‹ Cours de topographie et de géodésie fait à l'école d'application du corps... d'état-majorChapitre 157 sur 252 · M ESI UE DES BASES · texte numérisé non relu

M ESI UE DES BASES

Celle de Plouescat , sur les bords de la mer, non loin du Cap Finistère , mesurée avec les mêmes règles , est de 10526m,91 , et calculée par une chaîne de 33 triangles qui la rattachent h la base de Melun, elle a été trouvée identiquement la même.

La base de Gourbera près Dax (Landes) mesurée avec les règles

de platine est. 12220", 031

Calculée au moyen des triangles qui la lient à celle de Perpignan, on a trouvé 12220" ,709

Différence. 0“,738

On a reconnu, dans cette dernière opération, que l’Océan et la . Méditerranée sont de niveau.

381. Nous renvoyons ceux de nos lecteurs qui veulent connaître, dans leurs plus grands détails, les opérations minutieuses et les instruments de précision qu'ont employés Delambre et Méchain, lors de la mesure d'un arc de méridien, à la description qu'en a donnée Puissant dans son Traité de Géodésie : il faudrait la copier textuellement ou la rendre incomplète en l'abrégeant. Nous nous bornerons donc à dire quelques mots de l'appareil de règles que possède l’Ecole d'application d’état-major, et qui présente une exactitude suffisante pour l’exécution des opérations relatives à la carte d’un pays occupé ou conquis.

Cet appareil est composé de deux règles de 4" chacune. Les fi* gures 283 et 284 représentent une de ces règles en projections verticale et horizontale. Elles sont en sapin imprégné d’huile bouillante, puis verni. Elles portent, à leurs extrémités, des talons en cuivre, et à l'une d’elles une languette A, qui a la faculté de glisser dans une rainure à queue d'aronde, pratiquée dans l'épaisseur de la règle, et qui se meut à l’aide d’un pignon engrenant dans une crémaillère intérieure. Cette languette est divisée en millimètres. On y a mémo adapté un vernier, afin do pouvoir opérer avec plus de précision. Le talon en B est terminé par une surface arrondie à laquelle vient s’appuyer langentiellement la languette de la règle qui suit. La longueur de 4" est comprise entre les points A et B : ainsi les languettes se comptent en plus. Chaque règle est soutenue par deux jambes ou montants J et J qui lui sont perpendiculaires ; chacune d'elles pénètre dans une ouverture rectangulaire pratiquée dans la tablette supérieure d’un trépied. Cette ouverture est plus grande que n'est large le support ; mais celui-ci, lorsqu’il en est temps, est maintenu par deux vis butantes dont les écroux sont noyés dans la tablette.

Vers la partie inférieure du trépied, est placée une autre planche qui relie les trois jambes, et sur laquelle repose et pivote au besoin l'extrémité O du support J. Enfin, les jambes du trépied sont terminées par des vis dont les larges têtes, tournées en contre-bas, appuient sur le sol. Ces vis sont destinées à remédier aux inégalités du terrain.

La règle et ses deux jambes sont unies par des doubles manchons Mm, M'm1, dans lesquels elles peuvent glisser indépendamment l’une de l’autre. Des vis VV', TT', pressant sur des ressorts, fixent le tout ensemble , lorsque l’appareil est convenablement placé. Chaque règle est établie horizontalement au moyen du niveau SS' qui lui est adapté. On dispose enfin les règles dans une direction déterminée & l’aide d’une alidade et do jalons : puis on tend une corde d’un jalon h l’autre, pour disposer les jambes J, J' dans un même plan vertical. C’est alors que les deux vis butantes sont approchées peu à peu du montant J, qui était resté libre jusqu’à ce moment pour ne pas contrarier les mouvements imprimés à la règle, tandis qu’on la rendait horizontale. Toutes les vis étant bien serrées, l’appareil est stable. On fait sortir la languette de la règle précédente pour apprécier le petit intervalle que l’on avait conservé à dessein, afin d’éviter toute chance de recul.

382. Appareil nouveau pour la mesure des bases géodésiques, par M. Porro , officier supérieur du génie sarde.

Cet appareil nous a paru digne d’être décrit avec détails, en raison de sa simplicité et de l’extrême précision qu’il donne.

Voici en quoi il consiste :

1° Une seule verge de sapin, huilée et vernie, de O1" ,01 de diamètre et de 3™, 07 de longueur est enfermée dans un tube en cuivre mince dont elle occupe l’axe et maintenue par des diaphragmes concentriques. Ce tube, qui ne s’appuie sur les supports que par ses extrémités garnies de pattes de cuivre, a reçu une contre courbure telle, que son axe est parfaitement rectiligne lorsque, supporté par ses extrémités seulement, il est soumis aux effets de la pesanteur.

Un niveau à bulle d’air assez long et d'une courbure prononcée et exécutée avec le plus grand soin , est placé sur le milieu du tube. Il est gradué de manière que, si p indique la distance zénithale dç l’une des oxlrémités de la verge observée de l’autre

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