‹ Cours de thérapeutique, professé à la Faculté de MédecineChapitre 30 sur 148 · MUQUEUSE UTÉRINE · texte numérisé non relu

MUQUEUSE UTÉRINE

rapidité qu’on peut le retrouver dans les urines au bout d’une minute et demie, quatre au plus tard.

Néanmoins, je ne vous conseille pas de vous servir de cette voie d’introduction pour les médicaments. Nous sommes obligés quelquefois de recourir à des applications topiques sur le col, rarement nous allons jusqu’à la cavité utérine, et la prudence nous y convie, car il se produit quelquefois des accidents fâcheux lorsque l’on introduit dans la cavité utérine des substances qui peuvent produire des effets irritants, et vous verrez tout à l’heure que ces effets irritants se produisent par des substances qui, au premier abord, paraissent in offensives.

Lorsque l’on a introduit dans la cavité utérine des injections médicamenteuses, on s’est aperçu dans un certain nombre de cas qu’il survenait presque instantanément, des phénomènes de malaise, des vomissements, qui indiquaient ce que généralement on appelle de la péritonite, phénomènes qu’on a vus quelquefois prendre une haute gravité et créer un véritable danger pour la femme.

Sans doute en prenant des précautions, en ne poussant pas très énergiquement l’injection, on peut arriver à diminuer les inconvénients, à conjurer les accidents, mais enfin on n’est jamais sûr de ne pas donner lieu à ces phénomènes de péritonisme que je viens de signaler. Et lorsque ces phénomènes se produisent un temps assez long après l’opération, ils reconnaissent souvent pour origine la cause que je vais vous indiquer. Lorsque vous faites une injection intra-utérine et que vous produisez des accidents graves, sont-ils dus nécessairement aux qualités essentiellement irritantes des substances introduites? Non. Vous pourrez introduire dans la cavité utérine de l’eau distillée et déterminer les accidents

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les plus graves. J’ai eu l'occasion de rappeler bien des fois l'observation d’un malade de Trousseau : ce malade avait une affection du péritoine qui communiquait avec le dehors. Trousseau le traitait par des injections mucilagineuses, telles que la décoction de guimauve et de pavot. Un jour qu’il y avait eu une petite irritation manifestée par le péritoine, il lui vint l’idée, pour empêcher cet inconvénient, de faire des injections avec de l’eau distillée. Ce malade eut alors une péritonite suraiguë. Cela pouvait paraître étonnant, mais cela ne l’est pas, attendu que les irritants ne sont pas des corps doués de qualités irritantes, qui soient inhérentes à leur nature.

Est irritant tout corps qui possède des propriétés très différentes de celles des corps en contact normalement avec un organe. Est excitant à plus forte raison tout corps dont les qualités sont très différentes de celles d’un organe quelconque.

Je vais vous donner un exemple : voici la vessie qui, lorsqu’on a chaud, est impressionnée par le froid. Vous avez chaud, vous sortez de votre lit, et vous êtes pris de l’envie d’uriner. Vous êtes exposé au froid depuis longtemps, vous vous mettez devant le feu en hiver, et cela vous donne envie d’uriner. Qu’est-ce donc? C’est un changement dans les conditions où se trouve depuis un certain temps l’organisme.

Il en est de même pour le péritoine. Lorsque vous versez dans le péritoine un liquide qui ressemble par ses caractères de douceur à la sérosité péritonéale, le péritoine le tolère. Mais si vous introduisez de l’eau distillée, c’est-à-dire de l’oxyde de ce métalloïde qu’on appelle hydrogène, alors c’est une irritation des plus vives. C’est ce qui arrive lorsque vous mettez de l’eau distillée dans l’œil; elle y produit

Leçon.] MUQUEUSE UTÉRINE.

une sensation de chaleur; au contraire l’eau salée, c’est à-dire en tout semblable fondamentalement aux larmes, ne produit aucune sensation. Je vous dis cela pour vous faire comprendre que vous ne serez pas à l’abri d’accidents, par cela seul que vous vous serviriez, dans les injections utérines, de substances inoffensives. A plus forte raison, si vous introduisez dans l’utérus du percblorure de fer, comme cela a été fait pour les tumeurs fongueuses.

C’est un mauvais procédé. Il vaut mieux employer, comme M. Richet, la cautérisation au nitrate d’argent, parce qu’alors vous êtes sûr de ne pas produire une distension à la faveur de laquelle il peut pénétrer de la substance liquide dans l’intérieur des trompes, pénétration qui entraînerait une irritation des plus violentes, des phénomènes de péritonisme et plus tard une péritonite véritable.

On a beaucoup discuté sur la manière dont se produisaient ces phénomènes. Celle que je viens d’indiquer me semble la plus vraisemblable.

Dans certains cas, l’inflammation de l’utérus peut se transmettre de celui-ci aux trompes et delà au péritoine.

