‹ Cours élémentaire d'Écriture Sainte (volume 2)Chapitre 30 sur 132 · PSAUME XXVIII · texte numérisé non relu

PSAUME XXVIII

Afferte fllii Dei.

'I. Sens historique. — Selon la lettre, ce psaume est la description de l'un de ces splendides orages que connaissent seuls les régions montagneuses et les pays chauds. A quel événement rapporter un tel sujet? Le titre hébreu ne le dit pas, et celui de la Vulgate, traduit du grec, a été ajouté par un interprète. 11 mentionne l'achèvement du nouveau tabernacle élevé par David sur le mont Sion pour recevoir l'Arche. Rien

à la vérité, n'était plus propre à inspirer la crainte du Dieu qui devait habiter là que le tableau d'un phénomène où la religion des peuples a toujours reconnu sa voix et la manifestation de sa puissance. Les pensées sont empruntées aux souvenirs de la mer Rouge, du Sinaï, et aux impressions personnelles du poète. Deux choses sont particulièrement remarquables : l'accumulation des idées et la redondance du style. Sept fois la Voix de Dieu se fait entendre, en sept versets, frappant et faisant frémir tous les éléments ; en même temps le second membre de plusieurs versets répète les mêmes expressions que le premier, parallélisme qui donne aux images une force et une vivacité extraordinaires.

II. Sens allégorique. — Les interprètes catholiques s'accordent à donner au psaume un sens allégorique, et ils attribuent à ce sentiment l'addition faite au titre hébreu par les traducteurs grecs : in consummatione ta/jernaciili. Le vrai tabernacle de Dieu est l'Église figurée par celui des Hébreux. Sa construction a été commencée par les Apôtres dont la voix a retenti sur les montagnes et dans les déserts, abaissant l'orgueil des hommes et remuant les peuples ; son achèvement et sa consommation se feront aux éclats de la foudre, lorsque le Fils de Dieu, venant sur les nuées, détruira le monde et toute puissance créée.

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