I. De V inscription
Dans les lettres de cabinet, moins soumises aux r^les du cérémonial , on se dispense de mettre
en tète ses propres titres. Ceux qu'on donne aux autres en apostrophe sont entre roîs ou princes puissans : Monsieur mon Jrère^ Mon frère , ou Monsieuc; d'un supérieur à un inférieur : Monsieur mon cousin , Mon cousin , ou Monsieur.
Les princes d'un rang inférieur et les républiques donnent aux rois, dans ces lettres, les titres qui conviennent à la majesté royale.
1 1. Du corps de la lettre.
Dans le corps de la lettre on parle de soi au siïigulier; aux inférieurs par le seul pronom vo^/j, aux égaux par les titres qui conviennent à leurs dignités , en observant cependant que les rois iie se donnent jamais le titre de sire entre eux; aux supérieurs enfin par tous leurs titres.
Le début dans les lettres de cabinet est plus familier entre les égaux, plus obligeant envers les inférieurs que dans les lettres de conseil ; mais les inférieurs ne peuvent rien changer aux formes.
m. De la conclusion.
On finit les lettres de cabinet, comme les lettres ordinaires, par quelques expressions obligeantes et ingénieuses. Ces tours varient suivant les relations des personnes.