PSAUME XXVI
Dominus illuminatio mca .
I. Occasion. — Nous ignorons en quelle circonstance David a composé ce psaume. Le titre, priusquàm linirt'tnr, n'est pas dans l'hébreu et peut avoir été ajouté par les interprètes grecs. Quoi qu'il en soit, l'onction mentionnée ici n'est pas la première, donnée par Samuel : David, alors enfant, n'avait pas encore l'esprit
de Dieu. Ce serait donc à l'époque de son second sacre à Hébron que ce prince aurait écrit ce psaume, ou même lors de son troisième, quand il eut été reconnu roi par toutes les tribus d'Israël.
II. Sujet. — C'est un psaume moral où David représente le juste persécuté qui se tourne vers Dieu et va près de lui ranimer sa foi et retremper son courage. L'ordonnance en est simple ; aucune difficulté n'embarrasse la marche et n'arrête l'intelligence. David voit en Dieu sa lumière, son guide, son asile assuré contre les périls qui le menacent, et cette pensée excite en son àme des sentiments plus vifs de confiance.
Les tj'ois derniers versets sont particulièrement remarquables, parce qu'ils exposent trois raisons incontestables de cette confiance absolue, à savoir : les contradictions que l'impiété s'inflige à elle-même par ses propres excès ; l'assurance du bonheur éternel ; la promesse non moins certaine du secours divin. Ces choses ont reçu une éclatante application en la personne du Juste par excellence, Jésus-Christ, figuré par David et persécuté avant que la résurrection ait marqué son Humanité des caractères indélébiles de la gloire et de la royauté divines. C'est pourquoi l'Eglise chante ce psaume dans les offices de la Passion.