p. Borl, la Preftnim haromitr'uiue;V9m,\fn
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ce que j'avais écrit sur ce si^et. Vous voyez qu'il y a là une concordance en faveur des inleiprétations que je rit'us de TOUS donner.
J'aurais un mot à dire sur Yozone. On altribue çénéraleraent & l'ozone ou des qualités utiles, ou des qualitvs nuisibles. Je dois dire que rien ne démontre ou l'utilité ou l'inutilité de cet oxygène. Pour ma part, je suis convaincu, d'après ce que j'ai tu dans le laboratoire de Thcnard, que l'employer est dan^reux. On a loujoura pour idéal de respirer de l'ozone. Et tout lemonde croit que si l'air des Toréls est si salutaire, c'est i l'ozone qu'il le doit. Je ne me mets pas en travers desrorte8croyances,JB les partage; mais je pense que l'ozone ne peut rendre de senices vraiment utiles qu'i la condition de se tronver en proportion très faible dans l'air. Pour peu qu'il s'y trouve en proportion notable, il détermine des accidents, de véritables intoxications d'une intensité et d'une rapidité extraordinaires.
Je me rappelle un jour, â l'instigation de P. Thénard, avoir flairé, à plusieurs reprises, un flacon qui renfermait de l'ozone pur. Je ne m'aperças d'abord de rien, mais au bout de quelques instants je fîisprisd'étourdissements. Luimême et son père, après avoir fait la même expérience, avaient éprouvé des aecidenis analogues, mais des plus intenses. Représentez-vous les phénomènes produits par des bouquets de fleurs enfermés dans une diombre et poussés à leur plus haut degré, todb anm l'idée des effets que produit l'wone. Voua Toyei qoa si ui airin i l'introduire dans la thérapeutique, il faudra prendre bcauooqiiilB précautions.
J'en ai fioi avec les inbalations de vigMMMÉHIK- U^i^ il y aurait évidemment a les voies respiratoires des i
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parle pas des substances pulvérulentes, on n'a pas de données sur leurs applications, -r- mais qui peuvent être tenues en suspension dans Teau. Souvenez-vous de l'iinporlance de celte voie d'absorption, et vous comprendrez quels avantages il y a à introduire par là des substances non volatiles. C'est à cela que répond la méthode de la pulvérisation.
Mais ici une question préjudicielle se pose : Est-il nécessaire de poudroyer un liquide pour introduire dans les voies respiratoires les principes fixes qu'il peut tenir en dissolution aqueuse? Ne savons-nous pas combien il est difticîle d'avoir de l'eau distillée? qu'il faut souvent trois distillations pour obtenir de l'eau complètement pure? 11 n'y a rien de plus difficile que de la débarrasser du chlorure de sodium. On a fait des expériences confirmatives et on a montré que si on projette de l'eau de Vichy à la surface d'une pelle rougie et qu'on condense la vapeur, celleci renferme du sesquicarbonate de soude et tous les autres sels de l'eau de Vichy. On a observé aussi que, sur la surface des salles d'inhalations, dans toutes les villes d'eaux, on retrouvait aussi les substances minérales solubles, mais non volatiles, qui sont renfermées dans les eaux dont il s'agit.
11 semblerait donc au premier abord qu'il dût suffire de volatiliser une eau quelconque pour qu'elle entraînât les principes qu'elle tenait en dissolution. Oui, cela est vrai, au point de vue de la science pure, et Thénard a montré que c'est quand l'opération de la distillation est mal conduite, quand les bulles éclatent à la surface du liquide et qu'il y a une Certaine quantité d'eau entraînée, qu'on voit alors l'eau du condensateur renfermer les substances minérales fixes; mais qu'au contraire, quand l'opération est bien conduite, les ma-
Le^m.] PULVËRESATEOX DES LEUL'EDES. 137
ttèrcj fixes ne passent pas à la disLilIatîon. Gela vous montre qu'il ue fiiudrait pas vous fier à la simple volatilisation pour faire }iénélrcr dans les voies respiratoii-os des proportions considérables de principes solides et fixes.
