‹ Cours de tactigueChapitre 27 sur 29 · DU R1P06 DIS TE0UPS · texte numérisé non relu

DU R1P06 DIS TE0UPS

de la pluie et du vent. Lee hommes condamnés à la prison, ou détenus pour cause quelconque, sont confiés à la garde du camp. À cet effet , on dresse en arrière du retranchement le nombre de tentes nécessaires pour les recevoir.

La règle principale à suivre dans le tracé du camp, c*est que le front de handière, ou, en d'autres termes, la ligne extérieure du camp, occupe la même étendue que la troupe en bataille ; et cela non>seulement'pour les corps entiers, mais encore pour chaque subdivision en particulier, de telle sorte qu'un bataillon quelconque dans la ligne trouve, en avant de ses logements, l'espace nécessaire pour 86 déployer, ainsi que les intervalles qui le séparent des bataillons voisins. Il en est de même pour les escadrons de cavalerie, pour les compagnies de carabiniers, et même pour les batteries, quand elles sont placées en ligne, ce qui n'a pas toujours lieu. On est au contraire dans l'usage de faire camper Tartillerie derrière Tinfanterie; elle forme en quelque sorte un petit camp séparé.

Autant que possible, tout le camp pour l'infanterie et la cavalerie, s'établit sur une seule ligne, la cavalerie aux ailes, l'infanterie au centre. Les tentes ou baraques sont alignées d'une extrémité du camp à l'autre, et présentent des rues bien dressées. Le chef peut ainsi , d'un coup d'œil, embrasser le camp dans toute son étendue ; cela contribue au maintien de l'ordre. Il ne faudrait pourtant pas se jeter dans des bas-fonds, ou sur des terrains peu propres au campement, pour conserver cet alignement. Il faut, au contraire, savoir plier le tracé d'un camp , comme un ordre de bataille , aux inégalités du terrain.

Quand l'armée est formée sur deux lignes, il y a aussi deux camps, l'un devant l'autre, La réserve a son camp particulier. Les mêmes règles seront observées dans chacun de ces camps en particulier , comme s'il était seul.

Les Romains, si célèbres par leurs camps, se rangeaient dans un ordre tout différent : ils disposaient leurs tentes en carré plein, et les divisaient par rues qui se croisaient à angles droits. C'est que la nature de leurs armes leur permettait de faire , en peu de temps , une enceinte suffisamment forte autour de ce camp , véritable image d'une forteresse , pour le préserver d'une irruption soudaine. Derrière un parapet de quelques pieds de hauteur , couronné d'une palissade, ils étaient à l'abri des attaques de l'ennemi. Dès lors, ils ont dû adopter cette manière de camper , qui donnait à leurs retranchements le moins de développement ; en sorte qu'en n'employant au travail qu'une portion de l'armée , et la relevant par intervalles, ils pouvaient, sans trop de fatigue, se fortifier chaque fois

qu'ils prenaîeDiuD camp, et souvent chaque jour d'une marche. Ce travail, qui nous semble inouï, était rendu plus facile par Fusage de faire porter aux soldats deux ou trois pieux ou palissades , bien plus légères que les nôtres, et garnies, à une de leurs extrénûtés, de cordelettes ou de courroies pour les lier ensemble. Chaque soldat, plantant lui-même ses palissades, l'enceinte était faite en peu de temps. Il suffisait d'un fossé de cinq à six pieds de profondeur et d'une banquette ou terrasse de quatre pieds de hauteur sur laquelle les palissades étaient plantées jointivement , pour avoir un retranchement à répreuve des armes dont on se servait alors. Il est à présumer que, dans les camps de passage, les dimensions du fossé étaient encore réduites; trois à quatre pieds de profondeur devaient suffire. Le camp était-il de quelque durée , on approfondissait et rélargissait son fossé, en même temps qu'on donnait plus de relief à son rempart et qu'on doublait les palissades. On allait même jusqu'à construire des tours en charpente pour flanquer les parapets, si l'on avait l'intention de se défendre dans le camp.

De nos jours, de semblables opérations sont impossibles, parce que pour faire des parapets à l'épreuve du canon. et qui couvrent suffisamment, il y a à remuer de grandes quantités de terre; pour les armer de palissades il faut dépeupler les forêts. Que si on se contente de simples bourrelets de quelques pieds de hauteur, comme aux gardes du camp, cela ne sera d'aucune valeur contre une attaque sérieuse. On ne se fortifie donc réellement que lorsqu'on doit rester longtemps dans un camp et qu'on en veut défendre la position. Alors on ne néglige rien pour donner aux ouvrages toute la solidité possible; et il vaut mieux en faire peu et les faire bien, que d'en commencer une grande quantité qu'on ne pourra qu'ébaucher ou auxquelles on ne donnera que de mauvaises proportions. Cela ne fait que compromettre la troupe en lui inspirant une fausse confiance et en l'enchaînant à de mauvais parapets , qui ne la protégeront qu'imparfaitement.

