DES ÉLEVEURS QUI FONT NAITRE ET ÉLÈVENT TOUT A LA FOIS
Malgré ce que nous avons dit, messieurs, il y a encore un grand nombre d’éleveurs qui font naître et élèvent tout à la fois. Cela a lieu principalement dans les pays de petite culture ouïes contrées peu hippiques.
Ce système ne peut convenir rationnellement que poulies chevaux de course ou les chevaux d’un grand prix, car nous avons vu que l’économie était du côté de la division de l’éleVage. Dans tous les cas, il ne peut se faire qu’en petit, car on conçoit que le nombre de chevaux augmente par ce système dans une effrayante proportion, et tout cela pour un mince résultat. Ainsi supposons qu’un éleveur ne possède que quatre poulinières, il aura au moins deux poulains de six mois, deux de dix-huit mois, deux de deux ans et demi , doux de trois ans et demi. Ainsi le voilà à la tête de douze animaux, dont quatre seulement peuvent lui rendre des services et encore pendant une partie de l’année ; puis, comme nous l’avons dit, le travail ne peut se faire en même temps avec des poulains et des mères, ni de la même manière. C’est donc uniquement pour les chevaux de luxe que nous tolérons l’usage de l’élevage perpétuel, et encore dans certaines conditions.
Ainsi que je vous l’ai dit, messieurs, l’usage de la division dd l’élevage est ancien en France et consacré par l’expérience; il se retrouve aussi en Angleterre, en Allemagne, et chez tous les peuples hippiques.
Nous trouvons à l’appui de cette opinion, une circulaire de M. le Ministre de l’Intérieur, du 20 mars 1820, qui, après de judicieuses réflexions sur ce sujet, reconnaît que la France hippique doit être divisée en contrées qui font naître et en contrées qui élèvent.