CLOCHE DU PLONGEUR
189. On appelle ainsi une cloche métallique dont les bords soutiennent des poids suffisants pour la maintenir verticalement, et pour la faire descendre au fond de l'eau. Cette cloche, en s'enfonçant sous l'eau , ne pourra jamais s'en remplir , et sa partie supérieure sera toujours pleine d'air, en sorte qu'un homme qui y sera placé pourra respirer librement. Comme Tair qui a déjà servi à la respiration, ne peut plus entretenir la vie , bientôt celui que renferme la cloche, étant vicié, ne pourrait plus servir à la respiration du plongeur : c'est pour empêcher cet effet , que l'on adapte à la partie supérieure de la cloche un tuyau flexible, mais à parois bien résistantes, qui va se rendre au haut de Teau. A celte extrémité supérieure du tuyau l'on applique une pompe foulante au moyen de laquelle on peut faire entrer du nouvel air dans la cloche, au point de le faire déborder par le bas.
La cloche porte dans ses parois de petits vitraux fort épais par lesquels le plongeur peut voir les objets voisins ; elle est abaissée , élevée et transportée par des hommes qui la retiennent au moyen de cordages et de poulies, et qui se trouvent à la surface de l'eau dans des bateaux. Le plongeur fait savoir à ces hommes , au moyen d'une sonnette, les mouvements qu'ils doivent exécuter.
A mesure que la cboche s'enfonce dans l'eau à de plus grandes profondeurs , la pression qu'elle supporte devient de plus en plus grande, et l'air qu'elle contient est de plus en plus comprimé : aussi le plongeur ne pourrait-il descendre à de très grandes profon-
( IbS )
deurs sans perdre la vie , écrasé par l'énorme pression qui serait exercée sur lui.