‹ Cours de topographie: lever des plans de surface et des plans de minesChapitre 31 sur 58 · O.SO · texte numérisé non relu

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tn kilomètre. Chacune se compose de trois hommes : un chef qui peut être simplement un ouvrier intelligent, un portemire et un manœuvre.

G' Lêî^er du plan. L'employé chargé de lever le plan reçoit : 1" le carntt du chatneur ; 2* le carnet des angles ; S"» le carnet des profils on travers. Il opère sur des feuilles détachées de 0°*38 environ de long, ce qui, à Féchello de 1/2000, correspond à une longueur de la polygonale de 800 m. environ. Il prépare sa feuille au logis, en y traçant à Tencre la polygonale et au crayon les lignes de profils en travers sur lesquelles il note les indications relatives à la nature du terrain. Il se rend ensuite sur le terrain, muni d'un graphomètre, d'une équerre, etc. Il complète le plan à vue ou en faisant les opérations nécessaires.

Lorsque les détails à relever s'écartent trop de la polygonale pour les y rattacher par perpendiculaires, il trace une polygonale accessoire partant d'un piquet et revenant à un autre piquet de la polygonale principale. Il doit surtout travailler avec le plus grand soin, lorsqu'il relève les habitations, cours, jardins, biez de moulins, etc., au voisinage desquels la ligne doit passer.

En Allemagne, on emploie quelquefois la planchette pour lever le plan, en même temps que se fait le nivellement.

Observation générale. Indépendamment des opérations indiquées comme afférant en propre au chef de section, ce dernier doit s'assurer si chaque brigade travaille bien et il doit vérifier les carnets. Ceux-ci doivent toujours être tenus au courant. Mais il convient de remarquer que les opérations du chaînage et des profils en travers ne subissent aucun contrôle. Il faut ici avant tout des employés consciencieux.

Travail de bureau. Le plan sera dressé sur papier sans fin et à l'échelle de 1/2000. Lorsque la direction générale de la ligne se modifie, la bande de papier doit être pliée en faisant

un soufflet (fig, 77). On commence pour cela par tracer la polygonale à l'échelle de i/100000, on trace de part et d'autre les limites de ta bande de papier sans Qn.

On examine si

tous les détails dit

' plan sont compris

]ig. 77. dans cette bande.

Oq mesure alors l'angle a et Tod construit sur la bande de

papier sans fm le triangle isocèle ABCen pliant le papier

suivant BD et en sens inverse suivant BC, la ligne GP prendra

la direction A E.

On trace la polygonale à l'encre de Chine, en indiquant le kilométrage en noir ; puis on rapporte le plan en se servant des signes représentatifs ordinaires et de teintes. On y inscrit k l'encre rouge les cotes du profll en long (cotes des piquets bectométriques et des piquets de profils). On trace au crayon les lignes de profils en travers, en y inscrivant les cotes à l'encre rouge; on eiTace ensuite ces lignes. On peut alors tracer les courbes de niveau à l'équidistance de 1 m. ; de 5 en 5 m. les courbes sont tracées en noir, les intermédiaires en terra de Sienne et la ligne des hautes eaux en bleu.

Ce travail de bureau peut se feîre par plusieurs employés. L'un trace au crayon, le deuxième remet à l'encre et passe les teintes, le troisième inscrit les cotes et le quatrième trace les courbes de niveau.

HÉTHOnE TACHÉOHÉTIlIQtJB.

L'étude de Tavant-projet par rayonnement ou au tachéomètre comprend deux opérations (').

!• Piquetage.

2"^ Travail au tachéomètre et lever du plan.

Tout ce travail n'exige qu'une seule brigade, qui est composée comme suit : le chef, Topérateur, le teneur de carnet, deux porte-mires et un manœuvre pour porter Tappareil. Cette brigade ne bat le terrain qu'une fois, c'est-à-dire qu'elle ne revient pas aux endroits où elle a déjà passé.

!• Piquetage.

