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BALANCE

fléau ( fig. 31), qui n’est autre chose qu’un levier du premier genre. Ce fléau est traversé, en son milieu, par un axe triangulaire n, en acier trempé, qu’on appelle le couteau; celui-ci, faisant

Fig. 31. — Balance du commerce.

saillie des deux côtés du fléau, s'appuie, à ses extrémités, sur deux supports portés eux-mèmcs sur une longue colonne de cuivre. Ces supports sont en acier trempé et poli, afin de rendre le frottement plus doux lorsque la balance oscille. Aux deux bouts du fléau sont

PESANTEUR

suspendus, à l'aide de crochets et de cordeaux, deux plateaux ou bassins C et D, destinés à recevoir, l’un les objets que l’on veut peser, l’autre les grammes et multiples du gramme dont on se sert comme unités de poids. Enfin, à la partie supérieure du fléau est fixée une longue aiguille métallique, qui oscille avec lui devant un petit cadran a, au milieu duquel elle doit correspondre quand le fléau est bien horizontal.

Cela posé, pour déterminer avec la balance le poids d’un corps, on place ce dernier dans l’un des plateaux, dans le plateau D, par exemple, et dans l’autre on met des poids jusqu’à ce que l’équilibre s’établisse, c’est-à-dire jusqu’à ce que le fléau soit parfaitement horizontal. Le nombre de grammes qui se trouvent alors dans le plateau C indique le poids du corps, autant, toutefois, que la balance satisfait aux conditions suivantes.

46. Conditions auxquelles doit satisfaire une bonne balance. — Pour obtenir des pesées exactes avec une balance, il faut que celle-ci remplisse les conditions que nous allons faire connaître.

1" Les bras de levier An et Bn du fléau doivent être rigoureusement égaux. En effet, on a vu, dans la théorie du levier (33), que, pour qu’il y ait équilibre lorsque la puissance et la résistance sont égales entre elles, il faut que les bras de levier sur lesquels agissent ces forces soient eux-mèmes égaux. Par conséquent, les grammes placés dans l’un des plateaux ne peuvent représenter exactement le poids du corps placé dans l’autre, qu’à la condition que les bras de levier An et Bn soient parfaitement égaux entre eux.

2° 11 faut que la balance soit sensible, c’est-à-dire qu’elle oscille même pour une très-petite différence de poids dans les deux plateaux. C’est pour obtenir ce résultat que le couteau et ses supports doivent être en acier poli et trempé, afin de rendre le frottement de ces deux pièces l’une sur l’autre le plus doux possible. On ajoute encore à la sensibilité de la balance, en donnant à l’aiguille na une plus grande longueur, car alors une légère inclinaison du fléau est plus apparente.

3” Enfin, il est nécessaire que le centre de gravité du fléau soit un peu au-dessous du couteau. S’il coïncidait avec l’arête de celui-ci, et, par suite, avec le point d’appui, le centre de gravité

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