‹ Cours élémentaire d'astronomieChapitre 121 sur 156 · DISTANCES LURÉES MOYENNES. | DES RÉVOLUTIONS · texte numérisé non relu

DISTANCES LURÉES MOYENNES. | DES RÉVOLUTIONS

4er satellite. . . . . . . . . | 13,12 5j ,89 2® satellite. . . . . . . PE 17,02 8 ,71 3e satellite. . . . . . . . . . - 49,85 10 ,96 he satellite. . : 22,75 13 ,46 5° satellite. . . . . . . . . . 45,51 38 ,07 6° satellite, . . . . . . . . . 91,01 107 ,69

De ces six satellites, le deuxième et le quatrième ont été seuls

revus depuis Herschel ; leurs orbites sont inclinées de 79° sur le plan de l’écliptique, et leurs mouvements sur ces orbites obliques sont dirigés de lorient vers l'occident, c’est-à-dire en sens contraire du mouvement des planètes autour du soleil.

La figure 332 représente les orbites des six satellites d'Uranus, à l'échelle qui a déjà servi à construire les figures 326 et 331 relatives aux satellites de Jupiter et de Saturne. La distance d'Uranus au soleil, à cette même échelle, serait représentée par une longueur de 64m, D. ,

8 272. Neptune n’est pas visible à l’œil nu. Cette planète, vue dans une lunette d’un faible grossissement, ressemble à une étoile de huitième grandeur. Avec un grossissement plus fort, on lui voit prendre des dimensions sensibles ; elle se montre sous la forme d’un disque circulaire. Son diamètre apparent n’est que de 2,7. A la distance du soleil à la terre, ce diamètre apparent serait de 81’; en sorte que le rayon de Neptune est égal à 4,72, le rayon de la terre étant 4.

La planète Neptune est accompagnée d’un satellite qui circule autour d'elle dans une orbite inclinée d’environ 35 degrés sur l’écliptique. La durée de sa révolution est de 5j, 87 : sa distance moyenne au centre de Neptune est d'environ 43 fois le rayon de la planètè. La figure 333 peut servir à comparer l'orbite de ce

satellite aux orbites des satellites de Jupiter, Saturne et Uranus, réprésentées par les figures 326, 334 et 332: l'échelle est la même pour ces diverses figures. À cette échelle, la distance de Neptune au soleil aurait une grandeur de plus de 96 mètres. Le satellite de Neptune a été découvert par Fig. 333. M. Lassell.

$ 273. Les nombreuses planètes que l’on a découvertes dansla région comprise entre Mars et Jupiter, sont beaucoup plus petites que celles dont nous avons parlé jusqu’à présent. Elles paraissent généralement comme des étoiles de neuvième ou de dixième grandeur.

Herschel a trouvé 0”’,35 pour le diamètre apparent de Cérès, dans le cas où la planète serait placée à une distance égale à celle du soleil à la terre ; il a trouvé également que le diamètre apparent de Pallas, dans les mêmes circonstances, ne serait que de 0’’,24. II en résulte pour le diamètre de Cérès une longueur de 259 kilomètres ; et pour celui de Pallas, une longueur de 178 kilomètres, ce qui est à peu près la distance de Paris au Havre.

Herschel a cru reconnaître autour de Pallas l'existence d’une né-

bulosité, d’une sorte de brouillard, qui accuserait la présence d’une atmosphère considérable autour de cette planète.

Telles sont à peu près les seules notions que l’on possède sur ces astres, dont les dimensions sont tellement petites que les plus puissants instruments suffisent à peine pour leur faire prendre une apparence autre que celle de simples points lumineux.

$ 274. Nous ne saurions trop insister sur la comparaison des dimensions et des distances mutuelles dès divers astres que nous avons étudiés jusqu’à présent. On a de la peine à s’en faire une idée exacte. Les distances des planètes entre elles et au soleil sont tellement grandes relativement à leurs diamètres, qu’on ne peut pas représenter le système planétaire par un dessin qui permette de saisir d’un coup d'œil les rapports de grandeur de ses diverses parties. Les machines, plus ou moins complexes, que l'on construit pour donner une idée des mouvements simultanés de la terre, des planètes, et de leurs satellites, ne peuvent être exécutées qu’à la condition d’exagérer considérablement les proportions de certaines parties. Il en est de même des dessins destinés à expliquer les diverses particularités des mouvements des astres, tels que les figures 223 (page 296), 259 (page 365), et bien d’autres que nous pourrions encore citer parmi celles qui nous ont servi jusqu’à présent. On doit donc se mettre constamment en garde contre les idées fansses qui pourraient en résulter. C’est pour cela qu’à diverses reprises nous avons cherché, soit par des figures, soit par des indications de grandeurs relatives, à appeler l'attention sur les vrais rapports des dimensions du système planétaire. Ainsi, dès que nous sommes arrivés à la connaissance de la grandeur du diamètre du soleil, nous avons mis en regard deux cercles ayant des rayons proportionnels à ceux du soleil et de la terre (fig. 204, page 277); et nous avons dit que, pour figurer en même temps la distance qui sépare ces deux corps, il faudrait que les centres des cercles fussent éloignés l’un de l’autre de 46%, 5. Plus tard, nous en avons fait autant pour donner une idée des grandeurs relatives de la terre et de la lune (fiy. 265, page 379); mais nous avons dû adopter pour cela une échelle plus grande, d’après laquelle le rayon du soleil serait représenté par une longueur de 1",204, et la distance de cet astre à la terre par une longueur de 258 mètres. Lorsque nous avons parlé des systèmes de Copernic et de Tycho-Brahé, nous avons eu soin de conserver les vrais rapports de grandeur entre les rayons des cercles qui représentent les orbites des divers corps de notre système planétaire (fig. 320, page 4714 ; et fig. 321, page 472), à l'exception toutefois de Forbile de la lune autour de la terre, qui