La polygonale n'est représentée ici que par ses sommets d'angles. Ils doivent satisfaire aux conditions suivantes :

l^" Permettre l'installation de l'appareil.

i^ Etre placés de telle sorte que la polygonale ne s'écarte pas beaucoup de la direction de la ligne future et qu'elle se trouve vers le milieu de la zone à relever.

S*" Ne pas être trop distants les uns des autres. On dépasse rarement une distance de 250" entre deux sommets successifs, parce que, l'appareil étant installé en un sommet, on doit pouvoir lire bien distinctement les indications des mires placées aux sommets immédiatement voisins. Le chef de brigade ayant déterminé un certain nombre de sommets ou stations, et y ayant fait planter des piquets, on procède au travail proprement dit.

2o Travail au tachéomètre et lever du plan.

Le tachéomètre sert à relever la distance des différents points remarquables du terrain au centre de station, l'azimut des lignes de visée et la différence de niveau entre ces points et la station. Voici l'ordre dans lequel se succèdent les opérations. Supposons que le travail soit terminé à la station X et que la brigade commence le relevé de la station XL L'opérateur installe l'instrument au-dessus du piquet, et oriente l'appareil. Le teneur de carnet prend ensuite la hauteur de l'instrument et Tinscrit dans la deuxième colonne du carnet. L'un des portemires s'étant placé au piquet X, l'opérateur donne le coup

cCarrière et ensuite le teneur de carnet fait la moyennCy c'està-dire qu*il calcule^ à Taide de la règle logarithmique, la différence de niveau qui existe entre les stations X et XI et comme cette différence a déjà été calculée, lorsqu^on a donné le coup iV avant de X vers XI, il doit y avoir concordance entre les deux résultats. On tolère ordinairement un écart de 0""08. La moyenne des résultats obtenus servant à établir la cote de la station, on est donc certain que Terreur est inférieure à 0»04. Le teneur de carnet vérifie aussi sUl y a concordance entre les angles azimutaux.

L'opérateur donne alors le coup d'avant vers la station XII.

Pendant ce temps, le chef de brigade fait le croquis de tout le terrain qui sera relevé de la station XL II indique non seulement les chemins, cours d'eaû, etc.; mais.il accuse, aussi exactement que possible, le relief du terrain à Taide de courbes de niveau ou de hachures. Il importe que ce croquis soit exécuté avec soin ; car, si les opérations faites sur les stations sont contrôlées Tune par l'autre, comme on vient de le voir, il n'en est pas de même du relevé des points de détail. Par exemple, si l'opérateur commettait une erreur de 100 gr. dans la lecture d'un angle azimutal, c*est le croquis qui devrait la signaler.

On passe alors au relevé des points de détail. Ces points sont choisis de telle sorte que, rapportés sur le plan, ils représentent exactement les accidents du terrain. Chacun de ces points donne lieu aux opérations suivantes. L'un des portemires vient d*abord s'y placer, en suivant les indications du chef de brigade. Ce dernier inscrit le point sur son croquis, en lui donnant le signe dislinctif qui lui appartient. Afin d'éviter toute confusion, si les points pris de la station X ont été représentés par des chiffres, on représentera par des lettres ceux de la station XI. Le teneur de carnet inscrit également le point dans la troisième colonne du carnet. L'opérateur ayant dirigé la lunette vers la mire, lit d*abord les indications données par les fils extrêmes du réticule, ensuite l'angle zénithal, et enfin l'angle

azimutal. Le teneur de carnet inscrit les chiJDfres que lui dicte ropérateur, en les répétant à haute voix (6'',5''et 4*" colon nés du carnet).

On passe ensuite au point suivant

Le tableau ci-contre donne un modèle pour la tenue du carnet. Les six premières colonnes se remplissent sur le terrain, les autres au logis. Nous avons inscrit au-dessus de ces colonnes les formules au moyen desquelles on calcule les chiffres qu'elles renferment, en nous servant des notations adoptées dans ce qui précède. Rappelons que tous ces calculs se font à la règle.

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