‹ Cours de topographie et de géodésie fait à l'école d'application du corps... d'état-majorChapitre 98 sur 252 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

ENSEMBLE DES DETAILS D l NE LEVÉE, RELATIFS A LA PLANIMÉTRIE, EN * COMBINANT TOUS LES PROCÉDÉS DÉCRITS ISOLÉMENT.

168- Nous avons passé en revue les différents instruments employés à la levée de détail : nous avons indiqué leur usage particulier, le degré de précision dont ils sont susceptibles, leurs vérifications et rectifications, ainsi que les problèmes particuliers les plus essentiels dont ils peuvent fournir la solution. 11 reste maintenant, pour donner une' idée nette de l’ensemble du travail, à indiquer l’esprit de méthode qui doit diriger depuis la formation du grand canevas jusqu'à l’expression des détails les plus minu- * tieux. Si l'on avait plusieurs points déterminés dans la levée, il faudrait avant tout les vérifier : si quelques-uns d’entre eux ne s’accordaient pas avec les autres, on les rejetterait, et si enfin il y avait trop d’incertitude, on n’en conserverait qu’un seul. Déjà, nous savons que la première opération à faire est uno reconnaissance générale du terrain à lever, dans laquelle on signale . tous les points qui doivent servir de sommets de triangles, et la base à mesurer, si le cas échoit. Nous ne répéterons pas ce que nous avons dit là-dessus, et nous supposerons les grands triangles construits sur le canevas, les points rapportés sur les feuilles de la levée, la méridienne tracée, et enfin les points assez rapprochés pour que les projections de leurs distances ne soient pas plus grandes que l’aiguille de la boussole.

Toutes les opérations préliminaires seront faites très-exacte- ment avec une bonne planchette, lorsque l'étendue du terrain n'excèdera pas la limite indiquée des levées topographiques.

Ce qui se fait quelquefois, mais n’est pas indispensable, 'c’est de construire le canevas à part, afin de conserver propre le papier de la minute. Il faudra avoir soin encore, lorsque l’on rÆÿonnera sur des objets non signalés tels qu’arbres, cheminées, flèches de clochers, etc., de les dessiner légèrement sur le canevas, à l'extrémité des lignes tracées et hors du cadre, afin de soulager la mémoire.

Il est nécessaire d’avoir toujours avec soi la chaîne ou tel autre instrument propre à mesurer les distances, un rapporteur, une planchette légère sur laquelle est placée la minute, un compas, une échcllcet un calepin pour recueillir les observations : car, bien qu’il faille autant que possible rapporter de suite sur le terrain, il

est bon d’être en mesure de pouvoir reconstruire, s'il s était glissé quelque erreur. Ce calepin, contenant les angles Tournis par la boussole et les distances mesurées, pourrait être ainsi disposé, en supposant que l'on ne s’arrête qu’à une station sur deux.

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