‹ Cours de physique purement expérimentaleChapitre 85 sur 199 · DENSITÉ DES GAZ · texte numérisé non relu

DENSITÉ DES GAZ

cieux dans leur direction, si variables dans leur intensité, n’ont pas seulement pour effet de mélanger les parties les plus chaudes de l’atmosphère avec les plus froides, et de modérer ainsi les températures trop élevées et les froids trop intenses, mais chassant l’air vicié de nos villes et le remplaçant par de l’air pur, ils sont une des principales sources de salubrité; sans eux nos cités seraient des foyers d’infection où la peste et les épidémies de toute nature seraient à l’état permanent. Sans les vents, les nuages restant immobiles au-dessus de la contrée qui les aurait vus naître, la plus grande partie du globe serait condamnée à une aridité absolue, et ni rivières ni ruisseaux n’arroseraient le sol. Au contraire, emportés par les vents, les nuages qui se sont formés au- , dessus des mers sont entraînés jusqu’au centre des continents, s’y résolvent en pluies, et celles-ci, après avoir fertilisé le sol, donnent naissance à ces fleuves nombreux qui se jettent dans les divers océans, formant ainsi une circulation continue des mers vers les continents et des continents vers les mers.

208. Densité de» gaz. — On sait que les densités des solides et des liquides ont été déterminées par rapport à l’eau (93); celles des gaz l’ont été par rapport à l’air; c’est-à-dire qu’ayant pris pour terme de comparaison, pour unité, le poids d’un certain volume d’air, on a cherché combien, à volume égal, pesaient les autres gaz. Mais ces corps étant très-compressibles, très-dilatables, et, par suite, leurs densités pouvant varier beaucoup, on a dû les considérer à une température et à une pression déterminées; c’est pourquoi on a choisi la température zéro et la pression 76 (108). En résumé, la densité d’un gaz est donc, à volume égal, le rapport de son poids à celui de l’air, tous les deux étant à la température zéro et à la pression 76.

Pour obtenir la densité d’un gaz, de l’oxygène par exemple, on prend un ballon de verre à robinet, semblable à celui représenté dans la figuro 71 (page 115) ; puis on le pèse successivement plein d’air, plein d’oxygène, et vide. Retranchant ensuite des deux premières pesées le poids du ballon vide, on a pour restes ceux de l’air et de l’oxygène contenus successivement dans le ballon. Divisant enfin le second poids par le premier, on a la densité cherchée. D’après ce qui a été dit ci-dessus, ces pesées doivent être

CALORIQUE

faites à zéro et à la pression 76; sinon il y aurait à opérer des corrections qui ne peuvent se faire que par le calcul.

C’est en procédant comme il vient d’être dit, qu’on a trouvé les densités suivantes:

Air

Hydrogène Azote. . .

Densités des gaz.

Oxygène 1,1056

Acide carbonique. . . 1,5290

Chlore 3,44..

D’après les nombres ci-dessus, le plus léger des gaz et, pal* suite, de tous les corps, est l’hydrogène, dont la densité est quatorze fois et demie moindre que celle de l’air.

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