ROLE DES GAZ
suivante pour un lavement de nitrate d’argent : Nitrate d’argent 0gl',25, 0sr,50, eau albumineuse 60 gr. Ensuite on ajoute, au moment de s’en servir, 120 gr. d’eau tiède. C’est là le véritable moyen d’employer le nitrate d’argent en lavement, grâce à la facullé qu’il possède de se dissoudre à la * faveur de l’albumine.
Nous comprenons donc maintenant comment ces matières albuminoïdes, qui sont en si grande abondance dans le tube digestif, peuvent dissoudre le calomel qui pénètre dans l’organisme à l’état d’albuminate de protochlorure de mercure et se comporte comme calomel. Ce que je vous dis de lui s’applique au protoiodure de mercure, au soufre, au phosphore, toutes substances solubles dans le mucus et dans les matières albuminoïdes.
Ajoutons à cela que dans le tube digestif il y a aussi des gaz très abondants : de l’hydrogène sulfuré, du sulfhydrate d’ammoniaque dans certains nas. C’est vous dire que là il n’y a pas d’oxygène, car alors il n’y aurait pas d’hydrogène sulfuré ; il serait brûlé. C’est pour la même raison que dans les eaux minérales sulfurées il n’y a jamais d’oxygène. L’intestin renferme aussi dans certains cas de l’azote.
Cet hydrogène sulfuré est aussi une cause de mutations dans ‘les formes médicamenteuses, lorsque des sels métalliques, ayant franchi la première partie du tube digestif, arrivent dans le duodénum, et dans la portion de l’intestin grêle où déjà existent des matières fécaloïdes ; à partir de ce moment les substances salines dont il s’agit, peuvent se transformer en sulfures de métaux, sulfures de fer, de bismuth, de zinc. Ceci a son importance aussi, parce que c’est une manière de neutraliser l’action de ces substances actives. Les sulfures sont très insolubles et parcourent le tube digestif
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^322 TRANSFORMATION DES MÉDICAMENTS [Yingt-et-unième
comme s’ils n’étaient pas, puisque les corps n’agissent qu’à la condition d’être dissous. Mais il y a une autre importance, c’est que les matières fécales révèlent par leur coloration l’excès de principe actif introduit.
On croit généralement qu’il faut des doses assez considérables de fer pour restaurer les globules, on en donne * presque toujours trop. Ainsi on donnera souvent de l’oxyde de fer ou du fer réduit à la dose de 0Sr,50. Ce sont des doses massives et superflues. De même pour les eaux minérales qui sont très fortes : Spa, Orezza, Forges-les- Bains, laissent toujours un excès de fer, et on reconnaît les sujets qui ne les utilisent pas à la couleur de leurs garderobes. Le médecin recommande alors de diminuer la quantité d’eau introduite.
Il y a encore là une particularité à vous signaler : c’est que ces sulfures donnent le change, dans un certain nombre de cas, relativement à la possibilité d’hémorragies intestinales. Vous savez que le sang altéré, soit par les acides, soit par ’hydrogène sulfuré, devient noir. On est alors en quête de savoir s’il y a eu hémorragie intestinale quand on a donné de ces substances produisant un sulfure noir, et on est embarrassé. De même le sous-nitrate de bismuth, dans la diarrhée, noircit les matières fécales, ce qui est un inconvénient quand on l’administre dans la fièvre typhoïde. C’est pour cela que j’avais proposé de donner l’oxyde de zinc en guise de bismuth. C’estun absorbant très bon pourles acides et les gaz et qui, par conséquent, pent rendre les mêmes services. Seulement, il y a ici une difficulté dont j’ai triomphé en partie, en associant l’oxyde de zinc à une substance qui soit capable d’absorber plus vite que lui les acides de ’estomac, à du carbonate de soude. Voici, en effet, l’écueil:
leçon.]