ORIGINE DES ASCENSIONS DROITES
paraître se mouvoir en sens Contraire de ce- mouvement, C ’est-à-dire de l’est vers l'ouest.
C’est ce qui arrive en effet. Les vents die dans le voisinage de l'équateur, soufflent de l’est. Au nord de l équateur, l'excès de la vitesse de la terre sur la vitesse de l’air se combine afecle mouvement en vertu duquel l’air se transporte vers l'équateur ; et il en résulte un vent soufflant du nord-est. De même, au sud de l’équateur, les causes que nous venons de signaler occasionnent un vent du sud-est.
Arrivé à l'équateur, l'air s'élève dans les hautes régions de l'atmosphère, pour retourner ensuite vers-les zones tempérées. Mais le séjour plus ou moins long qu'il a fait dans le voisinage de l'équateür lui à fait prendre peu à peu un mouvement de rotation plus rapide que celui qu’il possédait d'abord ; lorsqu'il retombe sur la surface de la terre , dans les zones tempérées , il marche plus vite que les continents avec lesquels il se met en contact : cet excès de vitesse, et le mouvement en vertu duquel Pair s’éloigne de l'équateur, se combinent pour donner lieu à un vent qui souffle du sud-ouest dans la zone tempérée boréale, et du nord-ouest dans l'autre zone tempérée. Ce retour des vents alisés n’est sensible qu'à d'assez grandes distances de l'équateur. Dans l’île de Ténériffe, dont la latitude est de 28 degrés, on ne peut en reconnaître l'existence qu’en s’éleyant à une grande hauteur, sur le pic de ce nom; plus loin de l’équateur, il devient sensible au niveau de la mer. C’est au retour des vents alisés qu'est due cette circonstance, que le vent, à Paris, souffle plus ‘ souvent du sud-ouest que de toute autre direction. Mais, dans les zones tempérées, les vents réguliers dont nous nous vccupons sont beaucoup moins sensibles que près de l équateur ils sont en grande partie masqués par les vents S AFRRUUREE qui existent dans ces contrées.
$ 140. Origine des ascensions droites. — Lorsque nous avons donné la définition de ce qu'on entend par l'ascension droite d’un astre ($ 79), nous avons dit que nous ne pouvions pas faire connaître immédiatement l’origine à partir de laquelle on compte les ascensions droites. Nous sommes en mesure maintenant de combler cette lacune. Les astronomes s’accordent à prendre, pour cette origine, l’un des deux points où l'équateur est coupé par l’écliptique : celui que nous avons désigné sous le nom d’équinoxe du printemps (S 429). Si ce point équinoxial était visible dans le ciel, comme une étoile, il suflirait d'observer l'instant de son passage au méridien, pour régler l’horloge sidérale qui accompagne la lunette méridienne , conformément à ce que nous avons dit précédemment ($ 82). Mais il
n’en est pas ainsi, et l’on est obligé d’avoir recours à d’autres moyens, pour suppléer à cette observation directe du point qui sert d'origine aux ascensions droites. Voici comment on s’y prend : Considérons d’abord spécialement le jour où le soleil , dans son mouvement sur l'écliptique, vient à passer par l’équinoxe du printemps, et prenons pour exemple les résultats des observations faites à Paris , en 14825 , à cette époque particulière. D’après les indications fournies par le cercle mural, le 20 mars, à midi, la déclinaison du centre du soleil était de 9’ 28” A ; le lendemain 21, également à midi, sa déclinaison était de 14” 48’ B. Le soleil a donc passé de l'hémisphère austral dans l’hémisphère boréal , dans l'intervalle de ces deux observations. Or on peut admettre , sans erreur sensible, que pendant cet intervalle de temps la déclinaison du soleil a varié de quantités égales en temps égaux ; en 24 heures solaires, cette déclinaison a varié de 23’ 46’, ( 9’ 28” plus 44’ 48’); pour varier seulement de 9’ 28”, il lui a fallu un nombre d'heures æ fourni par la proportion suivante :
On tire de là : | a = 9h 33m 345. | Ainsi, 9 33® 34 après la première observation, la déclinaison du soleil, qui était d’abord de 9’ 28’’ À, a diminué de toute sa valeur, c'est-à-dire que le centre du soleil s’est trouvé sur l’équateur même : c'est donc le 20 mars, à 9h 33" 34° du soir que le soleil a passé à l’'équinoxe de printemps. | Le même jour, 20 mars 4825, l'horloge sidérale installée à côté de la lunette méridienne marquait 23° 59% 4*,29, au moment du passage du centre du soleil au méridien ; et le lendemain 21 mars, elle marquait 0? 2m 395,60 au moment du même passage. Soient S,S", fiy. 197, les deux positions correspondantes du soleil sur la " | sphère céleste , et :S m, S’ m’, les déclinaisons de son centre. Si le point S, où se trouvait le soleil, lors de l’observation du 20 mars, était resté visible dans le ciel, .. après que le soleil s'en est éloigné pour marcher vers $',on aurait vu ce point S passer au méridien le 24 mars, à la même heure sidérale que la veille, c’est-à-dire à 23h 59" 45,29; le soleil, alors en S’, a traversé ce plan à 0" 2" 39°,60, c’est-à-dire 3% 38°,31 après le point S : l'équinoxe A, compris entre S et S, a donc dù passer au méridien ce même jour, 21 mars, entre 23°