‹ Cours de style diplomatiqueChapitre 17 sur 62 · V. De la suscription · texte numérisé non relu

V. De la suscription

Il serait inutile de parler ici de la suscription ou adresse, détails dont on est bientôt instruit en travaillant dans une chancellerie, et il suffira d'observer qu'on y nomme tous les titres de celui à qui l'on écrit.

• EXEMPLES

Lettre du Roi de France^ Loiâs xiv, au Roi

d* Espagne , Philippe i v.

Très-haut, très-excellent , très-puissant prince, mon très-cher et très-aimé bon frère et oncle.

Pour ce qu'ayant plu à Dieu de bénir les boiupes intentions que nous avons eues de donner le repos à là chrétienté, et de rétablir par ce moyen entre nous l'amitié et l'union à laquelle nous portait naturellement la proximité de notre sang, il ne manque à notre dernière satisfaction que de voir affermir la durée de la paix et étreindre les nœuds de notre amitié et de notre parenté, par une nouvelle alliance que nous avons toujours désirée. Nous entendons parler de notre mariage avec la sérénissime infante dona Maria Theresa, fille aînée de V. M. , que nous considérons et dési-

( 57 ) i*c:^iis encore moins pour la grandeur de sa nais* nce et de sa conduite, que pour les qualités de personne. Nous envoyons donc en qualité ^^ambassadeur extraordinaire auprès de V. M. otre très-cher et bien aimé cousin, le duc de rammont, pair et maréchal de France, souvein de Bidache, ministre de notre état , gouver- ^^eur et notre lieutenant-général en Navarre et ^n BéarnV gouverneur de la ville de Bayonne et J)ays de Labour, et mestre de camp du régiment de nos gardes françaises, pour prier V. M., en notre nom comme nous faisons aussi par ces lignes , de vouloir bien nous accorder pour notre épouse la sérénissime infante dona Maria Theresa, et nous remettant du surplus à ce que lui représentera notre dit cousin, du ressentiment que nous en conserverons envers V. M. et envers la sérénissime infante, si elle a la bonté de se conformer aux intentions de V. M., par un favorable consentement à notre désir, nous ne ferons celle-ci plus expresse que pour prier Dieu qu'il tienne longues années V. M. en sa sainte et cligne garde.

Votre bon frère et neveu.

Louis.

A Bordeaux , le ii septembre 1 669.

ir.

Lettre adressée par les États-Généraux des vinceS'Unies au Roi Charles ni d'Espagne.

Sire,

Nous venons de recevoir par un même cou rier, les deux lettres de V. M., du jo et d 23 octobre dernier. Nous remercions V. M. d^ ^^^ tout notre cœur de l'honneur qu'elle nous î^ ^ bien voulu faire , de nous donner part du boir:*^ ^^ succès de sa glorieuse expédition par la prise d Barcelonne, et par là commission de la principauté de Catalogne à l'obéissance due à V. M^ Ces bonnes nouvelles nous ont donné une joi extrême , et d'autant plus grande que nous voyons par le témoignage de V. M. que nos officiers et nos troupes lui ont donné une satisfaction entière. Nous espérons que l'exemple de la Catalogne fera connaître aux autres étals et sujets de V. M., leur véritable intérêt, et leur fera aussi suivre leur devoir. Nous supplions V. M. de vouloir être fortement persuadée que nous continuerons à soutenir ses intérêts en tout ce qui sera possible , y étant portés tant par notre affection sincère envers V. M., que par la part que nous avons dans la présente guerre. Nous finissons la

jîrésente en priant le Tout-Puissant, Sire, decomfaler le règne de V. M. de félicité, et bénir ses j ustes desseins et sa personne royale de santé et ^rès- longue vie.

A La Haye ,Ie 19 décembre 1705.

JLettre du Roi d* Angleteiffi aux Princes souveYains et y nies libres de la Confédération germanique.

George m, parla grâce de Dieu roi du Royaume uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande , défenseur de la foi , Roi de Hanovre , etc. etc.

Aux sérénissimes Princes souverains et Villes libres composant la Confédération germanique , salut:

Nous avons reçu la lettre que vous nous avez adressée le a5 de juin dernier par le président de la diète fédérative à Francfort , pour nous informer que /conformément à l'article 53 du traité général signé en congrès à Vienne le 9 juin 1 81 5, la diète appelée à vous représenter s'était formellement assemblée le 5 novembre de l'année dernière.

Nous sommes persuadé que le vif intérêt que nous avons toujours pris au bien-être de la nation germanique vous convaincra de la satisfac-

tion que nous éprouvons en étant témoin de cet événement heureux, lequel, nous n'en cloutons pas , contribuera extrêmement à votre prospérité et à la tranquillité de l'Europe.

C'est avec un véritable plaisir que nous profitons de cette occasion pour vous donner l'assurance de notre sincère estime et de notre parfaite amitié , et de nos vœux cordiaux pour votre bonheur et prospérité. Et^insi nous vous recommandons, sérénissimes Princes souverains et Villes libres composant la Confédération germanique à la protection du Tout-Puissant.

Donné au palais Charlton-House, le a8* jour de novembre, l'an de notre Seigneur 1817, et du règne de S. M. le 58".

Au nom et de la part de S. M.

George, P. R.

Castelkbagh.

Lettre du Roi de Suède au Roi de Napks.

Nous , Charles-Jean , par la grâce de Dieu Roi des Suédois, des Norwégiens, des Goths et des Vandales, au sérénissime et très>-puissant Prince, notre frère, parent et cher ami , don Ferdinand I*', Roi des Deux-Siciles et de Jérusalem, etc.; Infant d'Espagne, Duc de Parme, Plaisance, Castre, etc. ;

grand Duc héréditaire d'Étrurie , etc. Salut et prospérité :

Sérénissime et très-puissant Prince , notre frère, parent et cher ami , il a plu à V. M. de nous donner, par votre lettre du 19 août, connaissance de l'heureux changement de gouvernement qui a eu lieu récemment dans les états de V. M. , par Tacceptatîon de la constitution d'Espagne, sous quelques modifications. Notre vœu est que cet événement procure de nouveaux avantages et un bonheur constant et parfait, tant à V. M. qu'à ses sujets. En vous félicitant, ainsi qu'eux, à ce sujet , nous sommes convaincu /jue le Tout- Puissant accomplira les espérances que V. M. conçoit pour l'accroissement du bien-être des peuples siciliens ; et nous recommandons du reste avec beaucoup de ferveur à sa protection divine V. M. et le nouvel état de son royaume. De V. M. le bon frère, parent et ami,

Charles- Je Air.

Stockholm, le 16 septembre 1820.

ARTICLE II

Des Lettres de cabinet.

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