PHOSPHATES
des combinaisons que forment la clîaux et l’acide phosphoriquc.
Plioftphate neutre. — Ce sel est blanc, inodore, insipide, indécomposable par la chaleur, mais se fondant en un émail blanc, si la température est très élevée. Il est insoluble dans l’eau et l’alcool , solLd3le dans les acides azotique , cbloi'hydrique et pliosphorique , et s’obtient par la voie des doubles décompositions.
>ious lui avons conservé le nom de phosphate neutre , bien que ce soit un phosphate basique m Oq 3 Ca O. Il est peu employé.
Phosphate basique des os. — Tous les os des animaux paraissent formés en gramle partie par un sel composé de 3 atomes d’acide phosphorique et de 8 atomes de chaux. On peut l’obtenir en calcinant à l’air libre les os, les traitant par l’acide chlorhydrique ou nitrique, et précipitant la liqueur par un excès d’ammoniaque. On recueille le précipité gélatineux, on le lave et on le calcine.
Il joue un très grand rôle dans l’économie animale et dans la végétation; on l’emploie dans les laboratoires, dans les arts et en médecine. Il est surtout employé pour faire le phosj)hate suivant,
Uiphosphale. — On l’obtient en traitant les os calcinés, pulvérisés et délayés dans l’eau par l’acide sulfurique concentré qui s’empare d’une partie de chaux et met l’acide phosphorique à nu ; celui-ci , en se combinant à une j)ortion du })hosphate des os, constitue le phospiiate acide très soluble. On décante, on évapore en consistance sirupeuse, et par le refroidissement il se forme de petites lames micacées de peu de cotisistance qui sont le bi-phosphate. C’est ce sel qui, calciné avec le charbon, produit le phosphore.
Phosphate d’ahmoniaqee. — Blanc , sans odeur et d’une saveur piquante, il verdit le sirop de violette ; ti Pair, il ne s’altère pas. Chauffé, il fond , se décompose en
CHIMIE
perdant son ammoniaque , et passe à l’état d’acide pyrophosphorique vilrenx qui contient toujours un peu d’ammoniaque.
L’eau le dissout mieux à chaud qu’à froid. La liqueur chaude donne, par le refroidissement, des cristaux qui sont des prismes à quatre pans , terminés par des pyramides à quatre faces.
Ce phosplîate se trouve uni aux phosphates de solide et de magnésie dans les urines de certains animaux.
Pour l’obtenir , on emploie le même procédé c{ue celui qui sert à la préparation du phosphate de soude, si ce n’est qu’ici on emploie l’ammoniaque liquide.
Emploi du phosphate d’ ammoniaque pour rendre incombustibles les tissus les plus wflamnmbles. — Ce phosphate possède la singulière propriété de rendre incombustibles les étoffes que l’on plonge dans sa dissolution. Pour s’en servir, on fait une dissolution concentrée de ce sel, on y plonge le tissu , la gaze , par exemple , et on la fait sécher; on peut ensuite l’exposer à la flamme d’une bougie sans qu’elle prenne feu. Cet effet est facile à concevoir : le sel , en se décomposant , laisse à nu l’acide phosphorique qui recouvre le tissu , et s’oppose ainsi à l’action de l’air. Cette propriété est commune à tous les sels solubles capables d’éprouver la fusion ignée à la chaleur rouge obscure.
AZOTATES {Nitrates). — Tous les azotates se décomposent au feu. Les uns donnent d’abord de l’oxigène et se transforment en azotites ; puis ensuite , quand la chaleur est plus élevée , il se dégage à la fois de l’oxigène, de l’azote, un peu d’acide hypo-azotique, et passent à l’état d’oxides. Tous les azotates dont l’oxide a beaucoup d’affinité pour l’acide sont dans ce cas.
Les autres donnent immédiatement lieu à un dégagement d’oxigèiie et d’acide hypo-azotique , et l’oxide reste libre , suroxidé , ou réduit selon qu’il est ou n’est pas susceptible