C'est à ce desideratum de la tliérapcu tique que répond la pulvérisation qui a été iniaginôc par Sales Girons' et pour l;i réalisation de laquelle le directeur des eaux minérales de Pieri'efonds a fait tout de suite fabriquer un inslrunienl. C'est en somme un corps de pompe donnant un jet qui détermine une poussière plus ou moins fine. Ces appareils ont été très modifiés quanta l'aicent moteur et quant aui difTércnles parties du mécanisme, et ces différents perfeclionnements ont uni par donner naissance i des modifications très remarquables quant aux qualités du liquide obtenu primitivement. Dans les premiers temps on a obtenu surtout des gouttelettes visibles et tangibles; lorsqu'on mettait (a main devant les appareils, on sentait une percussion manifeste al on voyait des gouttes brillantes qui, frappées par les rayons du soleil, donnaient les couleurs du spectre. Au fur et à mesure que les appareils se sont perfectionnés, on a fini pnr avoir une espèce de brume, de buée, une sorte de nuage rappelant ce que vous voyez avanl le lever du soleil au-dessus des régions marécageuses. C'est tout à fait cela que vous obsen'ez avec les bons appareils d'aujourd'liui. On peut dire qu'on obtient une véritable nébulisation, une brumilîcation, une sorte de vapeur vésîculaire pour ainsi dire. Xinsifte sur la comparaison, non pas que jecroieque les va-
I. Sak> GiroiUr Tliiurit pliyniùtugiqu» é» h Iw roiet rM|HivlDir»(OiiII. df lAcad de wcd.,iftj PfrùaUur ia liiiitidu iBail. de f XXX, p. 967).
4» PtLTÉRISÂTION DES LIQUIDES. [Neavième
peurs dont je parlais tout à Theare, et qui constituent les nuages, soient vésiculaires ; on les nomme vapeurs vésiculaires; mais je m'en réfère à M. Jamin, qui, lui, sans le< croire vésiculaires, assimile néanmoins l'aspect des brumes aux vapeurs dites vésiculaires. Pour moi, je me les représente comme constituées par des molécules ténues, dont chacune est le centre d'un petit système particulier.
C'est ce que vous voyez dans les poussières solides qui, malgré leur densité, lorsqu'elles sont d'une ténuité extrême, peuvent être emportées au loin ; c'est là ce qui se passe quand les poussières des volcans sont entraînées. Vous savez que la poussière du Sahara traverse si bien la Méditerranée, que lorsque le simoun souffle, on voit Marseille se couvrir d'une poussière particulière qui certes ne vient pas de ses environs. Par conséquent ces poussières, même conslîUièes par des corps très denses, sont d'une légèreté excessive et probablement par la raison que je viens de dire.
Quand vous avez obtenu cette brumification, cette division excessive de l'eau, alors cette brume d'une nature particulière présente des qualités différentes de celles que présentaient les pulvérisations grossières qu'on obtenait par les premiers instruments : petites gouttelettes visibles, formant des spectres et que vous ne pouvez faire pénétrer qu'à une petite profondeur dans l'intérieur d'un tube de verre, parce que vous voyez les gouttelettes s'attacher à la première portion du tube. Au contraire, avec une brume, vous pouvez voir le nuage s'engageant dans un tube très long, parcourir ce tube et sortir par un petit pertuis comme le ferait la fumée ou les gaz de la combustion.
Cette expérience, qui a été faite dans ces dernières années par Sales Girons, est très démonstrative. Il a simulé la tra-
Leçon.] EXPÉRIENCES. 139
chée et les bronches par un long tube de verre se birurquant à une certaine hauteur, el dont les branches de bifurcation se terminaient par des extrémités ef&lées à ht lampe* U a introduit de la poussière d'eau brumiiiée; celte poussière d*eau, tout à fait semblaUe à une brume, s'engageait dans le tube, elle y remontait et sortait par les petits pertuis, & la manière d'une Tumée, d'un gaz visible. Vous comprenez que, dans ces conditions-là, il n'y a pas de raison pour que Tair chargé de cette brume ne pénètre pas avec elle jusque dans la profondeur des voies respiratoires.
La démonstration expérimentale est faite ; je viens de vous démontrer qu'il était très probable qu'en se plaçant dans des conditions analogues, on pouvait démontrer que la brume se comportait à la manière d'un gaz.
Eh bien, des expériences ont été &ites avant qu'on eût réalisé les appareils si perfectionnés dont je vous parlais tout à l'heure. Les premières l'ont été par Ossian Henry. Ossian Henry expérimentait sur des lapins et leur faisait respirer une solution pulvérisée de sulfate ferrique. Puis venant ensuite i sacrifier l'animal, il ouvrait les voies respiratoires et mettait en contact avec les différentes régions une baguette chargée d'une solution de tanin. Tanin, sulfate de peroxyde de fer, cela donnait de l'encre, et celte encre, on l'a produite jusque dans les parties les plus avancées de l'arbre respiratoire. Ces expériences ont été reproduites par Gratiolet qui a vu les mêmes foits.
