‹ Cours de physique purement expérimentaleChapitre 177 sur 199 · K I. KC T H ! C 1 T K · texte numérisé non relu

K I. KC T H ! C 1 T K

Un compatriote de Volta, Fabroni, fut le premier à attaquer sa théorie, disant que c'était l’oxydation des lames de zinc par l’eau acidulée des rondelles qui était la cause principale du dégagement d’électricité dans la pile. Peu après, Wollaston et Davy, en Angleterre, soutinrent la même opinion et l’appuyèrent d'ingénieuses expériences; enfin, M. de la Rive, à Genève, et M. Becquerel, en France, firent voir d’une manière victorieuse que dans toute action chimique il y a toujours production d’électricité, et que lorsqu’un acide attaque un métal, constamment ce dernier s’électrise négativement et l’acide positivement.

La théorie chimique doit donc seule être admise aujourd’hui; dans cette théorie, toute l’électricité qui se dégage dans la pile décrite ci-dessus, ainsi que dans les autres espèces de piles, est due à l’action de l’eau acidulée sur le zinc de chaque couple. En sorte que ces rondelles imprégnées d'acide sulfurique auxquelles Volta attribuait un rôle tout passif, celui de transmettre l’électricité d'un couple au suivant, ces rondelles, disons-nous, sont, au contraire, la cause qui développe l’électricité.

386. Pile à charbon. — La pile de Volta a subi de nombreuses modifications, et les appareils de ce genre les plus en usage aujourd'hui sont la pile de Bunsen et celle de Daniel). La première, connue aussi sous le nom de pile à charbon , fut inventée, il y a une vingtaine d'années, par M. Bunsen, physicien à Berlin.

Chaque couple de cette pile se compose de quatre pièces : 1° un vase de faïence A ( fig. 285), contenant de l’eau acidulée avec de l’acide sulfurique; 2° un cylindre de zinc B, auquel est soudée une longue lame de cuivre rouge; 3" un vase C en terre de pipe peu cuite, laquelle est très-poreuse et perméable au liquide; ce vase est rempli d’acide azotique; 4° enfin, un cylindre de charbon de coke D, très-calciné et bon conducteur de l’électricité. A sa partie supérieure ce charbon est percé d’un trou où se place un petit cylindre de cuivre rouge auquel est soudée une lame de même métal.

Lorsqu’on veut faire fonctionner la pile, on place d’abord dans le vase de faïence le cylindre de zinc, puis dans celui-ci le vase poreux, et enfin le charbon, comme on le voit en P sur la gauche du dessin. Dans cette pile, il y a double action chimique, l'une due à la décomposition de l’eau par l’acide sulfurique et par le zinc

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