N<»DB$ STATIONS
XVIÏ.
Preuves.
S*" Simplification du matériel.
3" Rapidité plus grande.
4'' Mesure des longueurs plus exacte que par le chaînage, en pays montagneux ou couvert d'obstacles.
5"* Exactitude plus grande dans les opérations qui sont entièrement faites par le chef de brigade et deux employés.
6" Grande facilité pour le chef de brigade qui commande un personnel peu nombreux avec lequel il se trouve constamment en rapport.
7* Relief du sol accusé d'une manière extrêmement fidèle.
Si Ton avait à relever un grand nombre d'habitations au milieu desquelles la ligne devrait passer, il conviendrait de faire ce travail à part en opérant avec les instruments ordinaires.
Dans la moyenne Belgique, on peut relever en un jour par la méthode tachéo métrique une zone de 2 kilomètres de long sur 200 m. de large, le travail comprenant 12 stations de chacune desquelles on relève 25 points. En pays plat, on ferait le double.
Voici une comparaison des deux systèmes pour le relevé d'une polygonale de 100 kilomètres sur une zone de 400 m. L'ancienne méthode exigerait 3 mois au moins, deux employés et 8 ouvriers pour la polygonale ; 2 mois de plus et 8 brigades de 6 ouvriers et un chef pour les profils en travers ; soit en tout 660 journées d'employés et 3,600 journées d'ouvriers, sans compter les indemnités pour l'ouverture de la polygonale, abatage des arbres, dommages pour le foulage des récoltes, etc.
Au tachéomètre, le môme plan exigerait 2 mois, 3 employés et 3 ou 4 ouvriers, soit 180 journées d'employés et 200 d'ouvriers. Les dommages à payer sont presque nuls.
Tracé définitif.
On procède au tracé définitif sur le plan dressé au bureau. C'est un travail qui incombe à l'ingénieur en chef. O^ordinaire,
ce dernier ne s'occupe que des études préliminaires et du tracé de la ligne sur le plan. Il faut tenir compte des points forcés où la ligne doit passer ; ces points sont forcés comme position ou comme altitude. II faut de plus avoir égard aux remblais et aux déblais, aux conditions de rayon minimum, de longueur des alignements compris entre les courbes, de pentes et de rampes imposées par Timportance du trafic probable ou par les cahiers des charges, et enfin au niveau de la ligne des hautes eaux.
Lorsque le plan est muni de courbes de niveau, le tracé est plus rigoureux, parce qu*on peut faire immédiatement un devis approximatif de plusieurs lignes parmi lesquelles on choisit la plus avantageuse.
La ligne est tracée en rouge, on en indique le kilométrage et Ton mesure les angles au rapporteur. Les côtés de ces angles seront ensuite raccordés par des courbes que Ton trace avec soin en inscrivant au plan le kilométrage des points de contact, la mesure de Tangle, du rayon, de la tangente et du développement de la courbe. On reporte ensuite ce tracé définitif sur le terrain en se servant du théodolite ou du tachéomètre.
Ce dernier travail qui se base sur les piquets laissés sur le terrain, comprend les sept opérations suivantes :
1^ Détermination des alignements. On élève sur le plan des perpendiculaires à la polygonale, que Ton arrête aux alignements du tracé définitif. On reporte ces alignements sur le terrain au moyen de la chaîne et de Féquerre. Les alignements du tracé définitif sont entièrement jalonnés.
2" Vérification des angles. On vérifie au théodolite ou au tachéomètre si les angles du terrain correspondent à ceux tracés
sur le papier.
3" Tracé des courhes.he tracé des courbes sur le terrain se fait au moyen de tables qui donnent les abscisses et les ordonnées, le sommet de Tangle étant pris pour origine des coordonnées.
Les plus connues sont celles de Gaunin, Jacquet, etc.
4' Piquetage des profils en travers. Les profils «n travers que l'on se propose de niveler, ont ici pour but de fournir les éléments du cubage des déblais et des remblais. Quelquefois on plante les piquets de ces proûls à une distance réglementaire maximum, soit à 20 m., les uns des autres. On doit en placer à tout changement d'allure du terrain. Ces profils en travers sont, d'ailleurs, très courts : ils ne comprennent que la zone où les travaux auront lieu.
K" Kilométrage de la ligne. On chaînera ensuite la ligne dont le kilométrage doit s'accorder avec celui du plan.
C'est aussi pendant cette période que l'on détermine les ouvertures des travaux d'art. Il faut parfois un travail impartant pour déterminer l'ouverture qu'il convient de donner à un cours d'eau qui doit passer sous la ligne.
&• Xivellement du profil en long. Ce nivellement ne présente rien de particulier. Le profil s'établira d'après le modèle figuré par la planche ci-contre.
l' Nivellement des profils en travers. Ces profils seront de simples croquis cotés (fig. 78)