‹ Cours de thérapeutique, professé à la Faculté de MédecineChapitre 88 sur 148 · DIX-NEUVIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DIX-NEUVIÈME LEÇON

Transfusion du sang.

Procédés divers de transfusion; appareils; du rôle réservé au sang injecté; du choix du sang, artériel ou veineux, animal ou humain.

J’étais arrivé dans la dernière leçon à vous parler des sels neutres destinés à empêcher la coagulation du sang.

Phosphate de soude, carbonate et nitrate de potasse, tels sont, en général, les sels employés ; ils sont empruntés au sérum sanguin lui-même. Ces sels empêchent, en effet, la coagulation. Mais le nitrate et le carbonate de potasse ont des inconvénients, ce sont de véritables poisons. Les sels.de potasse, vous le savez, sont très, nocifs, et Pavie nous a appris que, dans un grand nombre de circonstances, le sang’ maintenu fluide avec ces sels a donné lieu à des accidents toxiques chez les animaux. Il a donc fallu y renoncer.

C’est le sulfate de soude qui est le moyen le plus employé., Il l’a été par Prévost et Dumas à la dose de 14 p. 100 et même pour 1000, il a donné des résultats très concluants au point de vue de l’obstacle à la coagulation. Mais le sulfate de soude à petite dose avançait, au contraire, la coagulation du sang, il fallait en ajouter beaucoup pour la retarder, si bien qu’on a dû y renoncer.

Restait alors la soustraction de la fibrine, car ce qui fait que le sang se coagule, c’est que la fibrine finit par se rassembler, par constituer des filaments plus ou moins nombreux, qui s’entre-croisent, constituent une espèce de feutrage lequel emprisonne les globules. On a songé alors à enlever la fibrine.

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