DES PAMPHLETS ET DES JOURNAUX
sentants du peuple n'est plus une chimère. Ils en ont donné déjà des preuves qui n'ont fait qu'affermir davantage notre édifice social. Nous entendons professer par nos ministres des principes de bonne foi, de fidélité, de morale financière et politique qui nous sont doublement précieux, parce que nous avons si longtemps souffert et gémi de l'absence de ces principes. La confiance renait. La nation reprend la faculté d'estimer et s'en étonne comme d'une jouissance d'espèce nouvelle. L'armée qui, partagée entre sa gloire immense et ses revers inattendus, contemplait d'un regard douteux un avenir incertain, voit chaque jour ses doutes résolus, ses malheurs réparés, et sa gloire, non moins brillante qu'autrefois, devenir encore plus pure. Une intime et profonde union se forme et se consolide entre chaque Français et son roi, et bientôt rien ne restera du prestige funeste qui semblait encore attacher quelques hommes à celui dont les triomphes n'étaient fondés que sur la profanation de tous les sentiments, le déchirement de toutes les affections et le renversement île toutes les idées.
D'où naît cette amélioration si rapide ? De ce que nous avons, sous une dynastie incontestée, une constitution libre, de ce que cette constitution s'observe, de ce qu'elle s'exécute. Mais gardons-nous de la suspendre dans aucun de ses articles : tous les autres seraient ébranlés (a)|.
(17) Ce> deux derniers paragraphes n'existent que dans l'édition de 1*11. [E. L.]