Puis donc que nous ne pouvons pas fortifier nos camps à la manière des Romains , il ne nous est pas permis de nous agglomérer comme eux. Il faut nous déployer dans l'ordre de bataille, pour qu'à la moindre alerte la troupe, en sortant de ses tentes, soit prête au combat. Il faut surtout se garder au loin pour empêcher toute surprise, et, enfin, choisir des positions fortes d'assiette, d'un abord difficile.

Dans un pays découvert et uni, la cavalerie campe , comme nous avons dit, aux ailes de l'infanterie, parce que c'est sa place de bataille; mais dans les pays coupés, elle doit être couverte par

llnfanterie, c'est-à-dire, qu'elle campe en seconde ligne ; elle doit encore se placer ainsi toutes les fois qu'elle a quelque attaque soudaine à redouter; parce qu'il lui faut un certain temps pour seller les chevaux et se préparer au combat. Les parcs d'artillerie s'éta* blissent aussi en arrière , car rien n'est plus à redouter que la surprise d'un parc par le désordre épouvantable qui en résulte. Souvent, pour les mieux couvrir, devra-t-on faire camper des brigades sur les flancs et perpendiculairement à la ligne de bataille. C'est principalement lorsqu'on manque d'obstacles naturels pour appuyer les flancs, qu'il faut avoir recours à ce moyen; on supplée par la disposition des troupes à la faiblesse de la position. Quelquefois même , si l'on est entouré d'ennemis et si l'on a presque autant à craindre par derrière que de front, la seconde ligne devra-t-elle camper le dos tourné à la première, de manière qu'avec les troupes en potence sur les flancs, le camp ofirira un vaste rectangle, dont chaque face sera en mesure de recevoir l'ennemi s'il se présente.

Passant maintenant aux détails du camp, nous donnerons les éléments sur lesquels est basé le calcul de son étendue : d'abord nous rappellerons que, pour estimer l'étendue d'un bataillon qui fixe celle du front de bandière , on compte un demi-mètre pour chaque homme dans le rang; c'est un peu faible, mais on a ainsi égard à tous les hommes qui restent en serre-file. Supposons , par exemple, un bataillon de 690 hommes , formé sur trois rangs , chaque rang sera de 230 hommes (en supposant que les serre-files soient aussi dans le rang), lesquels, occupant chacun un demi -mètre, donneront un front de 445 mètres. Telle serait aussi l'étendue du front de bandière. Il n'y aurait plus qu'à tenir compte de l'intervalle qu'on laisse entre les bataillons pour avoir l'espace total occupé dans la ligne par le camp du bataillon que nous avons pris pour exemple. Il n'est pas nécessaire d'une plus grande exactitude dans ce genre de calculs.

Pour l'escadron , on assigne un mètre par cavalier dans le rang , et, comme la cavalerie se forme toujours sur deux rangs, on a Fétendue du front en prenant la moitié du nombre des cavaliers. Les serre-files, qu'il faudrait défalquer du rang, sont pour l'intervalle entre les escadrons , lequel est toujours petit. Ainsi on cmnpterait que le camp d'un escadron de 420 chevaux aurait, y compris l'intervalle, 60 mètres d'étendue.

Actuellement, les tentes de l'infanterie et de la cavalerie sont les mêmes ; elles sont pour douze à seize fantassins , ou pour six à huit cavaliers : ces derniers ayant à soigner sous la tente les harnais de leurs chevaux , ne peuvent pas y entrer en aussi grand nombre.

Les tentas, quand elles sont dressées, ont i",00 de larg^ir et 6",00 de longueur. Mais, si l'on compte les cordes et les {Hquets de tension, les rigoles d'écoulonent qui se pratiquent autour, et les petits intervalles qu'on laisse entre deux tentes voisines, on pourra, dans le calcul , estimer qu'une tente occupe en tout , un espace rectangulaire de 6",00 de large et S^yOO de longueur; ou , pour parier plus exactement, c'est l'espace qui est nécessaire à son établissement. (Yoy. la figure 30.)

