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PRÉCESSION

dire quelques mots de la précession, de lu nulalion, de l’aberration, de la réfraction et de la parallaxe.

Précession des équinoxes. Le solejl passant à l’équinoxe en même temps qu’une certaine étoile se trouve, |ors de son retour, en arrière de cetleétoile, d’une quantité angulaire égale à 50", 1 : ce qui produira une révolution entière en 26,000 ans environ. La ligne équinoxiale a donc eu un mouvement dans l’écliptique, et c’est ce mouvement qu’on nomme précession des équinoxes. Ce phénomène s’explique parfaitement en supposant que l’arc de l’écliptique, pivotant autour de son point commun à l’axe de l'équateur, est animé d’un mouvement d’orient en occident, qui engendrerait une surface conique autour de lui.

De cette succincte explication, et les observations laconfirment, il résulte que les ascensions droites, les déclinaisons et les longitudes des étoiles changent : leurs latitudes seules ne varient pas.

643. Nutation. On a remarqué qu’il existe des variations dans la précession des équinoxes, ainsi que dans l’obliquité de l’écliptique. On s’en rend parfaitement compte en supposant que le pôle de l’écliptique ne reste pas constamment sur le petit eerele qu’il parcourt autour de l’axe du monde, mais qu’il est animé, en outre, d’un second mouvement circulaire autour des positions moyennes qu’il occuperait successivement sur le cercle dont nous venonsde parler, s’il ne produisait qae\& précession des équinoxes. Nous n’entrerons pas dans une explication complète de la nutation ; nous nous bornerons k dire qu’elle est due, ainsi que la précession, à l’action combinée du soleil et de la lune sur les ménisques de la terre.

Les ascensions droites, les déclinaisons et les longitudes variant en raison de la précession des équinoxes et de la nutation, qui modiQent sans cesse l’obliquité de l’écliptique, on conçoit qu’il importe de savoir corriger les trois premières de ces cinq quantités en fonction des deux antres.

La variation en longitude pour une durée de temps se déduit aisément de la variation annuelle de 50 ',1. Quant aux deux autres, ce sont des formules qui peuvent les faire connaître en fonction des variables.

C’est ainsi qu’en s’appuyant sur ce qu’enseigne la trigonométrie sphérique, on arrive à trois équations entre a. d, l,M et », liu X ^ sio.D cos.to — coï.D sin.u sio.

sin.D = sin.L cos ai-{- cos.Lsio.cp sio.M coi.lR. coe.D = cos.L. cos.M.

qui sont :

et

ASTRONOMIE

Elles permettent de calculer * elD en fonction de Let M, ou réciproquement. On peut d’ailleurs les transformer et les rendre plus favorables au calcul logarithmique. Quoi qu’il en soit, et pour avoir des expressions de djR elrfo, on transforme oes premières formules pour arriver à celles-ci :

</.D=<f.u>Xsin.A-|-<<.M Xcos.AX sin.tü = (cos.u-f* ting.D. sId.oi. sin.A) — el.m tang.O. col.A

Telles sont les équations qui permettent de calculer les corrections relatives à la précession et à la nutation qu’il faut faire à la déclinaison et à l’ascension droite j on voit qu’elles sont fonction de d. M et d.» (tableau IX).

Les astronomes ont trouvé pour d«, plusieurs valeurs différant peu entre elles, et dont- la moyenne parait être

(/.tü = 9'',6 X cos.N

N représentant la longitude du nœud ascendant de la lune.

Quant à la nutation en longitude, elle est exprimée par — 2.rf. (1). rot. 2.(1)

c’est-à-dire que rfM=-7l9.2.cos.N. cot-îu

Au surplus, ce facteur se trouve tout calculé dans la Connaissance des temps.

Il existe des tables de nutation lunaire qui donnent dO et <^a plus promptement que l’emploi des formules. Lorsqu’on veut avoir égard à l'influence solaire, qui d’ailleurs a moins d’importance, on se sert des mêmes tables en multipliant ce qu’elles donnent, par 0,075, et alors on a tenu compte de la nutation luni-solaire.

544. Aberration. Les astres ne sont réellement pas au lieu où ils apparaissent à celui qui les contemple. Cette illusion est due au temps que la lumière met à venir de l’astre à la terre, et du déplacement de celle-ci pendant ce temps.

En 8"’,t3* ou 493', la lumière qui arrive du soleil parcourt environ 34 millions de lieues. Pour connaître le déplacement apparent du soleil ou réel de la terre pendant 493', il faut poser l’une ou l’autre des proportions ci-dessous :

3651,25636 : 330« ” 493',2 :x=20",253 365j, 25636 ; 406857143 lieues :: 493>,2 ; x=>>444288 lieues.

Ainsi, le rapport des vitesses est celui de 34 millions à 144288, et la distance angulaire parcourue par la terre est de 20 ',253.

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