QUATORZIÈME LEÇON
Injections hypodermiques.
Historique (suite). Substances qu’on peut injecter.
Des seringues à injection.
Alcaloïdes et glycosides, curare, sels minéraux, substances nutritives, sérum du sang, peptones.
Conditions physiques de l’injection, solubilité, eau, alcool, glycérine.
Conditions chimiques de l'injection : rôle des acides, solubilité plus grande des sels, exceptions.
Rôle des alcalins, correctifs, albumine, acide bromhydrique.
Du titre des solutions, injections au cinquième : ergotine, quinine, quinoïdine. Injections au dixième : curare, conine, conicine. Injections au cinquantième : morphine, vératrine, strychnine. Injections au cinq-centième : atropine, duboisine, daturine, nicotine, ésérine, aconitine.
Messieurs,
Je dois vous parler de l’ère pour ainsi dire moderne de la méthode hypodermique. Elle commence à cette date de 1845-46 où Pravaz, de Lyon, imagina d’introduire dans les anévrismes une solution plus ou moins concentrée de perchlorure de fer, de manière à provoquer la coagulation du sang et à guérir par là la tumeur.
Il est vrai qu’en 1844 il paraît avoir été fait à Dublin une tentative de ce genre, c’est-à-dire qu’on avait essayé d’introduire sous la peau une substance médicamenteuse.
Mais ce ne fut véritablement qu’en 1 853 que fut créée la véritable méthode hypodermique. Elle est due à Wood; non pas à celui de Philadelphie, qui est l’auteur d’un des meilleurs traités de thérapeutique — mais à Alexander Wood d’Edimbourg.
Il imagina de se servir de la seringue de Pravaz, pour in-