Elles ont été faites à nouveau par DemarquayS qui avait un grand entrain pour l'étude de la science expéri-
1. Demarquay, de la Pénétration des Uquides jmlvérUés dans tes voies resjnraioires (BtUL de r Académie de médecine, U sept. 1861).
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mentale. Il a employé également le perchlorure de fer et le tanin. Il s'y prenait de la manière suivante : il faisait respirer une solution pulvérisée de perchlorure de fer à ud lapin, le mettant à 0ïf%20 ou 0*%30 de l'appareil ; il V\ tenait une minute, puis il le faisait reposer. Il le rephçait ainsi à plusieurs reprises, puis enfin le sacrifiait. Aloi^, avec une baguette trempée dans le cyanure de potassium, il constatait que, dans tout le poumon, il y avait du sel de fêr. Il en a trouvé jusque dans le parenchyme pulmonaire.
Mais ici il faut prendre une petite précaution semblable à celle que recommandait Claude Bernard quand il s'agissait de rechercher le cyanure jaune de potassium dans l'estomac : il faut ajouter une certaine proportion d'acide au parenchyme pulmonaire. Car, quoique le perchlorure de fer soit coloré, il n'y était pas en quantité assez considérable pour être facilement décelé. Et je vous dirai plus tard que, le poumon est si bien touché par la pulvérisation, que, dans un certain nombre de cas, il s'y développe des inflammations plus ou moins graves.
Par conséquent, vous le voyez, ces expériences sur les animaux sont tout à fait démonstratives. Il y en a une qui n vous le paraître plus encore. Elle a été exécutée en présence d'une commission dont faisaient pailie Poggiale * et Gobley. Elle eut lieu à l'hôpital Beaujon, sur une infirmière qui, à la suite de la trachéotomie, avait conservé une dyspnée considérable. Elle avait une paralysie des cordes vocales et surtout de la gauche, ce qui fit qu'on lui avait laissé sa canule. On lui mit un appareil pour clore l'orifice de la Ira-
1. Poggiale, <ie la Pulvérisation des eaux minérales et médicamenteuses (Bull, de VAcad, de wiéd., janvier 18G2, loinc XXVIÏ, p. 287, 799, 815).
Leçon.] PULVÉRISATION DES LIQUIDES. 141
chée, et on lui fit inhaler les vapeurs pulvérisées d'une solution de tanin. Quand l'inhalation parut avoir duré assez longtemps, on la débarrassa de l'appareil qu'elle avait autour du cou, et alors on reconnut que si on venait à toucher l'intérieur de la trachée avec du perchlorure de fer, on obtenait de l'encre. Par conséquent voilà une expérience contre laquelle il n'y a rien à objecter. Il est donc évident que les solutions pulvérisées, et j'ajoute, surtout si elles sont brumifiées, pénètrent non seulement dans la partie supérieure des voies respiratoires, mais aussi jusqu'aux alvéoles pulmonaires. Ce fait étant démontré, il s'agit de savoir s'il y a des conséquences à en tirer. D'abord pénètret-il beaucoup de substance? Oui, et assez pour que dans un certain nombre de circonstances on ait obtenu des résultats des plus remarquables.
Mais avant d'arriver aux applications, il faut que je vous dise un mot des modifications subies, soit dans leur composition chimique, soit dans leur température, parles liquides employés, parce que de ces connaissances résulteront des indications pour la thérapeutique.
Lorsque la proportion des principes solides d'abord en dissolution, soit dans la solution artificielle, soit dans l'eau minérale, est faible, ce sont à peu près les mêmes proportions de ces mêmes substances qu'on retrouve dans l'eau pulvérisée. S'agit-il de l'eau d'Enghien ou de Pierrefonds, on y retrouve le sulfure de calcium en totalité, le carbonate de chaux, le chlorure de calcium, le sulfate de chaux, de magnésie ; enfin tous les sels fixes se retrouvent dans l'eau brumifiée, et dans les mêmes proportions. Voilà le résultat des expériences d'Ossian Henry confirmé par Poggiale. On a aussi essayé de se rendre compte de la proportion de prin-
ut PULVÉRISATION DES LIQUIDES.
cipes volatils que pouvaient perdre ces mêmes eaux. Et Toi a constaté que dans les eaux sulfureuses calciques, Oj avait environ un peu plus de la moitié du gaz qui se de^ gageait. Mais ce fait n'a aucune importance au poini de me thérapeutique, parce que Thydrogène sulfuré est tonjomi abondant.