STATIONS
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On voit dans ce tableau que nous avons supposé, qu'étant en
PLAMMÉTRIE. — ENSEMBLE DES OPÉRATIONS. 169
station en D, on a visé deux points Z et Y hors du polygone ABCD, etc., que l’on suit. Tout étant ainsi disposé, on partira de l’un des points déterminés : s’il n’y en a point d'accessible, on en déterminera un, au moyen de deux ou trois autres, et on les vérifiera par tous ceux qui sont visibles. On rayonnera de là les points les plus saillants du détail, et la direction sur laquelle on veut marcher, en visant un jalon. On mesurera la distance entre les deux stations en abaissant en même temps sur cette direction, des perpendiculaires que l'on mesurera, soit à la chaîne, soit au pas, ou que l'on estimera à vue, de tous les points de petits détails situés à droite ou à gauche du chemin que l’on suit. Pour cela, on se servira de la méthode indiquée pour l’équerre d’arpenteur. Arrivé à la seconde station qui est déterminée par le chaînage et vérifiée par des intersections sur des points du canevas, ou quelquefois obtenue seulement par ce dernier procédé, on rapportera sur la minute, au moyen des observations inscrites sur le calepin, tout ce que l’on a fait entre les deux stations. On recoupera ensuite les points visés de la première, puis on les construira immédiatement; enfin, on figurera à vue et très-légèrement les ondulations du terrain autour de ces deux stations, à une petite distance et sans s’occuper de les rattacher aux formes générales.
Nous verrons bientôt.d’après quel principe on devra se guider dans ce travail. On suivra autant que possible les principales communications, sans s’astreindre toutefois à marcher continuellement dans la voie tracée, et l’on fera les stations aussi longues que possible, eu égard à l’échelle.
On s’écartera peu, dans l’expression du détail, de la direction que l’on parcourt, et l’on fera en sorte d’aboutir de temps en temps à quelque point du canevas pour se vérifier.
Lorsque le pays sera découvert, on fera usage des méthodes d’intersection et de recoupement comme plus exactes et plus expéditives en ce qu'elles dispensent du chaînage.
Si, au contraire, le pays est couvert, on ne pourra guère employer que la méthode de cheminement.
Les parties que l’on doit arrêter avec le plus grand soin, dans tous les travaux topographiques, quelle que soit l’échelle, sont :
1* Les grandes routes, grands chemins et percées de forêts;
3* Lesfieuves, rivières, ruisseaux, lacs, étangs et fontaines ;
3» Les rues et contours des villes et villages ;
4° Les habitations isolées, moulins, chapelles, châteaux, ponts, bacs, usines, carrières, etc.
Les grandes routes, grands chemins, etc., seront levéa à la planchette autant que faire se pourra, et si parfois on y emploie la boussole, il faudra s’arrêter à chaque coude que l’on déterminera par tous les moyens possibles, chaînages, recoupements, etc.
Les deux bords d’une rivière s'obtiendront en cheminant sur l'un d’eux et recoupant sur l’antre, soit des points remarquables tels que arbres, poteaux d'amarre, etc., soit des jalons que l’on y fera successivement placer. Les sinuosités entre deux stations se figureront à vue ou par des ordonnées, sur la direction principale. Les ruisseaux se détermineront comme les rivières, ou par des intersections, sur des points de leur cours assez rapprochés les uns des autres.
Pour les villes et villages, on commencera par en lever les contours avec beaucoup de soin : on amorcera en même temps les principales issues, puis on partira de l'une d’elles poursuivre les différentes rues; d’une station à l’autre, on abaissera sur le chaînage des perpendiculaires de tous les points remarquables, tant d’un côté que de l’autre, comme angles de murs, portes enchères, etc., et l’on pénétrera ensuite dans les habitations pour figurer les massifs de maisons, cours, jardins, etc. Quand les murs que l’on rencontrera à l’intérienr auront quelque étendue, on en prendra les directions à la boussole.
Pour les habitations isolées : si les contours que l’on suit, en cheminant, n’y conduisent pas, et si l’on n’a pu de loin les placer par recoupement, on déterminera dans leur voisinage un point au moyen de plusieurs autres, et l’on en partira pour faire le détail.
Les contours de bois se feront à la boussole, en ne s’arrêtant qu’à une station sur deux, si du moins les intermédiaires ne sont pas nécessaires au recoupement des points environnants; ceflx des forêts seront relevés avec beaucoup de précision, surtout par rapport aux amorces des routes droites dont elles sont percées; car, celles-ci se réupis.sant souvent à dea carrefours, il n’en pourrait pas être de même de leurs projections, s’il s’élail glissé quelque erreur.
On représente de suite, en s'occupant de la planimétrie, les petits accidents de terrain tels que les escarpements, ravins, carrières, mares, massifs de rochers et, en général, tout ce qui se dessine à vue.
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Nous terminerons en disant que la méthode la plus prompte consiste à lever avec exactitude. Si l’on tolère d’abord des erreurs assez légères, elles s’accumulent souvent et finissent par être telles que l’on ne peut plus s’y reconnaître, et, malgré soi, 1 on est obligé de recommencer des parties souvent considérables. )n fera donc bi'en de ne négliger aucune des vérifications possibles, et lorsque, malgré ces soins, quelque partie se trouvera altérée, i) faudra de suite la reprendre en délcrminanl dans son inlcneur un point au moyen de plusieurs autres dont on sera sûr.
11 est possible que l’étendue du terrain à jever ne permette pas, eu égard à l’échelle, de la représenter sur une .seule feuille de papier ou que l’on soit obligé d’en faire le partage en feuilles, pour que le travail puisse être exécuté par plusieurs personnes à la fois. Dans ce cas, on divise le canevas que 1 on a fait a part à une échelle moindre, en plusieurs rectangles, et l’on «’ooJ'l'Uit chacun d’eux isolément sur une feuille de papier et a 1 échelle adoptée pour la levée. Ensuite, on y reporte les points du canevas parleurs distances aux côtés du cadre. On fera en sorte que chaque feuille ait trois points au moins. On peut encore prendre pour côtés des cadres sur lesquels doivent sc raccorder des levées contiguës, les droites qui unissent les clochers ou autres objets remarquables faisant partie du canevas. 11 serait supcrfiii de reproduire ici les différents problèmes qui peuvent se présenter sur le terrain j notre but était seulement de résumer la marche à suivre pour opérer avec méthode.