Il y a aussi un autre moyen d’action de la part de l’utérus sur le système nerveux sympathique. C’est une sorte d’action réflexe, sympathique, comparable à celle que vous voyez se développer, avec tant de fracas, lorsque vous pratiquez le cathétérisme. Lorsque vous introduisez une sonde, alors qu’il n’y a pas dans l’urètre d’obstacle matériel, mais par exemple une paralysie de la vessie, il se peut que vous déterminiez par là une excitation qui se traduit par des accès de fièvre a forme intermittente, tout à fait comparable à la fièvre palustre. C’est un retentissement sympathique; et c’est par la même voie qu’une uréthrite parvenue dans la profondeur,

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détermine ces phénomènes qu’on a appelés rhumatisme blennorrhagique; rhumatisme dans lequel on démontre si bien l’influence de l’affection uréthrale sur le système sympathique, que lorsque vous examinez les urines des malades, vous y développez du bleu comme chez les sujets qui ont des maladies abdominales : preuve incontestable du retentissement de l’affection sur le système nerveux sympathique abdominal.

En poursuivant l’étude des voies d’introduction qui sont tapissées par des muqueuses, j’arrive à vous dire quelques mots de l’appareil oculaire. Cornée et conjonctive sont, des lieux où l’absorption se fait d’une manière active. Nous savons que le cornée §e nourrit par voisinage. Les culs-de-sac conjonctivaux absorbent très bien, ce qui est une raison pour en faire une voie d’absorption. Je vais vous en parler parce qu’ils vous arrivera quelquefois de voir des effets diffusés de substances placées sur l’œil. Ce sont les ophtalmologistes qui ont été témoins de ces faits. 11 n’est pas très rare que, lorsqu’on emploie un collyre mydriatique, c’est-à-dire l’ atropine (puisque jusqu’à présent on n’a employé qu’elle), non seulement on obtienne une dilatation de la pupille du côté sur lequel on a appliqué le médicament, mais qu’on détermine des phénomènes de sécheresse de la gorge, de soif, des troubles visuels dans l’œil sain. Et dans un certain nombre de cas, on a vu les sujets pris de ce délire fantastique qui caractérise l’atropisme, quand il est poussé un peu loin. Cela prouve que l’absorption s’est effectuée, non pas uniquement par la conjonctive ou la cornée, mais aussi par le sac lacrymal et par les fosses nasales.

Lorsque vous aurez à obtenir la mydriase et que vous emploierez un collyre à l’atropine un peu fort, il faudra avoir

Leçon.] APPAREIL OCULAIRE. FOSSES NASALES.

soin de n’introduire à la fois qu’une petite quantité de ce collyre et de ne pas le verser larga manu , comme on le fait très souvent. Je dirai même qu’il ne faut pas prescrire une solution concentrée; très souvent on a dépassé la mesure. Ainsi il y a des ophtalmologistes qui prescrivent 0gr,20 d’atropine pour 20 grammes d’eau. C’est là une dose au moins quatre fois trop forte : avec 0*r,05, vous aurez les résultats dont vous avez besoin.

Ce que je dis de l’atropine je le dirai également de la daturine, qui, pour certains praticiens, doit avoir la préférence.

On peut aussi faire la même recommandation pour ce nouvel alcaloïde que j’ai déjà nommé ici, la duboisine, qui n’est pas encore dans le domaine courant de la thérapeutique, qui va y entrer et qui agit comme l’atropine.

J’en dirai autant de toutes les substances myosiques, de résérine, de la picrotoxine que jamais on ne doit employer sous des formes trop concentrées.

Je vous ai dit que les fosses nasales étaient une voie d’absorption.

Le pharynx est également au nombre des muqueuses qui peuvent absorber. On a même mis sur son compte des absorptions qui ne lui appartiennent pas. Ainsi certains phénomènes de narcotisme chez les grands priseurs. On a dit que ce tabac qui était là adhérent, retenu par des mucosités, laissait absorber ses principes actifs et qu’il en pouvait résulter des accidents. Mais les priseurs déglutissent le tabac, et c’est bien plutôt par les voies sous-diaphragmatiques que l’absorption s’effectue.

La trompe d’Eustache, la cavité tympanique sont aussi des voies d’absorption. Les médecins qui s’occupent des maladies

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de ces organes ont eu l’occasion de voir les phénomènes diffusés ordinaires aux substances employées, notamment à l’atropine. Mais c’est malheureusement surtout la syphilis qu’on a introduite par cette voie, et il y a un médecin qui a empoisonné de cette façon un certain nombre de jeunes et jolies femmes, que Ricord a eu plus tard l’occasion de voir. Mais ce ne sont pas là de bonnes voies d’absorption pour les médicaments.

