‹ Cours des sciences physiques à l'usage des élèves de philosophieChapitre 86 sur 139 · APPLICATIONS PRINCIPALES. VERRE · texte numérisé non relu

APPLICATIONS PRINCIPALES. VERRE

de chaux. La théorie est la meme que pour les sels précédents.

UsageSy applications. — On se sert de cet hypochlorite comme des précédents pour blanchir les tissus divers, le papier, pour désinfecter les ampiiithérures d’anatomie, les lieux d’aisances , les halles aux poissons , les ateliers de boyaudiers, etc.

.IL Millon a taché d’éliminer par le raisonnement la présence de l’acide hypochloreux et de ses sels pour y substituer l’opinion que ce sont des suroxides dans lesquels 1 atome d’oxigène est remplacé par un double atome de chlore Ex. : K O Cl' 0~ K O ^ CL ; mais cette explication ne s’accorde pas avec l’expérience qui montre qu’en jetant du deutoxide de mercure dans du chlore gazeux , ce dernier perd sa couleur en fort peu de temps et se transforme en un gaz composé de 2 volumes de chlore et 1 volume d’oxigène soluble dans l’eau , possédant des propriétés décolorantes et jouissant de la propriété de s’unir aux bases.

§ XI. Applications principales.

VERRE. — Le verre est une des découvertes les plus importantes pour l’humanité , non seulement à cause de scs nombreux usages économiques, mais encore par les progrès immenses que cette découverte a imprimés aux sciences les plus élevées. L’astronomie, la physique, la chimie et l’histoire naturelle, sont parvenues par son secours à un admirable degré de perfection.

Historique. — Les Phéniciens ont connu le verre avant tous les autres peuples, et ont long-temps conservé le monopole de sa fabrication. Les verreries de Sidon et d’Alexandrie ortt produit, d’aj)rès Pline et Strabon, des ouvrages très parfaits. Les Pminains employaient le verre à un grand nombre d’usages. Cependant il était si estimé du

CHIMIE

temps de Néron qu’une tasse en verre blanc que ce prince brisa dans un accès de colère lui avait, dit-on, coûté 6,000 sesterces. Il paraît certain que les Romains n’employaient pas le verre à vitrer leurs maisons; ils se servaient pour cet usage de légères lames d’albatre transparent. D’après les ouvrages de saint Jérôme, on peut faire dater l’emploi du verre à vitre vers le iii'' siècle ; il était en vigueur au vR. Ce sont des Français qui \ers le viF siècle enseignèrent aux Anglais l’art de la verrerie et de la vitrerie. Voici quelques détails historiques qui paraissent authentiques. Les premiers édifices fermés de vitres enchâssées dans des rainures de bois , retenues par des morceaux de plâtre, furent les églises de Brioude et de Tours, vers la fin du VF siècle , et la basilique de Sainte-Sophie , à Constantinople, en 1627. L’industrie du verre fut assez générale en Europe du temps des croisades; Venise en eut longtemps le monopole. Ce fut Colbert qui établit en France celte belle industrie. Agricola, Neri, Merrat, Kunkel, Poot, Hachard, Bosc d’Antic, Allut et Loysel, ont écrit sur le verre.

On donne dans les arts le nom de verre à un sursilicate alcalin fondu et mêlé avec une plus ou moins grande quantité de silicates terreux et métalliques Voici la composition des différentes espèces de verre : — 1" Verre soluble. Silicate simple , de potasse ou de soude , ou bien un mélange de ces deux silicates. — 2” Verre de Bohême, croion-glass. Silicate de potasse ou de soude et de chaux. Le verre à vitre a la même composition, mais en proportions variables. — 30 Ycrre à bouteilles. Silicate de potasse ou de soude, de chaux, d’alumine et de fer. — Cristal ordinaire. Silicate do potassQ et de plomb. — 5" FUnl-glass. Silicate de potasse et de plomb plus riche en plomb que le précédent. — 6" Stras. Silicate de potasse et de plomb, encore plus riche que le précédent. — 7»^ EmaiL Silicate, stannate ou antimoniale de potasse , de soude et de plomb.

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