ENSEMBLE DES OPERATIONS GEODÊSIQL'ES
On a vu en topographie qne, pour arriver à la description exacte d’une portion de la terre, on projetait tous ses points sur la surface sphérique des eaux moyennes de la mur, et que l'on calculait leurs ordonnées verticales. On a vu aussi quo, pour arriver à la connaissance des projections des différents points, on les supposait unis par des droites formant ainsi un réseau de triangles que l’on résolvait graphiquement. Cette marche est suUisamment exacte lorsqu’on s’occupe d’une portion de terrain de médiocre étendue : mais, quand il s’agit d'une très-grande surface, les points ne peuvent plus être considérés comme unis par des droites : ils le sont réellement par des arcs de grands cercles, et les triangles sont sphériques. Ces triangles devenant d’ailleurs très-nombreux, si l’on procédait, en partant d’un point, du détail i la masse, l’accumulation successive et inévitable des erreurs se ferait sentir à mesure que l’on s’éloignerait du point de départ des opérations, et l’on n’aurait aucun moyen de vérification. Si, au contraire, les principaux points du terrain à représenter sont fixés d’avance et leurs positions rigoureusement déterminées sur le globe, les détails qui s'y rattacheront seront susceptibles à chaque instant d’ètre corrigés des erreurs que l’on ne peut éviter, toutes les fois que l’on substitue les constructions graphiques au calcul.
3^9. La détermination de ces points principaux et le calcul des arcs qui les unissent sont du ressort de la géodosie. L’ensemble des triangles que l’on imagine lier les points fondamentaux, est ce qne l’on appelle le canevas géodésique, et l’on nomme opérations géodésiques toutes celles qui sont nécessaires à la confection du canevas.
'GS GÉODÉSIE
Chaque point sera déterminé par trois coordonnées : deux serviront à la projection sur la sphère, et la troisième indiquera son élévation au-dessus de celte surface.
Les coordonnées de la projeclion se rapportent à l’équateur et au méridien principal, et se nomment latitude et longitude. La latitude d’un point est l’angle formé par sa verticale avec le plan de l’équateur. Sa longitude est l'angle compris entre son méridien et un autre choisi pour origine. On appelle méridien d’un point le plan qui contient la verticale de ce point et qui est parallèle à la ligne des pôles. Quand on considère la terre comme une surface de révolution, le méridien passe par la ligne des pôles et il est commun à tous les points de la section terrestre correspondante, car il renferme toutes leurs verticales.