliné est encore utilisée pour faire monter les hommes et les animaux sur les coteaux escarpés. On trace sur le versant de ceux-ci une route sinueuse, formée d’une suite de plans inclinés (fig. 34), et on rend ainsi accessibles, même aux voitures, des sommets de montagnes qui autrement ne pourraient
être gravis.
Enfin, si l'eau s’écoule dans les ruisseaux, dans les rivières, c’est |>arce que leur lit est un plan incliné, et plus l’inclinaison est grande, plus le courant est rapide. •
32. Pendule. — On nomme pendule toute masse pesante suspendue à un fil mobile autour
Fig. 35.
d’un point fixe, ou à une tige métallique mobileautourd'un axe horizontal. La boule m suspendue à un fil Cm, dont l'extrémité supérieure est fixe en C (fig. 35), est un pendule.
Tant que le fil est vertical, ce qui a lieu tant que le centre de gravité de la boule est exactement au-dessous du point de suspension C, le pendule demeure en équilibre, car l’action delà pesanteur se trouve détruite par la résistance de ce point. Or, il n’en est plus ainsi, lorsqu’on écarte le pendule de sa position verticale, et qu’on le place, par exemple, dans la direction C n (fig. 36). La boule ayant été relevée, la pesanteur agit aussitôt pour la faire redescendre; elle revient donc de n en m, et arrive en ce dernier point précisément avec la même vitesse
Fig. 36.
Théorie du pendule.