NOTIONS SUR LA NATURE DES COMÈTES
T'orbite a la plus grande excentricité ; et, dans la série continue des : orbites rangées dans l'ordre de leurs excentricités, on ne saurait où placer le point de séparation des planètes et des comètes. Mais il n’en est pas ainsi. La distinction entre les deux espèces d’astres est parfaitement tranchée. La comète de 7 ans ?, dont l’excentricité fait exception parmi les excentricités des comètes, est loin de pouvoir être considérée comme une planète. Et ce n’est pas par un simple effet du hasard que les astres dont nous nous occupons peuvent être ainsi divisés en deux groupes bien distincts. Tout porte à croire que les planètes et les comètes n'ont pas une même origine ; et cette diversité d’origine, sur laquelle nous reviendrons plus loin, explique. tout naturellement les différences essentielles que nous venons de signaler entre les mouvements des planètes et des comètes, différences qui servent à distinguer les unes des autres.
$ 286. Notions sur la nature des comètes. — Nous avons dit que les comètes présentent généralement l'aspect d'un noyau brillant, . environné d’une nébulosité qui s’étend d’un certain côté, jusqu’à une distance plus ou moins grande Cu noyau. Cette nébulosité, que l’on peut assimiler à une sorte de brouillard analogue à ceux qui se produisent de temps en temps dans notre atmosphère, est bien loin d’être aussi peu transparente que le sont nos brouillards; des étoiles, même très-faibles, peuvent être aperçues à travers la queue uu la chevelure d'une comète, quoique les rayons lumineux qui viennent de ces étoiles aient souvent à la traverser dans des parties où elle présente une grande épaisseur. La nébulosité d’une comète doit donc être regardée simplement comme une vapeur extrêmement légère qui accompagne le noyau. :
Les changements souvent très-rapides qui surviennent dans la forme d’une comète, contribuent encore à nous confirmer dans cette idée. Nous citerons comme exemple la comète de Halley, qui fut observée avec beaucoup de soin par M. Herschel fils, au cap de Bonne-Espérance, à la fin de 4835 et au commencement de 1836. Il aperçut la comète, pour la première fois, le 28 octobre 1835. La figure 338 (page 5t5) représente la comète telle qu’il la vit ce jour même, avec une lunette dont le grossissement était de 704 Le lendemain, 29 oetobre, il observa la comète avec un télescope de vingt pieds, et lui trouva l'apparence singulière que montre la figure 342. Un peu plus tard, dans la même soirée, son aspect était notablement différent, fig. 343. Au bout de quelques jours, la comète devint invisible à cause de sa proximité du soleil, puis elle put être observée de nouveau le 25 janvier 4836. À cette époque, elle avait la forme que l’on voit sur la figure 344. Les jours suivants, 26, 27