‹ Cours de physique purement expérimentaleChapitre 95 sur 199 · DES NUAGES · texte numérisé non relu

DES NUAGES

ment les variations d’humidité qui se produisent dans l’atmosphère, mais les nombres de degrés marqués par l’aiguille n’indiquent pas la quantité de vapeur d’eau contenue dans l’air. On va voir comment cette cause d’erreur a été corrigée par Gav-Lussac.

236. État hygrométrique de l’air. — On entend par état hygrométrique de l’air, non pas la quantité de vapeur d’eau qui s’y trouve en suspension, mais le rapport de la quantité de vapeur que l’air contient à celle qu’il contiendrait s’il était saturé; par exemple, si l’on dit que l'état hygrométrique est trois cinquièmes, cela exprime que l’air no contient que les trois cinquièmes de la m vapeur qu’il contiendrait à l’état de saturation.

Or, l’expérience a appris que l’hygromètre à cheveu décrit cidessus ne donne point l’état hygrométrique de l’air. En effet, dans une atmosphère à moitié saturée, l’aiguille, au lieu de marquer 50 degrés, qui est le milieu de la graduation, marque 72; de même quand l’air est au quart de sa saturation, l’hygromètre, au lieu de 25 degrés, marque 46; ce qui fait voir que les degrés de cet appareil sont loin d’être proportionnels aux quantités de vapeurs contenues dans l’air. Afin de corriger cette cause d’erreur, Gay-Lussac a cherché expérimentalement les états hygrométriques qui correspondent aux divers degrés de l’hygromètre à cheveu, et il a ensuite construit une table dans laquelle, en regard de chaque . degré de cet instrument, est inscrit l'état hygrométrique correspondant.

NUAGES, BROUILLARDS, PLUIE, ROS é E.

237. Formation des nuages et des brouillards. — Les nuages sont des amas de vapeurs condensées par le refroidissement dans les hautes régions de l’atmosphère. Pour nous rendre compte de leur formation, observons que l’air, lors même qu’il nous parait parfaitement pur, est toujours un immense réservoir de vapeurs d’eau invisibles, résultant de l’évaporation qui se produit sans cesse à la surface des mers et des continents. La quantité de vapeur que l’air tient ainsi en suspension est d’autant plus abondante que la température est plus élevée. Dans nos climats, par exemple,

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