TÉLESCOPES
la lunette sur la face supérieure du cadre C, autour du boulon qui se trouve vers l'extrémité n n de ce cadre. L'observateur, tout en ayant l'œil à l’oculaire de la lunette, peut donc très-facilement changer la direction de cet instrument, en manœuvrant l’une des manivelles s d’une main, et ie bouton + de l’autre main : la manivelle fait élever ou abaisser le plan du cadre C, et le bouton v permet de faire varier la direction de la lunette sur ce plan.
Le pied tout entier, dont nous venons d’indiquer la disposition, doit naturellement être placé d’abord de manière que la lunette soit à peu près dirigée vers le point du ciel ou l'on veut faire des observations. À cet effet on se sert des roulettes B, B, au moyen desquelles on peut le déplacer comme on veut. Mais lorsqu'il a été ainsi amené dans une position convenable, il est important qu'il ne conserve plus Ja mobilité que lui donnent les roulettes B, B, afin que la lunette soit bien fixée dans chacune des directions qu'on lui donne à l’aide des manivelles s et du bouton v. C’est pour cela que les roulettes B, B, ne sont pas directement adaptées au bâti A A; un levier æ, que l’on peut élever ou abaisser, en le saisissant par la poignée qui le termine, fait monter ou descendre lesroulettes par rapport au bâti. Lorsqu'on les a fait monter ainsi, elles ne touchent plus le sol; le bâti s’appuie alors par les trois pieds B’, B’, qui sont dans leur voisinage ; et le tout acquiert une stabilité beaucoup plus grande.
Une petite lunette z-est ordinairement adaptée au tuyau de la lunette E qui doit servir aux observations. Cette petite lunette porte le nom de chercheur. Elle est destinée à faciliter l'opération qui consiste à diriger la lunette E vers l’astre qu’on veut observer. Le champ de cette petite lunette est beaucoup plus grand que celui de la grande; en sorte que, en mettant l'œil à son oculaire, on aperçoit le ciel dans nne étendue bien plus considérable, et l’on peut découvrir l’astre que l’on cherche, lors même qu'on est encore un peu loin d’avoir dirigé la lumière exactement vers cet astre. On voit alors comment on doit déplacer la lunette, pour lui donner la direclion convenable. :
$ 27. Télescopès. —La réflexion de la lumière sur des miroirs sphériques donne lieu à la production d'images, tout aussi bien que son passage à travers des verres lenticulaireë. Si un objet A B, fig. 53, est placé en avant d’un miroir concave M, les rayons lumineux, émanés des différents points de cet objet, qui tombent sur la surface du miroir, y sont réfléchis dans différentes directions. Les rayons partis du point A ont, après leur réflexion, des directions qui passent très-sensiblement par un même point a; ceux qui partent du point B, vont également passer par un point b; et il en est de
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mème des rayons qui viennent de tous les autres points de l'objet AB:il se forme donc en a b une image de cet objet. On conçoit
d'après cela qu'un miroir sphérique concave puisse remplacer l'objectif des lunettes. En combinant un miroir de ce genre, avec un oculaire destiné à observer l’image qu'il produit, on forme un instrument qui peut remplir le même objet qu’une lunette, et auquel on donne spécialement le nom de télescope.
Mais il se présente ici une difficulté, qui tient à la place qu'occupe l'image a b, entre l’objet observé A B et le miroir sur lequel les rayons lumineux viennent se réfléchir. L’observateur ne - peut plus se placer avec un oculaire de manière à recevoir directement ces rayons après leur passage par l’image a b ; car, il s’interposerait ainsi entre l’objet AB et le miroir, et empéècherait par conséquent les rayons d'arriver au miroir. Voici quelles sont les principales dispositions imaginées pour y obvier.
Grégory, inventeur du télescope, en 1663, emploie un second miroir concave N, fig. 54, de petites dimensions transversales,
Fig. 54.
destiné à recevoir les rayons lumineux après leur passage par l'image a b, et à les renvoyer à travers une ouverture pratiquée au milieu du miroir M, de manière à leur faire produire une autre image a’ L’; un oculaire O placé en arrière de cette seconde image