CERCLES DE LA SPHÈRE CÉLESTE
convénient, dès le moment que nous sommes prévenus, une fois pour toutes, qu’elle se rapporte aux apparences, et non à la réalité.
$ 75. Cercles de la sphère céleste. — Pour faciliter l'indication de la position des étoiles sur la sphère céleste, on a imaginé des cercles tracés sur sa surface, à l'aide desquels la place de chaque étoile peut être délinie très-simplement. Si la sphère céleste eût été iramobile, on aurait choisi ces cercles arbitrairement; mais la sphère ayant, au moins en apparence, un mouvement uniforme de rotation autour d'un axe de direction invariable, il était naturel de prendre les cercles dont nous parlons de manière qu'ils aient une liaison intime avec ce mouvement.
Menons par le centre C de la sphère Fr fn 430, un plan perpendiculaire à l’axe du monde PQ ; ce plan coupe la surface de la sphère suivant un grand cercle EE qu'on nomme l'équateur céleste. La sphère est divisée par ce cercle en deux hé- \, misphères, dans chacun desquels l’un || des deux pôles occupe une position centrale; celui des deux hémisphères qui contient le pôle boréal se nomme l'hémisphère boréal, l’autre se nomme l'hémisphère austral.
—- En coupant la sphère par un plan Fig. 19. quelconque parallèle à l'équateur, on
‘obtient un petit cercle qu’on nomme un parallile. Les cercles RR, SS, TT sont autant de parallèles. Chaque étoile, en vertu du mouvement diurne, décrit un parallèle de la sphère. L’équateur est le plus grand des parallèles; c’est le cercle que décrit une étoile située à 9u degrés de distance angulaire du pôle boréal.
Un plan quelconque, mené par l’axe du monde P Q, coupe 1a sphère suivant un grand cercle tel que PEQ, qu'on nomme un cercle de déclinaison ; le plan lui-même qui contient ce cercle est souvent désigné sous le nom de plan horaire. Les cercles de déclinaison de la sphère tournent avec elle autour de l'axe du monde P Q, et viennent chacun à son tour se placer dans le plan méridien du lieu où l’on se trouve.
Souvent on considère le méridien comme étant le grand cercle suivant lequel la sphère est coupée par le plan méridien; mais on ne doit pas confondre ce grand cercle avec les cercles de la sphère céleste. Le méridien a une position parfaitement déterminée dans
All MOUVEMENT DIURNE DU CIEL.
chaque lieu d'observation: il ne participe pas au mouvement “diurne, et tandis qu’il reste immobile, tous les cercles de déclinaison de la sphère viennent successivement coïncider avec lui, pour l’abandonner aussitôt en continuant leur mouvement
$ 76. Équatorial.— Un des principaux ‘instruments des observatoires, l'équatorial, a reçu une disposition spéciale qui dépend essentiellement. du mouvement diurne de la sphère céleste. Un axe À A, fig. 131, autour duquel tout l'instrument peut tourner, est dirigé suivant l'axe du monde. Get axe porte latéralement un cercle gradué B B, qui peut tourner dans son plan et autour de son centre; une lunette C C, fixée au cercle BB, le suit dans son mouvement, et son axe optique peut ainsi faire un angle variable avec l'axe du monde. Un second cercle gradué D D, dont le plan est parallèle à l'équateur céleste, est fixé en son centre à l’axe À À, de manière à suivre tout l'instrument dans sa rotation autour de cet axe. C’est la position de ce second cercle qui a déterminé le nom attribué à l'instrument. Des pinces E, E, avec vis de pression et vis de rappel ($ 39), sont destinées à fixer le cercle BB et la lunette à l'axe À A, en s’opposant à ce que ce cercle tourne autour de son centre ; ces pinces sont portées par les pièces F F qui font corps avec l’axe A A. Des micromètres G, G.'dont nous avons indiqué la disposition précédemment (fig. "72 et 73; page 72), sont adaptés à l'extrémité de tiges solidement fixées à l'axe À A, de manière à permettre d'observer les divisions que le cercle B B porte sur sa tranche. D'autres micromètres H, fixés au massif qui porte l'extrémité inférieure de l’axe À A, sont destinés à observer la graduation du cercle D D, graduation qui a été faite sur la face supérieure de ce cercle, et non sur sa tranche.
D'après la disposition de l'instrument, on voit que l’axe optique de la lunette peut être dirigé vers tous les points du ciel. En la faisant tourner avec le cercle BB, autour du centre de ce cercle, on peut lui faire faire un angle quelconque avec l'axe du monde. Si l'on fixe le cercle BB dans une position particulière, au moyen des pinces E, E, et qu'on fasse énsuite tourner le tout autour de l’axe A À, il est clair que l'axe optique de la lunette rencontrera la sphère-céleste successivement aux divers points d'un même parallèle. |
Un mécanisme particulier K permet de mettre à volonté le cercle équatorial D D en communication avec un mouvement d’horlogerie. Le pendule qui régularise ce mouvement d’horlogerie est disposé de telle manière que, lorsque la communication est établie, le cercle D D fasse un tour entier en un jour sidéral. On comprend