‹ Cours des sciences physiques à l'usage des élèves de philosophieChapitre 124 sur 139 · ALCOOL · texte numérisé non relu

ALCOOL

entre dans la composition du mélange de grain , détermine la saccliarilicatioii de l’amidon de pommes de (erre. L’eaude-vie est distillée aussitôt (pie la fermentation est achevée.

Des divees :\iot)ES de distillation. — Les liqueurs obtenues par les procédés qui sont résumés ci-dessus, il s’agit de procéder à la distillation pour isoler l’eau-de-vie. L’appareil employé pour efîectuer cette opération se nomme alambic {coy. sa desci’iption , page 100). Les liqueurs provenant de la fermentation des grains et des pommes de terre contiennent beaucoup de maticires azotées étrangères ([ui s’altacbent au vase dans lequel on les fait bouillir. Quand on chauffe h feu nu , il est indispensable d’agiter le mélange jusqu’à l’ébullition. Le produit qui passe à la distillation est très aqueux ; il ne contient souvent que 0,17 d’alcool pur. Mais le défaut principal consiste en ce qu’on est forcé d’appliquer immédiatement la chaleur sur le liquide , et que le produit est toujours infecté d’une odeur empyreumatique.

On a maintenant des appareils de distillation beaucoup plus perfectionnés ; on distille à la vapeur : ce mode présente de grands avantages. 1° Il fournit, dans un temps donné , une quantité d’alcool plus grande ; 2'’ la chaleur latente des vapeurs est employée à chauffer et à faire distiller de nouvelles masses de liquide, d’où résulte une grande économie de conibustible; 0'’ on perd moins d’alcool, parce que la distillation du résidu peut être poussée plus loin, et qu’il n’est pas nécessaire de distiller une seconde fois le produit de la première distillation , opération par laquelle on perd quelquefois de 10 à 15 p. lüü d’alcool; ù" la majeure partie de l’huile de grains ou de pommes de terre reste, parce que la température du second alambic est assez basse, et jiarce qu’une grande portion de l’huile distillée se condense dans le vase où se trouve la liqueur fermentée, (le fut un distillateur français, nommé E. Adauî, de Montpellier, qui, le premier, eut l’idée d’un semblable appareil. Plusieurs personnes se sont ensuite occupées du perfec-

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tionnement des appareils distillatoires, et, en dernier lieu, >î. Derosnes. Dans l’appareil d(ï ceJui-ci , la liqueur fermentée est iriîroduite sans cesse par le haut dans Falanibic, et s’écoule par le bas à l’état de pblegme (vinasse) ; en même temps, on obtient de l’alcool concentré, d’une densité égale ou même supérieure à l’esprit de vin obtenu par l’appareil ordinaire. L’appareil de M. Derosnes a le précieux avantage de distiller d’une manière continue, et de donner des produits de richesse alcoolique aussi élevée qu’on désire ; il est généralement usité en France et fonctionne très bien.

Alcool. — Séparation de d huile volatile. — L’eau-devie contient de l’eau, plus une huile essentielle variable , selon la nature du li{[uide distillé. Celte huile rend l’eaude-vie plus légère , mais au contraire augmente la densité de l’alcool. Il est très difficile de débarrasser complètement l’eau-de-vie de cette huile , qui lui communique ordinairement une saveur désagréable. Voici le meilleur moyen. On la distille de nouveau eu mettant dans la cucurbite le quart du volume d’eau avec du charboti poreux et léger; ceux de pin, de sapin, de bouleau, conviennent. On recueille séparément la première moitié du liquide ; la dernière moitié du liquide a besoin d’une nouvelle rectilication.

Rectification de d eau-de-vie ou préparation de dalcool rectifié et anhydre. — On distille l’eau-de-vie privée d’huile A olatile, et on recueille séparément le premier tiers du liquide distillé, ou une quantité telle que la densité du produit soit de 0,9. On distille de nouveau un tiers du liquide dont la densité est de 0,9, et on obtient un produit de 0,833 de densité: c’est l’alcool rectilié. Pour obtenir i’«/cool anhydre, on mêle l’alcool de 0,833 dans un vase pouvant être bouché, avec un poids égal au sien de chlorure de calcium, préalablement fondu et concassé; il est impôt tatit que ce sel ne contienne pas un excès de chaux. On décante la dissolution limpide dans un appareil distillatoire convenable, et on distille la moitié du vilume de l’alcoo* employé. Si l’on a bien exécuté l’opération en tous se

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