Les compagnies placent leurs tentes, moitié à droite, moitié à gauche des rues du camp, de manière que les grands côtés des tentes, sur lesquels se trouvent les ouvertures ou portes, se regardent (fig. 32). Il y a donc autant de mes que de compagnies. Les tentes des compagnies contiguës sont adorées et ne laissent entre elles que des intervalles qui, d'après ce qui précède, n'ontque 2'',00 de largeur. De pareils intervalles subsistent entre les tentes d'une même file. C'est la zone d'un mètre de largeur, que nous avons assignée à chaque tente pour son établissement, qui pourvoit à ces intervalles, en sorte que nous en ferons abstraction dans les estimatioDS qui vont suivre.

Si, en raison de la disposition que nous venons d'indiquer, les rues du camp restaient trop étroites, on mettrait toutes les tentes d'une OMnpagnie sur une seule file; parce que le nombre des files, étant ainsi réduit de moitié, l'espace disponible , qui resterait pour les rues , serait doublé.

La limite qu'on assigne à la largeur des mes est de 6 mètres. C'est-à-dire, que si elles restent au-dessous de cela lorsqu'on campe par demi-compagnies , il faut avoir recours au moyen ci-dessus pour en augmenter la largeur. Les troupes, formées sur deux rangs, ne sont guère exposées à cet inconvénient, parce que leur front est ordinairement assez étendu pour laisser aux rues du camp une largeur convenable.

Pour la cavalerie, les mes ne doivent pas avoir moins de 4 2 mètres ; parce que les chevaux, attachés à des piquets dans les rues, la tète tournée vers las tentes , occupent deux mètres et demi de chaque côté ; on laisse deux mètres d'intervalle entre les tentes et les piquets des chevaux, et enfin il en faut au moins trois , entre les croupes des chevaux, pour un passage dans le milieu de la rue; ce qui fait 12 mètres en tout. Ainsi le minimum de largeur des rues de camp est, pour la cavalerie, double de ce qu'il est pour l'infanterie.

£n avant du front de bandière, et à 40 mètres de distance, sont les faisceaux d'armes. C'est là qu'on plante le drapeau, au milieu

de la ligne. À 42 mètres en arrière des tentes des soldats, sont les cuisines, par demi-compagnies, dans l'alignement des tentes de ces demi-compagnies, et établies parallèlement au camp; 45 mètres plus loin , sont les tentes du petit état-major, dans Talignement de celles des soldats (le petit état-major comprend tous ceux qui figurent dans rétat-major des bataillons, et n'ont pas le rang d'officier; on y joint les musiciens, les vivandiers et les blanchisseuses); 45 noètres au delà, mesurés de tète à tête, sont les tentes des lieutenants et des sons-lieutenants; 45 mètres plus loin encore, sont celles des capitaines. Jusque-là toutes les tentes sont toiH:nées comme celles des soldats, et alignées sur elles ; mais les tentes des capitaines doivent être tournées en face des rues, et placées dans le milieu, de manière à voir facilement ce qiii s'y passe , et à les surveiller dans toute leur étendue.

Enfin , en arrière des tentes des capitaines , et toujours à 4 5 mètres de distance, sont les tentes de Tétat-major faisant face au front de bandière^ comme celles des capitaines.

Derrière toutes les tentes et dans Tendroit le plus propice, on place les chariots et les chevaux de bataillon , ainsi que les latrines des officiers. Les latrines des soldats sont, au contraire, placées en avant du front de bandière , aus^ loin que possible , sans cependant dépasser les gardes du camp : on les entoure de fouillées , et on a soin de les construire dans les endroits les plus bas et les plus cachés. Toutes les distances convenues se prennent très-promptement au moyen de deux cordeaux , Tun pour le front du camp et l'autre pour sa profondeur, sur lesquels sont marqués, par des nœuds de dififérentes couleurs les espaces occupés par les tentes et les rues. On donne à chaque bataillon ou escadron un cordeau de front et un cordeau de profondeur, au moyen desquels les officiers tracent euxmêmes leurs camps particuliers, sur les emplacements qui leur sont indiqués par Tétat-major. On y joint un cordeau de perpendiculaire , pour que le tracé des rues soit bien d'équerre sur le front de bandière. Ce cordeau est composé de quatre bouts liés ensemble et formant un triangle isoscèle avec sa perpendiculaire (voy. la figure 31 ). Il y a une boucle à chaque angle et une au milieu de la base, pour en tendre les diverses parties. Lorsque la base du triangle est placée sur la ligne, la boucle du milieu sur le point, le sommet du triangle donne la direction de la perpendiculaire qui passera par ce point. La longueur des parties est ordinairement de 3 , 4 et 5 mètres. Dans ces proportions, Tusage du cordeau est trèscommode.

