LA TEMPÊTE
Tout à coup, vers le milieu de la nuit, à l'heure où le ciel, émaillé au loin de feux ardents, montrait le chœur céleste dos astres, les nuées orageuses avaient rapidement replié leur voile glacé sur les voûtes dorées de l'Olympe et versé d'en haut des torrents de pluie sur les mortels ; les vents s'étaient échappés des glaces du pôle ; fils furieux des Septentrions, ils emportaient avec eux toitures, branches, silos. Et nous, renversés, courbés sous la tempête, comme la cigogne dont le feu de la foudre a consumé (2) les plumes et les ailes, nous tombâmes désespérés sur le sol.