‹ Cours de topographie et de géodésie fait à l'école d'application du corps... d'état-majorChapitre 1 sur 252 · B LA DEUXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

B LA DEUXIÈME ÉDITION

L’accueil qu’a reçu la première édition de cet ouvrage, en France et à l’étranger, parait avoir justifié l’opinion favorable émise par un officier aussi consciencieux qu’instruit, le colonel Corabœuf, et les éloges que, sur son rapport, la commission d’état-major voulut bien m’adresser.

Cette circonstance m’encourage à publier une seconde édition, de laquelle tons mes efforts ont tendu è faire disparaître les fautes, la plupart typographiques, qui avaient pu m’échapper dans la première. J’y ai fait de nombreuses additions. Ainsi, je décris plusieurs instruments inventés ou perfectionnés par M. Porro, officier supérieur piémontais, qui, à une profonde instruction, joint une sagacité merveilleuse dans l’application des principes d’optique qu’il possède si bien. On lira surtout avec intérêt, je pense, la description de sa lunette anallatique, de sa longue-vue cornet , et, surtout, de l’appareil propre à mesurer les bases (1).

(4) Au moment oii se terminait la réimpression de eet outrage, j'ai été heureux de lire un rapport fait à l'Académie des sciences, sur l’appareil è mesurer les bases, de M. Porro, au nom d'une commission prise dans son sein, et composée de MM Binet. Paye et Largeteau. Ce dernier, organe de la commission, y rappelle d'abord les procédés employés :

par le major général Roy, pour la base de Hounslow-Heelh, et celle de Romney-Uarsb ;

— le capitaine Mudge, de Salisbury-Plaine;

— MM. Delambre et Méchain, de Melun et de Perpignan;

— de Zaeh, pris Aix ;

— Plana, près Turin;

— Schumacher, do Braack* *;

— Bessel, dans la Prusse orientale;

puis Q décrit l’appareil de M . Porro, en fait ressortir les arantages, et termine son rapport en ces termes :

« Avant de se former une opinion définitive sur les appareils de M. Porro, la eom-

• mission a désiré mettre à profit les lumières et l'expérience de M. le colonei Cora-

• bœuf, qui est bien connu de l'Académie poor les beaux travaux géodésiques et

• astronomiques qu’il a exécutés, d’abord en Italie, puis en France, où il a mesuré la

• base de Gomrbtra près Dax. M. le colonel Corabœuf s'est rendu à notre invitation

• avet un empressement dont nous devons le remercier. Son opinion est conforme à

FRfiFACU

J’ai reçu, assez à temps, pour la placer en lieu à peu près convenable, une note du capitainld’élal-major Lefebvre, ac- ..

tuellement à Constantine, sur l’emploi de la boussole cf de I ecliniètrc à la perspective. Ce pro|cdé, fort ingénieux, me parait très-praticable pour déterminer des poinls de repère principaux auxquels sc rattachent facilement ensuite leif détails fiessinés à vue.

J’ai cm devoir consacrer un chapitre nouveau à la théorie abrégée des plans cotés. Cette application de la géométrie descriptive, si usitée dans les travaux du génie militaire, m’a paru très-bien placée auprès des éléments de topographie, puisqu’elles ont un but commun, la description du terrain et des formes qu'il affecte. J’ai enfin introduit, dans un sixième livre. Tes notions d’astronomie, indispensables ù l’officier qui, éloigné de la mère-patrie, doit trouver, en lui-môme, tout ce qu’il faut savoir, pour exécuter, au besoin, la carte du pays où il se trouve. .j

J’avais, depuis longtemps, compris l’utilité de cette addition ; mais un peu effrayé, je l’avoue, par l’importance de la tùche, j’hésitais toujours, lorsque l’avis de plusieurs hommes compétents et de quelques camarades, entre autres, a tranché la question. Je me suis donc mis à l’œuvre. Il ne s’agissait point d’écrire un traité complet d’astronomie. Rien n’eût pu me le faire entreprendre. lien existe, d’ailleurs, plusieurs et de très-

« celle que nous axons l’honneur de tous exprimer, el que nous résumons dans les

• conclusions suivantes :

« Les appareils de 31. Porro, destinés h la mesure des bases, sont simples, iogé—

• nieusement conçus, d’un usage très-commode, d’un prix peu élevé et d’un trans- ■i port facile eu tous pays. Ils oITrenl ce précieux avantage qu’on peut, sans une grande

dépense cl en peu de temps, mesurer la même base deux ou même trois fois. Ces « appareils peuvent être d’une grande utilité dans la pratique de la géodésie. Le iné- •• moire qui en contient la description sers consulté avec avantage par ceux qui aun ront besoin de mesurer une base géodésique. Nous proposons b l’Académie d’ae- » corder son approbation aux appareils de 31. Porro, et d’ordonner que le mémoire I

• qui en renferme la description soit inséré dans le recuoil des lananlt etrangers. »

Les conclusions de ce rapport ont été adoptées.

(Voir le tome XXXI, n“ 8 (19 août f8ü0), des Compta rendus hebdomadaires de l'Académie des sciences .)

Nous nous félicitons beaucoup de voir ainsi notre opinion confirmée par relie des savants académiciens qui ne sont pas une des moindres gloires de la France.

UE I.A DEUXIÈME flUTIOX.

bons, dont les auteurs sout des savants de premier ordre. Tout seiornait pour moi qui, heureusement, n’ai pas la prétention d'cMre un savant, à indiquer, dans quelques chapitres, le petit nombre de théories mksessaircs , celles des latitudes, des longitudes et des azimuts, calculés au moyen d’observations astronomfques:

Je n’ose espérer avoir complètement réussi, et si mon travail est imparfait sur cc point, je n’ai d’autre excuse à produire, que le peu de temps que j’ai pu y consacrer. Il s’agissait, en effet, de ne pas trop retarder la publication d’une seconde édition, lorsque la première était épuisée ; et pourUfht cette nouvelle se trouvait presque entièrement tirée, lorsque j’ai repris la plume. Dieu veuille que mes lecteurs indulgents se contentent d’une semblable excuse, fi laquelle on pourrait cependant, à bon droit, répondre qu’en telle circonstance, le temps ne fait rien à l’affaire ! Je crois pouvoir ajouter que, moins pressé, j’aurais, sans doute, obtenu un résultat plus satisfaisant. J’ai cherché, néanmoins, à mieux indiquer l’emploi des formules par des exemples numériques, consignés dans les sept tableaux qui suivent ceux de géodésie, et qui terminent l’ouvrage.

J’aurais voulu que ces quelques pages pussent éviter aux voyageurs l’embarras d’avoir avec eux un grand nombre de volumes. J’ai pu le diminuer un peu, mais le réduire à mon traité seul, c’était chose impossible. On ne peut se passer do tables que je n’ai pas voulu recopier. Il faut,d’aillcurs, être toujours muni de la Connaissance des temps, sinon pour faire les observations, du moins pour pouvoir les utiliser de suite.

La plupart des hommes de la génération actuelle qui ont écrit sur la géodésie ont dû puiser une partie de leurs connaissances dans les ouvrages de M. Francœur et, surtout, dans ceux du colonel Puissant, ou mieux encore, comme moi, dans les leçons mômes do ce savant professeur. Chacun a ensuite présenté des théories tombées dans le domaine public, à son point de vue personnel ou en raison du but spécial de son ouvrage. Chacun ne peut guère revendiquer que la forme. C’est à ce titre seul que je réclame la responsabilité d’une vingtaine de paragraphes insérés dans un ouvrage publié, il y a deux ans

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