VINGT-DEUXIÈME LEÇON
Albumine et chlorures alcalins. — Arsenic.
Albumine et chlorures alcalins, rôle de l’albumine, absence d’un certain nombre de phénomènes chimiques dans l’organisme, oxydation, dédoublement. — Arsenic.
Messieurs,
J’ai essayé, dans la dernière partie de la précédente leçon, de vous faire comprendre l’importance des matières albuminoïdes ; je vais vous montrer ou du moins vous indiquer que l’albumine et les chlorures alcalins jouent le même rôle de substances dissolvantes, lorsque les médicaments sont introduits par la voie du tissu cellulaire sous-cutané ou profond, ou bien lorsqu’ils sont mis en contact avec la peau dénudée.
Dans ces conditions-là, les mêmes phénomènes que nous avons vus se passer dans le tube digestif au contact des matières albuminoïdes se passent aussi à la surlace de la peau, par exemple lorsqu’elle est couverte d’un vésicatoire qui ne donne plus qu’une sécrétion extrêmement faible. Si bien que des substances qui ne sont pas notablement solubles, comme le calomel, l’oxyde d’or ou l’or réduit, l’oxyde de fer même, peuvent à la rigueur entrer en dissolution à la faveur, et des chlorures alcalins, et des matières albuminoïdes qu’elles rencontrent dans les différentes régions où on les applique.
Mais il faut convenir que de toutes les régions par lesquelles on peut faire pénétrer des substances médicamenteuses, il n’en est pas qui soient mieux dotées que l’estomac. Ainsi, de l’alun peut se combiner avec l’albumine, et cette combi-