DÉTAILS SUR LES DIVERSES PLANÈTES. h99

aurait été imperceptible si nous ne l’avions pas agrandie outre mesure. Enfin, dans les paragraphes qui précèdent, nous avons représenté les orbites des satellites de Jupiter (fig. 326), de Saturne (fig. 334), d'Uranus (fig. 332), et de Neptune (fig. 333), à une échelle qui est la même pour toutes les figures, en conservant autant que possible aux planètes elles-mêmes les dimensions qu’elles doivent avoir à cette échelle ; et nous avons fait connaître, en outre, les longueurs des lignes par lesquelles devraient être représentées les distances de ces diverses planètes au soleil.

Pour que l’on puisse se faire une idée nette des grosseurs relatives des planètes principales, nous donnerons encore ici, fig. 334, une figure sur laquelle ces planètes sont représentées à côté les unes des autres, par des cercles de rayons proportionnels à leurs propres

L 1 la Lune . é [2 .

Mercure Neénus ÆlaTerre Mars

Jupiter

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J Uranus N. epl une

Fig. 334,

rayons. À la même échelle, le solcil devrait être figuré par un

cercle de 0®,450 de rayon ; l'orbite de la lune, par un cercle de 0m, 080 de rayon : l'orbite du quatrième satellite de Jupiter, par un cercle de 0", 405 de rayon ; celle du huitième satellite de Saturne, par un cercle de 0®,774 de rayon ; celle du sixième satellite d'Uraaus, par un cercle de 0®,527 de rayon, et celle du satellite de Neptune, par un cercle de 0®,082 de rayon. En outre, les distances des planètes au soleil serajent représentées par des longueurs de 42,4 pour Mercure, 23",4 pour Vénus, 32®,0 pour la Terre, 48®,8 pour Mars, 166,6 pour Jupiter, 305®,2 pour Saturne, 61 ge, 8 pour Uranus, et961®,3 pour Neptune.

$ 275. Considérations sur le système planétaire. — Avant que le système de Copernic fût adopté, lorsqu'on regardait la terre comme une masse immobile dans l’espace, on faisait mouvoir le soleil, la lune et les planètes autour d’elle. Les mouvements du soleil et de la lune étaient assez simples; chacun de ces astres ne s’éloignait pas beaucoup de décrire uniformément une circonférence de cercle ayant son centre au centre de la terre. Les mouvements des planètes, au contraire , élaient complexes ; pour rendre compte de leurs stations et rétrogradations, il fallait leur faire parcourir des épicycles mobiles sur des déférents, et cela suivant certaines lois dépendant du mouvement du soleil. Copernic reconnut d’abord, comme nous l’avons dit, que les apparences seraient tout aussi bien représentées, en regardant les planètes comme décrivant, autour du soleil, des orbites à peu près circulaires, que cet astre emporterait avec lui dans son mouvement annuel autour de la terré. Les mouvements des planètes, tout en conservant individuellement à peu près le même degré de complication qu'auparavant, étaient ainsi ramenés à former un ensemble plus simple. Mais c’est en admettant ensuite l’immobilité du soleil et le mouvement de la terre autour de lui, que Copernic apporta aux mouvements des planètes une simplification remarquable : chacune d’elles n’était plis animée par là que d’un mouvement à peu près circulaire et uniforme au tour du centre du soleil, mouvement analogue à celui qu'il devais attribuer en même temps à la terre pour rendre compte des apparences.

Si la lune n’eût pas existé, il eût été impossible de ne pas être frappé du caractère de simplicité extrême que les idées de Coperaic apportaient dans le système planétaire : au lieu d'admettre que les planètes se mouvaient autour du soleil, et que cet astre emportait leurs orbites dans son mouvement autour de la terre, on n’avait qu’à regarder les planètes et la terre comme se mouvant toutes suivant une même loi très-simple, autour du soleil supposé immobile.

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