HISTORIQUE
peu l’instrument dans la plaie et en laissant glisser la substance, on arrivait ainsi à la faire parvenir jusque dans les éléments de la couche sous-cuîanée.
Voilà les deux procédés proposés; on peut en rapprocher deux autres.
Celui de Trousseau, que je lui ai vu bien souvent employer, et qui a donné quelques résultats favorables. Il avait souvent épuisé tous les moyens de calmer la sciatique et il en était arrivé un jour à imaginer d’introduire au voisinage du point d’émergence du sciatique, des substances calmantes. Pour cela, il faisait une incision assez large de 0m,01 à O’1, 01 5, et il la poursuivait au travers de toute l’épaisseur de la peau jusqu’au fascia superficialis profond. 11 mettait là une grosse pilule qui renfermait, entre autres choses, 0e* ,1 0 d’extrait de belladone, et autant d’opium. Dans cette profondeur, la dissolution se faisait lentement, il y avait là une source constante de principe narcotique, et dans un certain nombre de cas il a vu se calmer des sciatiques rebelles.
Il employait aussi un autre procédé qu’on appelle inoculation par enchevillement : après avoir fait une piqûre avec là lancette, il poursuivait la section de la peau et introduisait dans la galerie qu’il avait formée une sorte de trochisque (semblable aux suppositoires du rectum) qui conienait une certaine proportion de principe actif. Gela formait une espèce de cheville.
Tous ces procédés sont barbares, nous en avons maintenant un autre très élégant et bien meilleur.