UN VILLAGE
l’esquisse de cette planche, nous diviserons la figure en quatre parties égales par une parallèle AB à la 1 de terre, et une verticale 3 8 | g P F 5
établ
itour des arbres,
CD à cette même ligne. Ainsi divisé en quatre carrés, le croquis se trouve simplifié. Nous établissons d’abord le terrain, puis l'esquisse du
les maisons, en observant bien la direction similaire des lignes perspectives horizontales et verticales ; enfin la silhouette des montagnes, en commen:
mesurer le point O, afin de n'avoir point d'erreur entre les différents plans qui séparent nos montagnes. Puis nous passons au lavis, qui doit passer
quatre opérations bien distinctes. Premièrement nous commencerons par un ton de bas en haut, en retournant le papier sur lequel nous travaillons, ju
le ton
les gris des nuages avec un mélange de sépia et teinte neut
1 hauteur des montagnes du second plan, à l’aide de la terre de sienne brûlée; p le même
un ton de bleu minéral et ocre jaune. Pour les deux grandes collines de gauche, nous emploiero
général de la voûte azurée, nous le rendons par
ton un peu plus chargé en sépia et nous masserons les premiers plans d'une teinte plate de sépia et terre de sienne brûlée. A la deuxième opération, nous passe-
rons légèrement un glacis d’ocre jaune trés-étendu d’eau ; nous modelons les montagnes du fond avec le même ton que nous avons employé précédemment
c'est-à-dire mêlé de bleu minéral et ocre jaune, mais un peu plus vigoureux; puis nous teintons les toitures de droite avec de la sépia rompue de bleu miné-
ral. Enfin, sur le premier et le second plan nous promenons un glacis un peu plus ferme que le prémier, glacis fait de sienne brûlée et de sépia. Troisième-
ment, rous devrons teinter tout le feuillage et la verdure des terrains d’un ton d’ocre jaune, ou mieux de jaune indien et de bleu minéral, et nous en indi-
quons les vigueurs avec de la sépia mêlée à la teinte neutre; enfin, à la dernière opération, nous corsons toutes les vigueurs, d’abord les toitures de droite
avec de Ja sépia mêlée au brun Van Dyck, et nous revenons sur les arbres et terrains chargés de verdure avec les mêmes tons que nous avons précédemment
t dans les planches préparatoires à celle-ci, qui sont en tête de ce Cours, l’aquarelle est surtout un procédé commode à employer dans les
employés. Je lai
pays montagneux où l'effet change avec une rapidité telle, que c'est à peine si l’on a le temps de préparer son ébauche avant les diverses variations des effets
-t-on bien d’après nature de se contenter de simples pochades, qu’on annote sur’son carnet en décrivant ce qu’on devra y modifier, au
ARMAND GUÉRINET, Éditeur des Musées Nationaux, 140, FAUBOURG SAINT-MARTIN, PARIS