‹ Cours élémentaire d'Écriture Sainte (volume 2)Chapitre 119 sur 132 · ÉTUDE SUR SOPHONIE · texte numérisé non relu

ÉTUDE SUR SOPHONIE

I. Étude doctrinale et symbolique. — Ce livre, indépendamment des prophéties qu'il renferme et que nous venons de signaler, est très utile au point de vue doctrinal.

En effet, les menaces de Sophonie ne regardent pas seulement Jérusalem, elles regardent toute l'Église, dont Jérusalem est la figure, et chacun de ses membres en particulier. Il faut les entendre du jugement général et de celui de chaque homme au moment de la mort*. Les orateurs chrétiens ont fait un grand usage de ce Prophète. L'Église elle-même lui a fait plus d'un emprunt dans l'Office des morts.

Saint Jérôme^ a vu aussi une figure de l'Église, et surtout de l'Église des Gentils, dans Ninive (ii, 13-13). Au premier abord, dit-il, cette interprétation paraît un blasphème. Mais quiconque se rappelle ce que saint Paul et Notre- Seigneur ont dit des malheurs de la fin des temps ne s'étonnera pas que dans la dernière désolation de l'Église, lorsque l'Antéchrist régnera, l'Eglise doive être réduite en solitude, livrée aux bêtes sauvages et exposée à souffrir tout ce que décrit le Prophète : « Si enim Deus, continue-t-il, propter infide- (( litatem raniis naturalibus non pepercit , sed fregit et « posuit flumina in deso^tum, et fontes aquarum in sitim... « cur non è contrario eos de quibus dixerat: Posuit de- « sertum in paludes aquarum, et terram sine aquà in « fontes aquarum... et quos inseruit de oleastvo in radi-

* Cfr S. Jérôme, Comm. in Soph.

2 Ibid., col. 1370, 1371.

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