J’arrive aux voies respiratoires proprement dites, car quand je parle des fosses nasales et du pharynx, ce n’est qu’un vestibule commun, ce ne sont pas les voies respiratoires. Le larynx, la trachée, les bronches, enfin les alvéoles pulmonaires, voilà les véritables voies respiratoires. C’est là certainement une des surfaces qui offrent le plus de facilité pour l’absorption médicamenteuse, et le nombre des médicaments introduits par celte voie va toujours croissant, non seulement parce que la chimie nous dote de substances volatiles très actives, mais parce que nous avons maintenant à notre service la pulvérisation des liquides, qui permet d’introduire non seulement des substances volatiles, mais même des substances stables qui ne possèdent pas la faculté de se gazéifier. Voilà pourquoi celte voie devient de plus en plus utile.

On peut introduire par les voies respiratoires des gaz et des vapeurs; on peuty introduire des liquides ou pulvérisés ou à l’état fluide. On peut introduire aussi des solides les uns en dissolution dans un liquide, les autres à l’état pulvérulent.

Parlons d’abord des gaz et des vapeurs. 11 suffit de connaître la physiologie de la respiration, dans la partie essentielle de son histoire, pour comprendre que les gaz doivent s’introduire très facilement dans les voies respira-

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VOIES RESPIRATOIRES

toires, puisque c’est là que se font les échanges gazeux entre le sang et l’atmosphère.

Il y a des expériences de tous les instants qui vous le montrent. Alors par exemple que vous couchez dans une chambre récemment peinte, votre urine sent la violette. Il suffit même d’être resté deux ou trois heures dans cette chambre pour que le fait se produise. Non seulement l’absorption s’effectue, mais elle est très rapide.

Elle avait été observée de longue date par Magendie qui avait fait voir que le plomb , c’est-à-dire ces accidents formidables, presque toujours mortels, qui se produisent chez les sujets qui descendent dans les fosses d’aisance, était dû à l’introduction de l’hydrogène sulfuré dans le sang.

C’est Cl. Bernard, son élève, qu’il faut toujours citer quand il s’agit d’expériences bien faites, qui a démontré pourquoi celte intensité d’action était si formidable par l’hydrogène sulfuré. Il a fait voir que si l’hydrogène sulfuré était à peu près inoffensif lorsqu’il est absorbé par la muqueuse digestive, comme cela a lieu pour les eaux sulfureuses, c’est qu’il peut être incessamment exhalé par le poumon au fur et à mesure de son introduction. Au contraire lorsqu’il contracte des combinaisons avec les globules, alors arrivent les accidents les plus graves, puisque la respiration est tout à coup suspendue et qu’elle ne peut l’être sans que tous les phénomènes vitaux s’arrêtent du même coup.

La preuve encore de celte instantanéité, vous la trouvez dans les anesthésiques, car vous savez que quelquefois il suffit de quelques inhalations de chloroforme pour que l’intoxication se manifeste.

Quant aux liquides, leur absorption est aussi extrême-

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ment active. C’est ici que l’imagination est étonnée de la rapidité avec laquelle cette absorption s’effectue et de la quantité énorme de liquides qui peuvent disparaître quand ils sont injectés dans les voies respiratoires. Ainsi on a introduit 30 grammes d’eau dans le poumon d’un lapin, 200 dans celui d’un chien. On a introduit de 10 à 15 litres d’eau dans le poumon d’un cheval sans aucun accident. Cette eau est absorbée rapidement. Et les choses vont si vite que M. Colin, d’Alfort, qui passe sa vie à faire des expériences, a démontré qu’on peut établir un courant constant, c’est-à-dire verser incessamment du liquide par la trachée d’un cheval dans ses poumons, et qu’on peut arriver à le tuer sous l’influence des modifications ultérieures que cette eau détermine dans le sang et dans les tissus, sans qu’il reste trace de liquide dans les poumons quand l’animal meurt. Vous voyez avec quelle rapidité se fait l’absorption des liquides dans les voies respiratoires.

Quand des corps solides sont en dissolution dans cette eau qui pénètre dans les voies respiratoires, il est clair qu’ils sont absorbés avec elle. On a expérimenté et on a retrouvé les différentes substances usitées dans ces expériences au bout d’un temps très court. On a également déterminé de la sorte des empoisonnements par ces alcaloïdes très actifs dont les phénomènes caractéristiques ne peuvent être méconnus par personne, par exemple la strychnine ou l’atropine. On introduit de l’atropine dans les voies respiratoires d’un animal, et on voit immédiatement les phénomènes de l’atropisme se produire avec soif et délire, car les animaux ont du délire visible pour ceux qui savent le comprendre. De même, avec la strychnine, dans l’espace de quelques minutes, on voit des phénomènes tétaniques survenir, et l’animal peut mourir si

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VOIES RESPIRATOIRES

la quantité est suffisante. Lorsque l’on emploie des substances destinées à démontrer tout simplement la rapidité de la circulation, comme l’iodure de potassium, on constate que c’est au bout de trois, quatre minutes, que cet iodure de potassium introduit par les bronches, apparaît dans burine. Voilà donc une excellente voie d’absorption; je ne fais que poser les jalons physiologiques, nous parlerons plus tard des applications.