Appliquons les données précédentes au calcul de l'espace qu'oc-

cuperait le camp (Tun bataillon fédéral dont la force est de 700 hommes; la troupe étant formée sur deux rangs occuperait 175 mètres, et, igoatant 45 mètres pour l'intervalle d'un bataillon à Tautre, nous trouvons 490 mètres pour retendue du front. Mais il se présente ici une difficulté , c'est que, dans l'ordre de bataille, la compagnie de chasseurs n'entre pas en ligne ; elle se place derrière une des ailes du bataillon. Ainsi donc , contradictoirement au principe , le front de bandière du camp n'est pas égal à celui du bataillon déployé. Cela serait sans inconvénient dans un camp d'exercice, mais il y en aurait beaucoup devant l'ennemi. Il convient donc de réduire cet espacée 470 mètres. Et si l'on fait attention que le service et les maladies réduisent toujours notablement le nonîbre des soldats présents au campV on verra que , même en prenant 20 mètres sur les 470 pour l'intervalle des bataillons, il restera encore assez de place devant les tentes pour recevoir le bataillon déployé, avec les chasseurs en ligne. Nous admettrons donc le chiffre ci-dessus , et nous prendrons 20 mètres pour l'intervalle qu'il faut laisser entre la gauche d'un bataillon campé et la droite du suivant, et 450 mètres pour le front de bandière (fig. 32).

fiiaintenant, le bataillon étant composé de six compagnies, pour chacune desquelles il faut deux files de tentes perpendiculaires au front de bandière , il y aura en tout douze files ; et chacune de ces files occupant , d'après ce qui a été dit plus haut , un espace de 6 mètres, intervalle compris, cela fera 72 mètres à déduire delà longueur du front de bandière. Il restera donc 78 mètres pour Ifê six rues ; chacune de ces rues aura par conséquent 4 3 mètres , ce qui est bien au delà du nécessaire. On voit donc , qu'avec notre organisation fédérale, il n'y a point à craindre d'avoir des rues trop étroites. On pourrait même fixer l'étendue du front de bandière uniquement sur les compagnies qui entrent en ligne, en laissant les chasseurs se rassembler derrière , et avoir encore des rues d'une largeur suffisante. Quand on s'arrangerait ainsi , il faudrait établir une ligne particulière de faisceaux pour les chasseurs, soit en avant, soit en arrière des tentes.

Quant à la profondeur du camp , elle resuite du nombre de tentes qu'il faut mettre à la file pour loger les demi-compagnies. ^11 en faut huit pour 446 hommes, force normale de la compagnie d'infanterie. Gela fait donc quatre pour une demi-compagnie, lesquelles à 8 mètres par tente, tout compris, exigent 32 mètres. Donc :

* On évalue cette rédaction à environ un cinquième. C'est pourquoi une tenté qui réellement ne peut recevoir que douze hommes, compte pour quinze ou seixe.

Profondeur pour les tentes des soldats 32'"

Distance des cuisines aux dernières tentes 42

Distance des tentes du petit état-major aux cuisines. . 45

Distance des tentes des lieutenants aux précédentes. . 45

Distance des tentes des capitaines aux précédentes. . . 45

Distance des tentes du grand état-major aux précédentes. . 45

Largeur de la dernière file des tentes 6

Ainsi l'espace occupé par les tentes d'un bataillon fédérai , campé régulièreiment, est un rectangle de 450 mètres de front, et 440 mètres de profondeur.

Mais si Ton veut évaluer l'espace qu'il faut encore en avant et en arrière des tentes, on aura à réunir les quantités suivantes :

Di^tanoerdeâfaisceaux d'armes en avant des tentes. . . 40°* Distance <)es j^des dti camp en avant des faisceaux . . 4 50 Distance des latrines d'officiers en arrière du grand état-major, au moins 30

A quoi ajoutant l'espace occupé par lea tentes et trouvé ci-dessus égal à 4 4 mètres, nous aurons 300 mètres pour la totalité de l'espace nécessaire ^i profondeur^ pour cam^r l'infanterie. Elle serait gênée sur un plateau qui aurait moins que cela.

Quand la profondeur manque, on peut resserrer lesr intervalles des tentes des officiers, les réduire, par exemple, à 40 mètres, au lieu de ^5 ; on peut faire entrer les tentes de» capitaines dans la ligne de& lieutenants ; on peut même , en cas d'al^lue nécessité, réunir les cuisines dans l'intervalle des bataillons , et mettre les tentes du petit état-major sur leuf emplacement.

