DETAILS KELATIFS AU PRÛORAJVIME DE CE COURS
reculent que bien lentement, pas à pas, c'est le cas de le constater, devant les progrès des arts scientifiques de copie. On leur doit d'ailleurs de très grands services. Il suffit, pour s'en convaincre, de parcourir tous nos ouvrages de luxe, illustrés, pour la plupart, par ces procédés, plus courants que la photographie, plus industriels qu'elle jusqu'ici, bien qu'ils ne puissent rivaliser avec elle quant à l'exactitude du rendu.
Longtemps encore, ces arts d'interprétation joueront un rôle important dans la voie des reproductions industrielles des œuvres originales, et c'est pourquoi nous ne devons pas négliger de les montrer dans les détails pratiques de leurs applications diverses et dans leurs résultats.
Nous aurons soin, au cours de nos descriptions, de signaler quelles sont les conditions de durabilité que présentent les épreuves obtenues par les divers modes d'impression que nous aurons à examiner. On aura bien vite appris à reconnaître, par une rapide analyse, ou à distinguer d'un seul coup d'œil, celles qui sont formées par des encres ou par des matières indélébiles, de celles dont la formation n'est due qu'à une matière colorante instable.
C'est là une question d'une grande importance, non seulement pour les tirages d'images monochromes, mais aussi pour les reproductions en couleurs diverses, telles que la chromolithographie, la sténochromie et la photochromie les produisent.
Ces notions trouveront leur place naturelle dans l'exposé de chaque méthode spéciale, et, de plus, nous croyons qu'il sera utile de nous livrer à un examen tout particulier de la classification des couleurs, et de la manière dont elles sont plus ou moins bien reproduites en photographie.
Nul moyen ne pouvant l'emporter sur la photographie soit pour la réduction, soit pour Famplification d'un même sujet, il y aura lieu aussi d'étudier, avec quelques détails, cette sorte d'application si utile aux arts de reproductions industrielles.
Nous allons donc entrer en matière et décrire successivement les moyens divers de reproductions industrielles :
P Des dessins, gravures et lithographies au trait ou au pointillé ;
2^ Des dessins à demi-teintes ou à modelés continus de toutes les œuvres telles que les dessins à l'estompe, au pastel, les tableaux à l'huile, les aquarelles, les rondes-bosses et les bas-reliefs , soit monochromes . soit polychromes ;
3^ Des œuvres polychromes reproduites à l'état polychrome;
4° A l'état d'émaux ou de vitrification, soit d'après les émaux originaux, soit d'après un sujet quelconque dessiné, gravé ou peint ;
5° Des objets d'art en creux ou en relief.
Tel est le plan sommaire qui nous paraît comprendre tout l'ensemble des œuvres d'art que l'on peut avoir à reproduire industriellement.