Mais si les corps sont à l’état solide, à l’état de poussière, est-ce qu’ils peuvent pénétrer dans l’arbre aérien jusqu’aux extrémités des bronches? Au premier abord la chose paraît assez difficile : car si la voie était largement ouverte, nous serions sans cesse exposés à des risques, et il y aurait beaucoup plus d’accidents graves que nous n’en voyons.

Néanmoins cette introduction de poussières se produit, et on connaît depuis trop longtemps les accidents auxquels sont exposés certains hommes faisant des métiers dangereux, pour qu’on n’en soit pas sûr. Par exemple, les cardeurs de laine sont sujets à des bronchites, à des phtisies, et quand on fait leur autopsie on trouve dans les poumons des débris de laine qu’ils ont inspirés. Il en est de même pour les tisseurs de coton teint en couleur d’aniline, couleur très dangereuse. Les parcelles de ce coton coloré qui sont introduites dans les voies respiratoires, déterminent des accidents bien connus des gens qui s’occupent d’hygiène. Il en est de même pour les casseurs de pierres, les piqueurs de meules. De même enfin pour les monteurs en bronze, et Tardieu a fait en 1854 un mémoire remarquable, dans lequel il établit la gravité des accidents éprouvés par les fondeurs en bronze qui se servaient de la poussière de charbon renfermant de la silice (1).

(1) Tardieu, Annales d'hggiéne publique et de méd. lég. 1854.

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Je ferai une petite réserve, c’est que ces ouvriers, comme les autres, mettent tout sur le compte de leur profession, et que quelquefois les résultats de l’observation clinique sembleraient leur donner raison alors qu’il en est tout autrement.

Je me rappelle un cas de ce genre, dans lequel il s’agissait d’un ouvrier qui avait les apparences d’un tuberculeux, et qui finit par succomber dans un état de phtisie, sans tubercules proprement dits. Il avait, à la partie inférieure des poumons, des calculs qui semblaient formés par les poussières qu’il avait respirées. Je fis remarquer qu’ils n’étaient pas lourds, et j’en fis l’analyse avec M. Berthelot. Nous trouvâmes que ces calculs n’étaient pas formés par de la silice, mais par des phosphates et des carbonates terreux. Il y avait là une difficulté, car on dit que les phosphates et les carbonates terreux sont solubles dans l’acide acétique concentré, et ceux-ci ne s’y dissolvaient pas; cela tenait à ce qu’ils étaient invisqués d’une matière albuminoïde qui les empêchait d’être atlaqués. Mais soumis d’abord à la chaleur, ils se dissolvaient. Vous voyez qu’il faut faire quelques réserves relativement à la fréquence de ces accidents.

Il y a un fait qui nous intéresse un peu plus que ceux-là et qui démontre l’introduction des poussières dans les voies respiratoires : c’est celui de cet élève en pharmacie qui ne pouvait pas pulvériser d’ipéca sans être pris d’asthme. Ces accès d’asthme étaient évidemment en rapport avec l’introduction de cette fine poussière d’ipéca, qui forme des nuages très ténus.

Voilà des preuves de l’introduction des poussières dans les voies respiratoires. Que deviennent ces poussières? Parfois elles forment des calculs, mais elles peuvent à la rigueur pénétrer dans les vaisseaux et arriver dans les ganglions.

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VOIES RESPIRATOIRES

Les choses se passent pour elles comme pour les bactéridies du charbon, qui s’arrêtent dans les ganglions.

A cette question s’en rattacherait une autre très étrange, qui a fait beaucoup de bruit. C’est celle de la transmission de la tuberculose par contagion. On a vu pénétrer ces matières dans les poumons! et l’auteur de la doctrine, M. Villemin1, pense que même un voile acheté chez une revendeuse a pu donner la tuberculose à une femme. C’est là un domaine dans lequel nous n’avons pas à entrer. Je me contente, dans ce moment-ci, de vous faire constater l’entrée des poussières dans les voies respiratoires, et j’arrive aux applications à faire de ce fait à la thérapeutique.

On a utilisé les voies respiratoires par bien des procédés et on leur a donné bien des noms : fumigations, inhalations, humages. Cette voie a été utilisée dès les premiers temps de la médecine, car dès ces époques on a fait respirer aux malades, tantôt de la vapeur d’eau simple, tantôt de la vapeur chargée de principes aromatiques. On leur a fait aussi respirer des vapeurs fournies par des substances telles que le benjoin, l’encens.

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