‹ Cours des sciences physiques à l'usage des élèves de philosophieChapitre 10 sur 139 · NOMENCLATURE CHIMIQUE · texte numérisé non relu

NOMENCLATURE CHIMIQUE

céder par la préposition hrjpo, on indique les diverses proportions suiwint lesquelles ce corps simple est uni à l’oxigène. Oji est convenu que la terminaison ique indique plus d’oxigène que la terminaison eux, et enfin que la préposition hypo exprime toujours une proportion d’oxigène plus faible que le mot spécifique termiiné en ique ou en eux. Pour éclaircir cette explication , citons un corps qui peut former avec l’oxigène quatre combinaisons qui peuvent être distinguées parles désinences et la préposition.

Le soufre forme avec-l’oxigene A acides; j’inscris d’abord pour les U le nom acide en prenant le nom sulfur et en y ajoutant la terminaison ique , nous avons le nom acide sulfurique ; il* indique la combinaison de l’oxigène qui contient le plus de soufre, fin joignant la préposition hypo au mot sulfurique , nous formons le nom eVheide hyposulfurique^, et noMs désignions ainsi l’oxacide leplusoxigéné du soufre après' le précédent.* En changeant la terminaison en ique par la terminaison en eux, nous formons le nom d'acide sulfureux , qui désigne l’oxacide qui con-» tient le plus d’oxigèiie après le 'précédent. Enfin, en joignant la préposition hypo à sulfureux, nous formons le nom d'acide hyposulfureux, qui indique l’o'xacide du spufte le moins oxigéné.

Nomenclature des oxides binaires non acides. — Lorsqu’un corps 110 forme qu’une seule combinaison avec l’oxigèiie , on la désigne en énonçant le nom générique d’oxide, puis le nom du corps qui est uni à l’oxigèiie; par exemple, on dit oxide d’aluminium pour désigner l’imique combinaison de ce métal avec l’oxigène ; dans le cas où un corps s’unit en plusieurs proportions avec l’oxigène, on fait précéder le mot oxide des particules dérivées du grec : qn olo pour le premier degré, deuto pour le second degré, trito pour le trosième , et enfin tetr pour le cpiatrième degré d’oxidation ; on désigne quelquefois l’oxide le plus oxigéné par le mot de peroxide. M. Berzélius , considérant que ,

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CHIMIE

d’après cette méthode , on assigne des noms qui ne sont exacts qu’eu égard à nos connaissances du moment , et que ces noms sont peu maniables dans la nomenclature des combinaisons plus complexes , emploie le même principe que nous avons indiqué pour désigner les divers degrés d’axidation dans les acides ; il désigne par la terminaison en eiiœ, l’oxide contenant le moins d’oxigène ; ainsi oxide ferreux indique l’oxide qui contient le moins d’oxigène , et oxide ferrique celui qui en contient le plus. En faisant précéder le mot oxide des prépositions sus, sous et sur, on peut indiquer un grand nombre de combinaisons différentes.

Nomenclature des composés binaires non oxigénés. — Quand ces composés sont acides , on énonce d’abord le mot acide, puis un nom qui rappelle l’élément électronégatif; ainsi pour chlore chloro, brome bromo, etc.; puis le nom qui rappelle le nom du corps électro-positif. Ainsi on dira , pour désigner la combinaison acide du chlore avec le phosphore , acide chloropbospborique , etc. Ber« zébus, pour désigner une pareille combinaison , fait suivre de la terminaison ide le nom du corps électro-négatif ou comburant; ainsi il dit sulfide, cbloride, etc.

Pour les composés binaires non oxigénés, non acides , le nom générique est formé du nom du comburant , pu de l’élément électro-négatif, auquel on adjoint la terminaison en lire : ainsi on dit chlorure, sulfure , iodure, etc. Quand ils forment plusieurs composés , ou bien on les fait précéder des prépositions pro/o, deuto, trito, etc., ou bien, en suivant la marche indiquée par Berzélius , on termine le nom spécifique par les désinences ique, eux. Ainsi, pour désigner les combinaisons du chlore avec le fer, on dit protochlorure de fer, deutochlorure de fer, ou bien chlorure ferreux , chlorure ferrique.

L’usage a consacré plusieurs exceptions à ces règles générales ; nous les ferons connaître en traitant des corps auxquels elles se rapportent

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