Nous avons dit que l'intervalle des bataillons serait de 20 mètres dans un campement fédéral. Le double est néces^ire entre deux brigades. On met ordinairement 50 mètres d'intervalle entre la cavalerie des ailes et l'infanterie. .

Il faut remarquer ici que, lorsque les camps de deux troupes voisines font entre eux un angle, on doit augmenter l'intervalle ordinaire , pour que les tentes de la queiie du camp ne viennent pas se confondre. Si l'angle est renirant, cette précaution n'est plus nécessaire ; on peut , au contraire , dans ce cas , resserrer l'intervalle qnand les localités l'exigent.

La police du camp est confiée à une garde particulière qui bivouaque , comme la garde du camp. Elle est établie dans l'intérieur

36!l DU REPOS DES TROUPES.

à la hauteur des cuisines, et vis-à-vis les intervalles des bataillons, ses armes contre un chevalet. On construit une feuillée pour son bivouac. Il n*y a qu'une seule garde de police par brigade'.

Les camps de la cavalerie sont disposés comme ceux de Tinfanterie , avec cette* seule difiérence que , dans le sens de la profondeur, on laisse, entre les tentes, des intervalles de 4 mètres pour le fourrage. Ainsi il faut ^t mètres en profondeur pour chaque tente de cavalerie. On ajoute une tente surnuméraire dans chaque file, pour séparer les fourrages des cuisines , et Ton y loge les ouvriers, les cantiniers, les conducteurs de chariots. Les chevaux sont attachés à des piquets plantés à % mètres des tentes , et liés entre eux par une corde. On laisse une ouverture devant chaque intervalle de tentes, pour arriver de la rue centrale aux dépôts de fourrages et aux tentes (voy. la figure 33 dans laquelle les petits rectangles ponctués indiquent les espaces occupés par les chevaux).

Le feu étant plus à craindre que dans un camp d'infanterie , on sépare davantage les cuisines des dernières tentes : on les met à 20 mètres. Il n'y a pas de tentes de petit état -major. Les tentes des lieutenants sont à 20 mètres des cuisines; celles des capitaines à 90 mètres de celles des lieutenants. Il n'y a pas , dans Tannée fédérale, de colonels de cavalerie ; c'est le plus ancien capitaine qui est chef de l'escadron; en conséquence il n'y a pas d'autre ligne de tentes.

L'escadron fédéral est composé de deux compagnies , chacune de 60 chevaux , officiers, serre-files et trompettes non compris; il occupe donc 60 mètres, à raison d'un mètre par cavalier. Xolle sera aussi l'étendue, en front de bandière, du camp de l'escadron. Les deux compagnies camperont sur quatre files, formant deux rues. Les tentes prendront 24 mètres sur le front ; et si nous en mettons 4 pour l'intervalle des escadrons, il en restera 32 pour les deux rues, ou 46 pour chacune d'elles, largeur bien convenable. Cette largeur se rétrécit pour des escadrons moins nombreux. Si elle arrivait à la limite de 42 mètres que nous leur avons assignée ^ ou restait au^iessous, il faudrait n'avoir que deux files (to tentes, et pour cela camper par compagnies entièrâs.

* La gurde de polioe peut aussi s'établir dans le milieu du camp dn bstaiUoB, entre les caisiueset les tentes des lieutenants. Le petit état-major n'ayant pss besoin de plus de six tentes, il reste une place vide au milieu du oamp, quî peut être utilisée ainsi. Cela convient surtout quand le nombre des bataillons de labrif0àti flet impair, parce qa'^osi la garde da police se trouve au centre. L'intervalle des bataillons est dégané, ce qui vaut mieux.

fi:

se

DU REPOS DBS TROUPBS. 363

S sont nécessaires à chaque compagnie ^ non compris

fficiers ; savoir, huit pour les ca^liers , à raison de 7 à

. ^ >ar tente, et deux pour les ouvriers, les conducteurs, etc.

éù f im "^^^ cinq' tentes en profondeur, dont quatre à 42 mètres

^'*^ '^'mètres, en tout 56 mètres, et Ton aura, si l'on veut éva-

^ ofondeur du camp, les quantités suivantes :

ice occupé par les tentes des cavaliers , 56°*

^ ^ ance des cuisines aux dernières tentes , SO

n .'1 tance des tentes des lieutenants aux cuisines , 20

itance des terités des capitaines aux précédentes , 20

* *. xgeûr de la dernière file de tentes , 6

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